Mon curseur clignote. Il semble attendre quelque chose... sans doute que les lettres défilent sous ma dictée, et qu'il les retranscrive, fidèlement. Toujours plus fidèle que mes doigts, ces traîtres gelés, qui tapent parfois à côté sur le clavier blanc. Voilà que c'est le tour de ma bouche, qui s'ouvre grand et baille sans retenue, bloquant mes pensées le temps d'un souffle. Mes yeux se ferment, mes bras s'étirent, et elle s'ouvre de plus belle. Pendant ce temps, les mots coincés dans ma caboche ne peuvent s'exprimer, sortir de leur prison et se coucher sur le papier (et vu le contexte ici, ce serait plutôt : "sur l'écran".).
Un cerveau qui cette dernière journée, plane dans les hautes sphères. L'avantage d'être souffrante, c'est qu'on a les symptômes de toute drogue ("douce" dirons-nous : cigarette, alcool, fumette plus conséquente...) sans l'inconvénient de la redescente : je me suis mise la fièvre toute seule ou presque, une camarade de classe me l'a gentiment refilée. Je ne me plains pas trop, jusqu'ici je m'en sors plutôt bien : la gorge me picote à peine (vive l'aspirine en gargarismes...), mon nez ne coule pas, par contre je me trimballe un mal de tête constant et comme un poids qui se traduit par une belle fatigue toute la journée même en m'étant couchée à 22 heures hier soir et levée 7 heures ce matin. Sans compter les fameux vertiges, une difficulté de concentration (en pire sur les choses qui ne m'intéressent pas !), et le fait d'avoir froid plus que de raison (vive la salle info avec les Macs, y'a rien de tel pour réchauffer l'atmosphère : pendant que vos camarades étouffent, vous, vous savourez la chaleur qui se dégagent des ordinateurs...). Je crois que ce soir, l'extinction va être encore avec les poules ou presque... les 9 coups de l'horloge me semblent fortement tentants...
Je tenais à vous remercier pour tous vos commentaires d'appréciation sur la précédente note, ils m'ont vraiment fait très plaisir ! Je voulais tout de même vous préciser deux trois détails à son sujet : au départ, je voulais écrire une note dont les personnages étaient une femme et un faune, car je venais de regarder
Le Labyrinthe de Pan, un film génialissime, qui m'avait donné envie d'écrire sur un faune, qui, au moment où cette envie s'est déclenchée, représentait bien à mes yeux ma muse (la fameuse, j'ai une note en cours de rédaction pour vous la présenter...) et le fait que ces derniers temps on soit plutôt proche, elle et moi (non je n'ai pas oublié l'Enfant disparue, ne vous en faites pas... la semaine prochaine, avec les grèves, je ne pourrais pas aller à la fac, et je devrais trouver le temps d'écrire la suite !). Bref, donc, ce film m'a inspirée !
Ensuite, je suppose que vous l'avez remarqué, ces derniers temps, je fais une fixation sur la Nature avec un grand "n". Je la trouve mystérieuse, troublante, attirante, le mot pour résumer tout ça : magnétique. Je sais pertinamment que si un jour je devais me retrouver en forêt, lâchée loin de toute civilisation, je ne survivrai pas. Pourtant, j'ai un grand respect pour elle. Son plus "antique" dicton, c'est la loi du "plus fort", mais je pense qu'avec ce que nous savons aujourd'hui, nous pouvons la nuance : le plus fort physiquement, oui, mais pas que. Le plus fort au sens intelligence, et le plus fort au sens nombre : un individu n'attaquera jamais un groupe (bon sauf si c'est un tigre face à des souris hein...).
