Chez Panthere

Pas grand chose à dire...




(enclencher la musique tout en bas, merci)


Ou plutôt, si, beaucoup de choses à dire. Faut juste réussir à déballer. Mais je ne suis pas sûre d'en avoir envie. Pas sûre de vouloir dire certaines choses si certaines personnes me lisent. Besoin de déballer juste pour me soulager, pas pour faire du mal parce que je me sens mal.

Il me reste trois semaines de cours, une semaine de révisions, une semaine de partiels, et j'ai fini ma scolarité. Je n'arrive pas à m'y faire. Non pas que ça me traumatise (même si je réalise un peu tard que je n'en ai peut-être pas assez profité... je ne regrette rien pourtant.), c'est surtout que j'angoisse pour ce qui va suivre. Je ne fais pas partie de ces gens qui voguent vers leur avenir avec assurance. Je ne cesse de me poser des questions sur mes capacités et mes motivations. Je sais dans quels milieux je veux travailler (librairie ou salles de concerts), je sais à peu près chez qui j'aimerais bosser, mais entre ce qu'on voudrait, et ce qu'on a, tout le monde sait qu'il y a une grande différence. C'est cette marge-là qui me fait peur.

Ça fait des mois que je me bats avec moi-même pour ne pas être paralysée par celle-ci (ma peur), mais ce n'est pas facile. Je vous explique le cercle vicieux : j'ai la trouille, donc je n'ose pas contacter les salles/librairies pour tenter ma chance, le temps passe, je stresse encore plus, et j'ai encore plus la trouille... Ça fait un peu pitié dit comme ça, mais pourtant c'est ça. A m'en couper l'appétit parfois, à mettre trois plombes à m'endormir, à me donner envie de dormir plusieurs jours de suite pour arrêter de penser.

Ça fait plusieurs semaines que je suis au bord d'une monumentale crise de nerfs. Tout ce que j'espère, c'est que lorsque ça pètera, je serai seule, ou avec mon chéri (seule ça serait mieux, je ne veux pas lui infliger ça, mais quand je suis seule c'est très dur à supporter... dilemme.). Je ne veux pas que qui que ce soit d'autre ait à supporter ça, ou pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sûre de pouvoir me mettre dans un tel état de faiblesse et d'impuissance devant qui que ce soit, même mes plus proches ami(e)s. Parce que je suis plutôt grande et que j'ai du caractère, on n'imagine pas que j'ai une sensibilité plus forte que la moyenne (du moins je pense) à gérer, que j'étouffe et que je cache, car je ne l'assume toujours pas complètement. Alors la voir exposée au grand jour brutalement, je suis sûre que ça en gênerait plus d'un(e).

A côté de ça, je me bats pour être moi-même, dans une société où le paraître et ce qu'on attend de vous pèse sur vos épaules. Je prends conscience peu à peu qu'il y a beaucoup de choses qu'on attend d'une femme dont je ne veux pas : être mariée, avoir des enfants (je changerai peut-être d'avis, mais ça m'a l'air mal barré), être femme au foyer, être toujours nickel niveau look et apparence. Et pareil socialement.
Je me rends compte qu'à bientôt 23 ans, je me connais toujours aussi mal. Mes lectures me poussent à des réflexions profondes, qui tournent souvent en rond. Mais je pense qu'à long terme, elles seront bénéfiques. Je suis sûre de ne pas croire en dieu ni aucun autre dieu du genre. Si je crois en quelque chose, c'est en la Nature : mère et bienveillante, mais aussi femme cruelle et sans pitié avec les faibles. Justice brutale des éléments, de la loi du plus fort, du plus rapide, du plus intelligent, du plus discret. De celui qui trouvera des moyens pour survivre.
Je crois en une égalité de l'homme et de la femme, mais pas au sens où on nous le fait avaler aujourd'hui... les deux sexes sont trop différents pour être égaux. Egaux en droits, c'est certain, mais chaque sexe a ses atouts et ses faiblesses. Il serait bien que tous en prennent enfin conscience, et qu'on arrête les préjugés sur chaque sexe : l'homme a la force physique, la femme a la féminité (au sens où on est toutes "belles, élégantes", vous voyez le genre... encore une belle invention) sans rien dans la tête. On a le droit d'être masculine, mal sapée. Les mecs ont le droit d'être fragiles, efféminés. Je rêve d'un monde où on serait tous à notre place sans avoir besoin de cacher la personne que l'on est vraiment. Ça ne se réalisera jamais, mais laissez-moi rêver.
Je sais que je ne veux plus dépendre de qui que ce soit à part en amour. Une phrase de ma mère récemment m'a mise hors de moi... Elle m'a dit, sur un ton condescendant et d'un air de "tu n'y connais rien ma pauvre fille" : tu seras toujours dépendante de quelqu'un. C'est bien l'avis d'une femme au foyer qui n'a connu que quelques années "d'indépendance" pour dire ça...
Voilà pourquoi je veux avoir mon boulot, et jamais le lâcher. Je ne veux pas dépendre financièrement de mon chéri, quand bien même il ne m'en ferait jamais le reproche. Parce que je sais que j'ai des capacités qui ne demandent qu'à s'épanouir, et que je ne vais certainement pas les enfermer sous le poids des couches et des pleurs d'enfants (non, je ne me sens pas de taille à bosser et avoir des gosses en même temps. L'éducation ça me paraît important, et je crois que deux parents qui bossent passent à côté de quelque chose...).