Cette Nature qui est en train de trouver un moyen pour nous exterminer tous si nous ne faisons pas un effort rapidement pour prendre mieux soin d'elle et de ses autres habitants. Oui, je vois plutôt ça comme ça, plutôt que le fameux "tout est de notre faute". Tout est de notre faute mais elle se sert de notre geste pour essayer d'éliminer le danger... fonte des glaciers pour noyer ceux qui sont au niveau de la mer, avalanches de boue, pluies torrentielles, feux, tsunamis, tornades, tremblements de terre... elle a de nombreux moyens à sa disposition. Son ingéniosité m'émerveille. Oui, nous avons trop tendance à oublier que notre "Mère" n'est pas une mère "bonne", elle a aussi sa part de cruauté.
Parenthèse refermée sur la Nature

Pour revenir à ma précédente note, je tenais à faire ressortir un peu cette "cruauté", cette absence d'humanité (au sens large, on a toujours tendance à chercher ce qui nous ressemble, dans les animaux comme ailleurs...), dans le personnage qui parle en orange, cette "jolie" nymphe : la peau verte, les oreilles pointues, les dents et les griffes acérées. Si elle le voulait, elle pourrait tuer l'être humain en face d'elle sans aucune difficulté, s'il représentait un quelconque danger. Mais elle est fascinée par lui autant que lui par elle.
Petite information aussi sur le sexe des personnages : la nymphe est de sexe féminin, et l'être humain en face d'elle est censé être un homme. J'ai eu une remarque sur MSN comme quoi ç'aurait pu être deux femmes. Et c'est vrai que je reste suffisamment ambigue pour qu'on puisse croire que ce sont deux êtres de sexe féminin qui se font face (j'insiste sur le mot "être" et pas "femme", car la nymphe n'est définitivement PAS humaine !). Et je viens d'avoir également le commentaire de Miss-terria qui elle a carrément vu un animal humanisé... Je trouve ça toujours génial d'avoir vos avis car vous voyez des choses dans mes mots auxquelles je n'avais même pas songé !
Donc merci de partager vos émotions et vos ressentis, ça m'est vraiment utile pour ouvrir mon champ de conscience à la façon dont nous interprétons les mots, la vie en elle-même. Ca enrichit ma vision du monde, en plus d'avoir le plaisir de vous avoir fait plaisir ! Pour tout cela, merci du fond du coeur !
J'éprouve toujours beaucoup de respect et d'émerveillement pour la Nature, depuis toute petite, même si pendant quelques temps je m'en suis éloignée. Je parlais magie sur MSN avec une amie l'autre jour (elle se reconnaîtra, bisous d'ailleurs !), et la Nature, pour moi, c'est vraiment la source de la magie. Pas l'homme et toutes ses magies (encore que je pense qu'il existe une magie "moderne", compliqué à expliquer car moi-même je ne sais vraiment la saisir, c'est juste une intuition...), le murmure du vent à l'oreille, la certitude parfois qu'il se passe quelque chose... un peu comme un sixième sens que la technologie a enfoui en nous, plus ou moins profondément selon les personnes. Une nouvelle écrite par cette amie qui traite vraiment très bien le sujet, je trouve, je vous recommande vivement de la lire,
clic clic ici... Cette magie que la plupart d'entre nous perçoivent quand ils sont enfants, avant de s'enfermer dans des concepts bien trop matériels comme l'argent, ou de se laisser engloutir par des soucis d'adultes. Non ! La magie est là, elle chante à vos oreilles... laissez-la vous envahir et ravir vos sens... Et comme dit la comédienne qui joue Peter Pan dans le merveilleux film
Neverland, "Dites que vous croyez aux fées ! Dites-le !"... eh oui, parce que, chaque fois qu'une personne dit, "je ne crois pas aux fées", une fée meurt... Mais au premier rire d'un enfant, une fée naît. Tout n'est pas perdu ! (et là dédicace à Mélimélo !).
Voilà, c'était la note d'une malade... de la vie, une accro, une heureuse de vivre et qui a des crocs bien aiguisés pour la dévorer à pleines dents ! Et enfin un grand merci à mes amis d'être mes amis, je leur dois beaucoup, maintenant ou avant... d'être celle que je suis maintenant.