On résume : je veux avoir mon boulot (m'en contrefous de gagner moins d'argent que mon chéri. La question n'est pas là. Ce qui est important, c'est de gagner MON argent, et de le dépenser sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit.), mon indépendance financière donc, être belle et à faire peur quand ça me chante (j'emmerde ceux que ça dérange) sans pour autant n'avoir rien dans la tête (en quoi porter des talons et une mini réduit votre QI ? Je vous le demande... tout au plus ça réduit le QI des mâles alentours...), me gaver de livres, de cinéma, de concerts, de théâtre, de peinture, de musées.
Je ne souhaite pas vivre totalement en marge de la société juste pour prouver que je suis "quelqu'un" et pas juste une écervelée qui suit tout ce qu'on lui dit.
Je sais que je suis influençable quand j'ingurgite une opinion, mais j'en avale toujours une deuxième avant de décider ce que j'en pense vraiment.
Je sais que je suis à la fois trop "caractérielle" et trop douce, trop dure et trop sensible, que je peux me noyer dans un verre d'eau.
Je suis comme je suis, trop facile à cerner et imprévisible.

Je veux juste trouver ma voie, la suivre sereinement, et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec mes choix qui ne seraient pas justes ou judicieux aux yeux des autres (tiens un exemple : ma mère qui me soutient mordicus que j'aurai des enfants et que j'adorerai ça. Je céderai peut-être à la pression sociale, mais de là à aimer ça... c'est une autre histoire !). Mes choix me regardent, et que ceux à qui ils ne plaisent pas aillent voir ailleurs. C'est moi que ça regarde et personne d'autre !

Voilà pourquoi je suis aussi fatiguée, irritée, que je dévore ou que je pinaille dans mon assiette, susceptible, peu réceptive à la détresse des autres en ce moment : je me cours après, je tâtonne à la recherche de ma vérité personnelle, de mes futurs proche et lointain. Veuillez me pardonner mes sautes d'humeur, mon égocentrisme... quand j'aurai de nouveau un foyer stable (et surtout sain, sans mauvaise humeur/rancœur ambiante qui me mine encore plus le moral), tout ira mieux. Ce n'est qu'une crise. Elle passera, elle reviendra, jusqu'à ce que je trouve un boulot où je me sente à peu près bien, et installée avec mon chéri. Mes amis me pardonneront, les autres passeront leur chemin. Transformons ce moment noir en une étape positive, il triera le bon grain de l'ivraie. Un peu de cynisme, quoi, ça n'a jamais tué quelqu'un. Si... ?

(Musique : A Window to the Past, Harry Potter 3, John Williams)



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Mot d'ordre : oser



Y'a pas des fois où vous avez envie de tout envoyer péter, et d'envoyer chier tout le monde ? De dire aux autres qu'eux aussi ont des défauts, et qu'ils feraient bien de composer avec les vôtres plutôt que de vous faire chier avec ? Y'a trop de fois où je me dis que je suis trop conciliante, que je ferme trop ma gueule pour éviter les emmerdes ou les prises de tête.

J'ai lu dans un Werber y'a pas si longtemps un personnage qui considérait que la gentillesse, quelque part, c'était de la faiblesse. Je crois qu'il n'avait pas tort. Alors je crois que je vais être moins gentille, dire encore plus haut ce que je pense, et tant pis pour les dégâts collatéraux.

Des fois j'en ai ras-le-bol de la vie que je mène. J'aimerais envoyer tout péter pour essayer autre chose, voir si c'est mieux, ou pire. Mais on est pas comme dans les jeux vidéos, et puis y'a toujours cette fichue couardise qui m'habite ("Va se passer quoi si je fais/dis ça ? Faut que je pèse soigneusement le pour et le contre..."). Envie d'envoyer chier ma famille avec ses principes à la con, certains qui se prétendent des amis/potes/connaissances qui ne méritent pas ce titre, mon chéri aussi des fois quand il me dit "non" à chaque proposition que je lui fais.

Voilà, un ras-le-bol général, là, en fait. J'en ai marre, et paf c'est tout. Circulez y'a plus rien à voir.

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Un être vous manque et...




Meuble réclamait de la lecture... il va en avoir ! (Pas très joyeux mais je me rattraperai à la prochaine note avec le défi de Kyilidia, promis !)

Je n'aime pas la maison où je vis quand l'essence même de son âme n'y est pas présente : mes parents. Je ressens comme un gros vide qui me mine considérablement le moral.
Je me souviens, j'avais sept ans... je devais aller dormir chez une amie, mais je n'ai pas arrêté de pleurer et de me sentir mal (pas physiquement), au point de finir par revenir chez moi. Il paraît que mes pleurs étaient dûs à la mort de mon cochon d'Inde, à peine entré chez nous déjà décédé car fragilité... et j'étais partie chez cette amie juste après... personnellement, je ne me souviens de rien de tout cela, sauf de ce sentiment aigu de solitude, d'impuissance, et de ne rien pouvoir faire pour changer la situation. C'est quelque chose que je ressens face à certaines situations. C'est également ce que j'ai ressenti certaines fois, quand j'ai habité ces deux années sur Paris, seule, dans cette chambre de bonne de 9m². Du désespoir et un violent sentiment d'impuissance.

Pendant quelques jours, ils ne vont pas être là... ils sont chez mon grand-père. Heureusement, je ne suis pas seule, mes frangins sont là. Je déteste avoir la maison pour moi toute seule. Dans ce genre de cas, je me sens vide et inutile. Je tourne en rond comme un tigre en cage. Aujourd'hui, j'aurais dû être à la fac. Sauf que, fidèles à leur mauvaise organisation, je me suis retrouvée sans prof, et donc sans cours. Partie par le train de 10h30, je suis revenue il était 13 heures... j'avais toute une après-midi à tuer, seule. Je me suis assommée de films pour calmer le noeud d'angoisse qui stagnait aux environs de mon estomac. Il s'est calmé pendant que je les visionnais, et, maintenant qu'on a tous les trois dîné et que nous sommes chacun sur notre PC, je ressens de nouveau ce vide, l'absence de mes parents dans la maison.
Ca va au-delà même de la sensation d'insécurité quand ils sont absents. Je ne saurais pas comment l'expliquer. Je me sens un peu comme un môme perdu dans un grand centre commercial, ça se trouve à quelques pas de ses parents, mais sans le savoir. Un peu comme si je perdais une partie de moi lorsqu'ils ne sont pas là. C'est quelque chose qui m'inquiète profondément, car je me demande comment je vais vivre mon départ du nid, du coup. Si quand ils ne sont pas à la maison ça me remue, qu'est-ce que ça va être quand je ne vivrais plus avec eux ? Les repas n'ont pas la même saveur quand ce n'est pas ma mère qui les fait, ce genre de petits détails qui font tout, et rien à la fois.
Je ne crois pas faire un genre de Tanguy, car je meurs d'envie de voler de mes propres ailes... mais quand je vois dans quel état ça me met lorsqu'ils ne sont pas là, je me demande comment je vais vivre ma vie dans mon chez-moi. Ce sera peut-être plus simple d'arriver dans un lieu où je n'ai pas de souvenirs avec eux, où l'âme de l'endroit, ce sera mon chéri et moi, et personne d'autre.

Bref, vous l'avez compris, depuis hier soir, je me sens patraque, et, je crois que c'est le mot, abandonnée. Mon chéri a filé pour chez lui où il a retrouvé sa soeur qu'il avait pas vu depuis longtemps (normal, habitant en Angleterre...), mes parents ailleurs, mes frangins qui vivent leur vie (normal), et ma classe divisée en deux parties : admin et pédago... Sans doute un peu de fatigue, et mon système digestif qui me fait caprice sur caprice ces dernières semaines, ce qui n'aide sûrement pas au moral global.

Ajoutez enfin le fait d'être allée à la fac aujourd'hui pour rien... pas de prof, pas de remplaçant pour le prof, la secrétaire au courant de rien car les profs font pas passer les infos... toujours le même merdier, qui commence à me fatiguer... je suis en train de me rendre compte que je me suis inscrite cette dernière année à la fac juste parce que je voulais côtoyer encore un an ces personnes que j'apprécie tant. Et de prendre dans la face la réalité du dédoublement de ma classe, avec des gens que j'aime beaucoup dans l'autre filière, que je ne verrai plus aussi souvent, qui se feront des souvenirs cette année sans moi. C'est con mais ça fait mal. Il y a des jours comme ça où je ressens les choses plus intensément, ces jours-ci ce sont les sentiments négatifs, simples ou complexes.

Le sentiment global qui ressort, c'est un sentiment d'abandon, et d'inutilité extrême. Totalement injustifié en soi, puisque personne ne m'abandonne, mais c'est ce que je ressens. Et des larmes prêtes à jaillir dès qu'une situation s'y prête. Tout à l'heure j'ai failli pleurer devant la Belle et la Bête (je ne pleure jamais devant un film...), c'est dire.
Je voudrais juste que quelqu'un me prenne dans ses bras, et que tout ces sentiments négatifs m'abandonnent... c'est tout ce que je demande : une paire de bras qui me serre fort...

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Triste réalité...




Hier, mon chéri est venu me chercher au travail (décidément, j'adore ça, quand il vient me chercher au taff !), et dans le voyage retour, je ne sais plus trop comment, on en est venu à parler de nos familles respectives (parents et frères et soeurs). Chez lui, il y a eu comme chez moi des interdictions et des droits, mais ça n'a jamais été étouffant comme chez moi. Notre éducation a été plus ou moins la même quand on y regarde bien, à part que ses parents ont trouvé un équilibre, et pas les miens... On en est venu à parler plus précisément de ma famille. Mon chéri me faisait remarquer, par exemple, mon petit frère qui à la moindre remarque (critique ou blague) part au quart de tour, hausse le ton et devient agressif, sans forcément s'en rendre compte (c'est le pire). Mon chéri me faisait remarquer qu'à ses yeux ça avait le don de casser l'ambiance. C'était une des choses qu'il avait remarquée lors des 50 ans de mes parents fêtés avec amis et famille proche. De même pour ma mère, qui elle aussi réagissait assez facilement mal aux remarques ou blagues (mais elle pour une autre raison : manque de confiance en elle).

Je lui disais ensuite que je n'en pouvais plus d'un trait de caractère de ma mère en ce moment (non non pas celui dit dans la précédente note...), c'est-à-dire passer sa journée à critiquer mon père. Qu'il soit là ou pas, tout prétexte est bon. Une fois, je me suis amusée à compter, rien que dans une matinée, elle l'avait critiqué cinq fois. Pourtant, elle ne cesse de fustiger sa mère et sa belle-mère qui rabaissent sans arrêt leurs maris en les traitant de moins que rien ou autre... et elle fait exactement la même chose. Je lui fais la remarque, vous pensez ? Parce que si mon père faisait la même chose, eh bien ce serait un prêté pour un rendu, aussi bête soit-il ! Mais ce n'est même pas le cas. Il a sans doute pas mal de choses à lui reprocher, mais au moins attend-il d'être hors portée de nos oreilles pour le faire. Pas comme elle...

Ensuite on est passé sur le fait qu'il n'aimait pas trop venir chez moi plus de quelques heures (pour dîner/dormir...). Je lui ai demandé pourquoi (sans reproches hein, pour savoir !), il m'a répondu qu'il ne se sentait pas à l'aise. Bon, il ne les connaît pas encore assez, mais il faut ajouter qu'ils ont tout un tas de règles relous pour régir la vie à la maison : plus de petit déj après 10 heures, pas de PC le matin, et j'en passe... des règles qui pour la plupart ne devraient plus avoir lieu vu nos âges (22, 20, et 18 ans). Enfin, le truc qui m'a "ouvert" les yeux... il m'a dit que c'était probablement à cause de l'atmosphère qu'il y a chez moi qu'il n'y était pas à l'aise et n'aimait pas trop y rester. Quelle atmosphère, me direz-vous ? De la tension dans l'air, tout le temps, m'a-t-il répondu. Eh oui, de la tension. Comme je vis dedans, je m'y suis habituée et je n'y prête plus attention. Mais quelqu'un d'extérieur la sent (et je vous précise que chéri s'il ne parle pas beaucoup est très observateur, et sent beaucoup de choses... un point qu'on a en commun !). En l'occurrence, mon chéri. Et je lui disais en riant qu'une fois que je serai partie de chez moi, j'allais RESPIRER ! (Petit clin d'oeil à une de mes proches amies qui se reconnaîtra dans cette phrase...)
Quand il m'a dit ça sur la tension de l'atmosphère, ça m'a secouée, mine de rien. Et ça m'a soulagée aussi, heureuse que j'étais de voir que je n'étais pas la seule à m'en rendre compte (quand bien même j'y suis habituée). Je suis heureuse de ce soutien implicite, parce que franchement, des fois, à table le soir, j'ai bien envie de les baffer tous les deux (mes parents).


J'ai offert "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" à mon père, parce que je suis persuadée que ça leur ferait le plus grand bien de lire ce bouquin, tous les deux. Quand j'en ai parlé à ma mère, elle ne voulait pas le lire. Trop orgueilleuse pour reconnaître qu'une partie de ce qui leur arrive à tous les deux est de sa faute. Quant à mon père, je ne sais pas non plus quand il va le lire, il doit sûrement penser que c'est un livre "superficiel", "bon pour les nanas", pourtant ce que j'y ai lu pourrait beaucoup les aider, s'ils se donnaient chacun un peu de mal pour aller vers l'autre.
Mon père est machiste, il estime que la cuisine et le ménage, c'est aux femmes de le faire (même s'il ne le dit pas ouvertement, à sa façon de se comporter, ça crève les yeux), du coup il trouve normal tout ce que ma mère fait. Lorsqu'il propose son aide à ma mère, elle l'envoie paître parce qu'elle voudrait des choses qu'il ne lui donne pas, du coup il se retranche un peu plus. Et lorsqu'elle accepte son aide, elle critique tout ce qu'il fait parce qu'il ne le fait pas comme elle. Mon père n'écoute plus ma mère : exemple, il roule trop vite (en moyenne 20km/h au-dessus de la limitation : en ville il n'est jamais à 50 mais plutôt 60 ou 70. Forcément, rouler en cinquième en ville, à 50, c'est pas possible ! Sur départementale, au lieu de 90, c'est plutôt 110. Et sur l'autoroute, plutôt que 130, c'est 160. Et on a beau tous les quatre le lui dire, il s'en fout, il continue... Ca exaspère ma mère (et tout le monde, pour le coup !) comme pas possible.).
Ma mère en a ras-le-bol que mon père soit toujours sur son PC. Si elle s'écoutait je suis sûre qu'elle le casserait à coups de marteau. Elle devrait accepter que c'est son dada, tout comme son dada à elle soit la broderie. Elle voudrait faire davantage de trucs avec lui, mais chaque fois qu'ils sont ensemble, c'est un miracle si elle ne le critique pas. Elle en a marre qu'il soit renfermé, silencieux, lunaire.

Il n'y a plus de dialogue personnel entre eux deux. Les seules choses sur lesquelles ils peuvent encore se parler sont des choses matérielles : gérer le budget, les prochaines vacances, etc. Ca fait longtemps que je ne les ai pas vu heureux tous les deux (à part le week-end de leurs 50 ans, mais comment savoir si ça n'était pas non plus en partie une façade ???).


Pas étonnant qu'après mon chéri trouve l'atmosphère tendue ! Il y a de quoi... Je dois vous avouer que je sature, et que plus d'une fois quelques mots du genre "arrêtez de jouer les sourds et mettez cartes sur table ! Ecoutez-vous, bordel !" m'ont brûlé la langue. Quant à mes frères, ils ont déjà sortie une fois ou deux des phrases du même acabit. Sans résultat. Nous avons pour parents deux enfants qui ont décidé de voir lequel des deux craquerait en premier. J'espère ne plus être là quand ça arrivera.

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People = shit



Comme cette chanson de Slipknot prend tout son sens... il y a une époque je me disais qu'ils exagéraient, mais en ce moment, je me dis qu'ils n'ont pas tort. Face à la masse de connerie, nous sommes insignifiants...

"La nature humaine ne change guère, Jeanne, même si en apparence, nous sommes différents. Nous évoluons, nous édictons de nouvelles règles, de nouveaux critères de vie. Chaque génération instaure de nouveaux préceptes en reniant les anciens, sous couleur d'évolution et de sagesse. Nous nous donnons l'air d'avoir peu de choses en commun avec nos prédécesseurs. Mais, sous notre enveloppe de chair, le coeur bat toujours de la même façon. Convoitise, soif de pouvoir, peur de la mort, aucun de ces sentiments n'a changé. Par bonheur, les bonnes choses de la vie ne changent pas non plus : l'amour, le couarge, la charité, la volonté de conduire sa vie selon ses propres convicitons.
- Cela finira-t-il un jour ?
- Je prie pour que cela survienne, hésita Baillard."

Ou comment résumer tout ce qui me trotte en tête depuis des mois en quelques lignes. Ma source : Labyrinthe, de Kate Mosse, page 433.
Quelque soit votre rêve, s'il dépasse le "simple rêve personnel" pour un rêve d'envergure, il y aura toujours des cons, des envieux, des incompréhensifs pour vous mettre des bâtons dans les roues et vous briser. Et le plus triste, c'est que la plupart de ces cons y arrivent. Ca me fout en rogne, vous ne pouvez pas imaginer à quel point...

Voilà, c'est mon état d'esprit du jour. Un petit mot vite fait sur le week-end : il s'est bien passé, c'était sympa, mais j'en garde des souvenirs un peu nébuleux. Samedi matin je me suis réveillée avec un affreux mal de tête, de la fièvre, et des nausées à n'en plus finir. Un genre de gastro ? Je n'en sais rien, en tout cas c'est tombé très mal. J'ai passé quasiment mon samedi à dormir, ou dormir debout. Encore aujourd'hui au moment où je vous écris, j'ai des restes de cette saloperie, j'ai de légères nausées qui ne passent pas. La fièvre est presque partie, et les maux de tête sont finis. Tout ça pour dire que pour les festivités j'étais en pleine forme !

Je n'ai plus qu'une semaine de vacances avant de travailler... aussi je compte bien en profiter ! Bisous, tous... 

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Dark girl...




Cette sensation froide qui lui glisse doucement le long de la nuque pour aller se nicher au creux de ses reins la tétanise. Ces larmes invisibles qui gouttent sur son coeur, le glaçant peu à peu, la rendent froide. Cette impression de se sentir devenir peu à peu insensible, rageuse, violente, inhumaine la met dans tous ses états.
Si elle se regardait dans la glace, elle ne verrait qu'un visage aux traits tirés, durs, et sans compassion. Appuyée sur ses mains, une de chaque côté du miroir, elle s'observe, sans pitié pour ce qu'elle remarque. Des cernes violets, un blanc d'oeil qui vire au rouge à force de pleurer. Elle remarque sa bouche qui se crispe, sous son propre regard : le jugement personnel est le plus dur de tous.
D'un coup, d'un seul, elle balance son poing droit dans le miroir, en plein centre. Le verre vole, et son poing se met à pisser le sang. Qu'importe la douleur, la colère, elle, est enfin passée...


Un petit texte un peu sombre pour extirper la noirceur qui se tapit parfois en moi. Ca ne vous arrive jamais, de vous sentir plein de noirceur et de potentielle méchanceté ? Ca ne m'arrive pas souvent, sauf quand je suis fatiguée, ou que ma mère sort une remarque que je lui ferais bien ravaler... On a (encore) eu le droit à un coup de gueule ce soir à table. Elle en a marre de faire la bouffe sans personne pour l'aider... Ah bon ? Et qui est-ce qui l'a aidée toute cette semaine ? Ne me dites pas qu'elle a déjà oublié... Ah bien tiens, si, elle a oublié. Dommage, parce que pour une fois que je l'aidais de bon coeur, je ne sais pas si je vais recommencer, pour ce que ça l'a marquée (ça a du l'énerver que ce soir je regarde la télé, au lieu de l'aider pour les repas, mais dans cette maison, il n'y a pas que moi : mes deux frères, et mon père. Ah oui, j'oubliais, ce sont aux FEMMES de faire la bouffe, pas vrai ? ...) ! J'en ai assez de ses gueulantes à répétition, et toujours sur les mêmes sujets... c'est pénible, et elle ne se rend même pas compte qu'elle saoule tout le monde avec ça. Vous me trouvez peut-être dure mais je vais vous dire, elle n'a qu'à s'en prendre qu'à elle-même si la vie qu'elle mène ne lui plaît pas, et qu'elle a des regrets (car je suis quasiment sûre qu'elle en a !).

On (nous trois, les enfants) ne l'a pas obligée à s'arrêter de travailler pour nous élever (perso ça m'aurait bien arrangée qu'elle recommence à bosser à partir du lycée ^^), c'est elle qui l'a choisi et elle y a trouvé son bonheur, qu'elle nous dit, pourtant je sens qu'elle nous en veut quand même. On ne l'a pas non plus obligée à épouser notre père. Et pourtant, elle passe tout son temps (ou presque...) à le critiquer, que ça soit devant ou derrière son dos. Lui, la critiquer ? Je ne l'ai jamais vu le faire, à part lever de temps en temps les yeux au ciel d'un air exaspéré quand elle nous fait une crise. Pourquoi passe-t-elle son temps à le critiquer ? On sait bien que lorsqu'un couple va mal, la responsabilité va des deux côtés !
Je suis certaine que le fait d'avoir cinquante ans la remue bien plus qu'elle ne veut l'admettre, et qu'elle se rend compte de tout ce qu'elle n'a pas fait qu'elle aurait voulu faire. Elle a l'impression que sa vie est derrière elle et qu'elle est "finie". Alors elle s'en prend à nous pour se passer les nerfs.

Elle m'agace parce qu'elle ressemble de plus en plus à sa mère sur certains points (qui est une horrible mégère manipulatrice, mais qui à côté de ça, a un sacré caractère et a toujours mené à bien ses projets, avec un caractère qui fait qu'on ne peut pas lui marcher sur les pieds) : manipulatrice parfois (je ne suis même pas sûre qu'elle s'en rende toujours compte), avec une vision du monde étriquée au possible, etc... l'autre jour je parlais avec elle de ma future installation avec Chouchou (l), et je disais en riant qu'on allait avoir chacun notre PC pour pas nous battre pour savoir qui allait quand dessus.
Elle, tout ce qu'elle a trouvé à faire comme remarque, c'est un truc du genre "vous allez finir comme moi et ton père, chacun de votre côté"... Elle m'énerve parce qu'elle est persuadée que Chouchou ressemble comme deux gouttes d'eau à mon père (renfermé, timide, dans son monde, etc...).
Elle refuse de voir mon bonheur, quelque part ça l'énerve de voir que j'ai l'avenir devant moi. Ou encore, toujours avec Chouchou. Depuis peu j'ai changé d'avis concernant le fait d'avoir des enfants. On en discutait et elle me disait : tu verras, quand tu auras ton premier enfant (j'en veux deux, pas plus, elle est sûre que j'en voudrais trois), tu le trouveras tellement adorable que tu t'arrêteras de travailler pour l'élever. NON ! Je refuse de sacrifier mon futur travail (libraire, si tout va bien) pour élever mon enfant, quand bien même je l'aime à la folie !
Et je sais d'avance qu'elle va me juger pour ça, et pour tout un tas d'autres choses, car elle ne supporte pas qu'on puisse voir le monde d'une manière différente de la sienne => quand on est une femme, on doit avoir au moins deux enfants, s'arrêter de travailler pour les élever, et faire la bouffe et entretenir la maison sans protester. Voilà ce qu'est une femme dans sa tête, sans même qu'elle se l'avoue. Dommage pour elle, je ne vais pas entrer dans le carcan étroit qu'elle m'a préparé dans sa petite tête...

Voilà, c'était la petite diatribe anti-maternelle. C'est difficile d'aimer sa mère tout en la détestant pour certains traits de son caractère. J'espère pouvoir lui dire tout ce que j'ai sur le coeur une fois que je serais installée. Et j'espère aussi qu'elle me comprendra et acceptera que certaines choses soient des réalités (là je peux toujours rêver) et bien vouloir essayer de changer ça. Hein, comment ça, changer à 50 ans, c'est impossible ?

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Moi, l'air d'une lycéenne ? Sans blagues...

 

 

 

 Aller, je commence d'abord par un ptit truc rigolo avant de passer à quelque chose de plus sérieux : vous me donnez quel âge dans cette tenue, franchement ? Parce que je suis rentrée en stop aujourd'hui, c'est un jacky qui m'a prise (très sympa et plutôt mignon dans le genre bad boy), et il me sort : tu rentres du lycée ? Nan mais franchement, je fais si jeune que ça ? Bon pour une femme plus vieille c'est flatteur d'être trouvée plus jeune que son âge, mais là me faire prendre pour une gamine de 17/18 ans, alors que j'en ai très bientôt 22, grrrr quoi :)

En dehors de ça, plusieurs petits trucs qui me tenaient à coeur ! J'ai eu ces deux idées dans la journée, avant de lire certaines notes, alors qu'on ne voit pas de lien car il n'y en a pas, c'est juste un hasard marrant.

Première chose ! Un petit texte que j'ai écrit à l'arrache dans le train car je ne voulais pas perdre le fil de ma pensée (Gabi j'ai pensé à toi j'ai fait attention à mes mots pour être sûre d'être bien comprise, tu comprendras en lisant la suite, marrant qu'on poste un truc comme ça ensemble !) ! Je précise que c'est un point de vue purement personnel. Merci.

"Grandir. Que veut dire devenir adulte ?
Non pas de renoncer à ses rêves, mais d'accepter les responsabilité, avec tous les compromis que ça sous-entend. Mettre parfois ses rêves de côté, mais jamais ô grand jamais, y renoncer. Car y renoncer, c'est vieillir. Renoncer c'est devenir aigrie, et à terme, méprisante et envieuse envers ceux qui n'ont pas fait ce choix-là.

Et je ne veux tout simplement pas finir comme ça... Trop idéaliste, sans aucun doute, et alors ? Peut-être pas tant que ça, et de toutes façons je ne vais pas laisser les aigris me ranger dans leurs rangs.

Parmi les plus grandes responsabilités qu'un adulte fait le choix d'accepter, ou pas, il y a les enfants. Je me souviens, ado, de mon refus formel d'avoir des enfants parce que je trouvais que ça vous bouffait vingt ans (et plus) de vie, qu'en plus ça pouvait vous en vouloir pour ça, et qu'enfin je ne me voyais pas leur léguer ce monde merdique. Aujourd'hui, la seule opinion que j'ai gardée intacte est que ce monde est merdique, mais pas encore tout à fait de manière désespérée, sinon je n'aimerais pas y vivre ; en ce qui concerne les 20 ans et plus, que ce soit avec ou sans enfants, ils s'écouleront de toutes manières, alors autant que je m'offre cette chance de pouvoir rendre tout ce qu'on m'a donné jusqu'ici, tout cet amour et cette capacité à apprécier le petit bonheur du jour. Sans doute mes hormones influencent ce changement d'opinion, mais qu'importe ? Si je me sens en accord avec cette décision, que m'importe que cela soit le fruit de mes réflexions personnelles ou une influence hormonale ?"

 

Second sujet, très différent, mais qui, petite parenthèse, me fait me promettre à moi-même de ne pas faire d'enfants avant cinq ans au moins !

 

" "La France est un pays de droite". C'est bizarre, je ne me sens pas concernée par cette phrase. Je ne les supporte plus, ces personnes qui font d'une pensée majoritaire une généralité. Si je devais raisonner comme eux, je renierais mon pays et j'irais habiter ailleurs ! (Petite parenthèse sur une phrase qu'a prononcé notre (petit... ? ^^ désolée j'ai pas pu résister !) Président : "[Ceux qui n'aiment pas la France ou qui ne s'y plaisent pas, qu'ils s'en aillent !]" Imaginez si 47% des Français (au moins les votants !) le prenaient au mot, il ne serait pas dans la merde, avec presque 50% de la population, de travailleurs en moins ! Alors là pour sûr, ceux qui resteraient devraient travailler plus pour gagner plus ! Petite parenthèse refermée.) Je crois que je comprends la douleur des Américains qui n'ont pas voté Bush lors de sa réélection...

En même temps, je garde ma fierté d'être Française, ce n'est pas lui qui me fera changer d'avis sur ce point. Parce que ce n'est pas avoir honte, se plaindre sans rien faire, ou fuir qui changera la situation. On ne changera pas notre pays en se contentant de critiques passives ! Oui j'aime mon pays, avec ses qualités et ses défauts, et j'ose avoir l'espoir qu'avec les années à venir, proches (proches j'y crois pas trop mais bon...) ou lointaines , on arrivera à quelque chose, gouvernement merdique ou pas (maintenant ou plus tard) !"


Voilà, pour finir un petit élan patriotique. Merci de vos passages ça fait plaisir, j'ai eu le temps ce soir de passer chez certains d'entre vous, que les autres me pardonnent, j'essayerais de me rattraper ce week-end, j'ai un peu moins de boulot depuis lundi, mais juste "un peu moins"... ;) 

 

A, et toujours sur un plan politique, une chanson de Tété que j'apprécie tout particulièrement : ici sur YouTube pour un live, ici pour les paroles en détail... Enjoy, et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez ! 

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Ma cellulite vous dit merde !

 

 

 

Après une semaine et demie de silence bien involontaire, je reviens avec un beau coup de gueule qui gronde en moi depuis une bonne semaine. Depuis quelques temps, avec le beau temps qui pointe le bout de son nez, et les températures qui laissent envisager le débardeur et la petite jupe avec les sandalettes pour compléter le tout, vous remarquerez un phénomène curieux à la télévision et dans les magasines féminins (bon je n'ai vu ça qu'à la télé parce moi les magasines féminins hein... un autre coup de gueule un peu différent ici, à lire absolument !).

Mais quel phénomène, me direz-vous ? Celui qui fait l'apologie du régime, et des produits anti-cellulites, anti-peau d'orange, et autres machins "miracles"... on ne voit plus que ça à la télévision, et personnellement, la moutarde commence sérieusement à me monter au nez ! Nan mais quoi franchement, quels kilos je peux perdre, faisant 1m75 pour environ 60 kilos (ça varie entre 58 et 60 d'où le "environ"), et je dois perdre quoi là ? Ma peau, mes os ? Et puis quoi ma cellulite, qu'est-ce qu'elle a ma peau d'orange (oui oui j'en ai... et j'assume !) ? Qu'est qu'ils font chier avec ça ? M'enfin merde c'est NORMAL d'en avoir, et ils sont en train de nous faire culpabiliser sur le moindre minuscule défaut de peau ou le moindre (soi-disant, au passage...) kilo de trop ! Il ne faut pas croire que les mecs n'aiment que les filles très (trop ?) minces ! Y'en a qui aiment les filles normales, et d'autres les rondes ! Et croyez-moi, à moins que ça ne soit de vrais connards, la peau d'orange, ils n'y font même pas attention ! Il n'y a qu'une autre fille pour remarquer ça, et quelle mentalité devrait-elle avoir pour vous faire la remarque...

Vous ne savez pas le pire ? C'est que même si physiquement je pense pouvoir être plutôt regardable (à mes ami(e)s de confirmer !), ils arrivent quand même à me faire culpabiliser avec leurs pubs de merde, mais pas encore assez pour me faire me trouver moche, heureusement. Mais je pense à toutes celles qui ne sont pas aussi bien dans leur peau et qui se précipitent sur ces objets miracles pour se sentir mieux, et ça m'énerve, vous ne pouvez pas imaginer... 

Et vous, qu'en pensez-vous ? (Pour le titre, je précise que j'emmerde les personnes qui font les pubs, pas mes lecteurs !)

 

Autre chose, quelques nouvelles après ce long silence. Merci d'abord pour tout vos commentaires sur la note précédente (ou autres), ça fait plaisir. Veuillez m'excuser pour mon absence, également, mais je n'ai vraiment pas eu le temps nécessaire pour aller chez vous, lire et commenter (je n'aime pas bâcler ça !), et pas plus pour écrire une note digne de ce nom.

Et sinon, vu le jour que nous sommes, j'ose espéré que vous avez TOUS et TOUTES été voté ! Même blanc, je m'en fous, mais voter. C'est trop important pour prendre ça par-dessus la jambe, comme bon nombre l'ont fait voici 5 ans... J'ai voté, bien entendu, et j'attends 20 heures avec impatience, et aussi inquiétude. Je ne veux pas d'un nouveau 21 avril 2002... mais bon à cette époque je n'avais pas pu voter, n'étant pas majeure. Aujourd'hui, oui, alors je prends ça encore plus à coeur.

Voilà, une note courte et un rien foutoir, mais je préférais tout regrouper ici plutôt que d'en faire plusieurs petites, plus pratique à lire, n'est-ce pas ! Maintenant, je vais faire un petit tour chez vous ! 

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Solitude, mon bonheur, ma plaie

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La solitude, dans notre société, c'est quelque chose de mal vu. Ou, dans le meilleur des cas, c'est parce qu'on est un artiste et qu'on s'isole pour créer. Être seul(e), ça sous-entend ne pas avoir d'amis, faire une dépression, ou être antisocial. Stop.
Musique pour accompagner cette note ici et les paroles sont (spéciale dédicace à Séraf qui s'était plaint de ne pas pouvoir stopper la musique !).

La solitude... quelque chose que certains fuient, et que d'autres ne demandent qu'à accueillir. Quand je lis les pseudos MSN de certaines personnes de ma connaissance, où il n'est question que de sortir, faire la fête, je m'interroge. Auraient-elles peur d'être seules avec elles-mêmes ? Et les personnes renfermées sur elles-mêmes, qui craignent le contact humain, pourquoi ?

Je fais partie de ces extra-terrestres (à moins que ces spécimens soient plus nombreux que je ne le crois) qui aiment la compagnie et la solitude. J'aime être avec mes amis, je n'aime pas qu'on m'impose sa compagnie. J'aime la solitude quand je la recherche, pas quand elle s'impose. Quand je suis avec nombre de gens que je connais mal ou pas du tout, je sens le malaise qui monte doucement. Le pire, c'est lorsque je suis avec une personne que je connais bien à une soirée où je ne connais personne, mais qui est occupée. Peu à peu je sens le besoin irrépressible d'aller faire un tour, seule, et peu m'importe bien ce qu'on va en penser ! La dernière fois que ça m'est arrivé, c'était samedi soir, au concert. Je suis sortie dans les rues de la salle de concert, éclairées par des lampadaires, et je me suis baladée dans le calme et la fraîcheur de la nuit. J'ai pris quelques photos, j'ai respiré un grand coup, et ça allait beaucoup mieux après, j'ai pu retourner à la civilisation, et à un chéri inquiet qui me cherchait partout...
Ca m'arrive également quand je suis de mauvaise humeur (ça arrive quand j'ai mal dormi ou pas assez, ou que quelque chose de mauvais m'est arrivé dès le réveil, par exemple ma mère de mauvais poil dès le petit déj, ça passe mal !). A ce moment-là j'ai le regard noir, et les gens m'évitent. J'ai les écouteurs dans les oreilles et j'écoute de la musique sombre et violente. Et je peux dire qu'on devine qu'on a pas intérêt à me chercher...
J'aime mes excès de solitude désirée, car souvent ils me permettent une découverte des environs, et une remontée subite de mon inspiration, quand je pense à prendre avec moi mon carnet. Tous les mauvais sentiments d'expulsés et une sensation étonnante de liberté et de bonheur renaissant.


Mais quand je ne la recherche pas... Que je suis seule et que je désire douloureusement la présence d'un quelqu'un, précis ou pas... ça fait mal. Y'a comme un vide à l'intérieur, qui paraît impossible à combler sans la présence de ce quelqu'un, précis ou pas. Quand ça arrive je redeviens un tout petit bout de deux trois ans, qui ne demande qu'une chose, qu'on le prenne dans ses bras et qu'on le serre fort (eh oui, sous le masque de la Panthère tous crocs dehors se cache un chaton câlin...).
(Tiens d'ailleurs vous auriez dû me voir à cet âge-là, irrésistible, j'étais, avec mes grands yeux verts et mes grands cils que j'ai toujours, d'ailleurs, et mes bouclettes châtains...)
Un enfant tout petit, minuscule, qui ne connaît pas le monde, et ne comprend que la chaleur rassurante de bras autour de son petit corps. Aujourd'hui a fait partie de ces jours où je redeviens enfant pour ne désirer que chaleur et protection. Solitude indésirable et insupportable, aussi étouffante qu'une couette une chaude nuit d'été.

Solitude, mélange de lumière et de ténèbres, de liberté et de prison, de bonheur et de tristesse. Solitude, mon bonheur, ma plaie.


Et vous ?

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