Jeudi 24 Avr 2008
Culture et image de la femme
Par Panthère, Jeudi 24 Avr 2008 à 23:31 GMT+2 dans Félins et félines

Quoi de neuf chez vous ? :D
Jeudi 24 Avr 2008
Par Panthère, Jeudi 24 Avr 2008 à 23:31 GMT+2 dans Félins et félines

Lundi 31 Déc 2007
Par Panthère, Lundi 31 Déc 2007 à 01:03 GMT+2 dans Félins et félines

Tous mes voeux, donc, pour cette année qui commence très bientôt (vous avez vu passer 2007 ? O_o pas moi...). Quant à moi, je la fêterai dignement (enfin, dignement, c'est à voir !) en compagnie de mes foldingues de Kiwis, avec LE Kiwi revenu de Nouvelle-Zélande !
Que faites-vous demain avant de fêter ça ? De mon côté... je me lève, pas trop tôt, je vais en cuisine préparer de quoi faire plein de cookies pour mes goinfres d'amis (ben quoi, ça serait mentir que de prétendre le contraire !), ensuite direction la salle de bain pour me faire belle, ce qui va prendre un bon bout de temps ! Et ceci sans compter le petit déjeuner et le déjeuner... A mon avis, je n'aurai pas fini tout ça avant le milieu de l'après-midi voire la fin d'après-midi ! Mais bon après tout on peut débarquer à l'heure qu'on veut chez le Kiwi néo-zélandais :D donc je ne pense pas que ça puisse poser un problème !!!
Je vous souhaite à tous et à toutes de passer une excellente soirée (et gare aux abus ;)) !!!!
Mardi 25 Déc 2007
Par Panthère, Mardi 25 Déc 2007 à 00:59 GMT+2 dans Félins et félines


Mercredi 12 Déc 2007
Par Panthère, Mercredi 12 Déc 2007 à 21:45 GMT+2 dans Félins et félines
Lundi 29 Oct 2007
Par Panthère, Lundi 29 Oct 2007 à 23:05 GMT+2 dans Félins et félines

Mercredi 17 Oct 2007
Par Panthère, Mercredi 17 Oct 2007 à 22:26 GMT+2 dans Félins et félines

Dimanche 14 Oct 2007
Par Panthère, Dimanche 14 Oct 2007 à 20:48 GMT+2 dans Félins et félines

Jeudi 11 Oct 2007
Par Panthère, Jeudi 11 Oct 2007 à 16:49 GMT+2 dans Félins et félines

Mardi 9 Oct 2007
Par Panthère, Mardi 9 Oct 2007 à 19:53 GMT+2 dans Félins et félines

Mardi 25 Sept 2007
Par Panthère, Mardi 25 Sept 2007 à 20:57 GMT+2 dans Félins et félines
Dimanche 23 Sept 2007
Par Panthère, Dimanche 23 Sept 2007 à 18:44 GMT+2 dans Félins et félines

Lundi 17 Sept 2007
Par Panthère, Lundi 17 Sept 2007 à 16:00 GMT+2 dans Félins et félines

Vendredi 7 Sept 2007
Par Panthère, Vendredi 7 Sept 2007 à 16:08 GMT+2 dans Félins et félines
Attention, note consistante qui fait chauffer les neurones... Prévoyez un peu de glace 
Je parle du couple et du respect l'un de l'autre, de l'image de la femme, des colères mal contrôlées... bref, si vous voulez en savoir plus, venez !
Lundi 3 Sept 2007
Par Panthère, Lundi 3 Sept 2007 à 21:20 GMT+2 dans Félins et félines

"Je m'accroche à Tom, glisse
ma main par-dessus sa hanche pour le couvrir de ma paume, puis j'agrippe
fermement son pénis. Je veux qu'il grossisse dans ma main, qu'il devienne une
épée qui aura raison de mes doutes. Mais il se contente de marmonner, l'emprise
du sommeil est plus intime et plus étroite que la mienne. Il n'a pas besoin de
moi, pas comme j'ai besoin de lui. Il peut se disputer avec moi, se
réconcilier, puis se tourner de l'autre côté et s'endormir en oubliant nos
différends temporaires. Il n'a pas peur, lui, quand nous sommes en désaccord.
Mes bouts de seins sont durs, je les appuie contre son dos, et le contact est
une torture délicieuse. Je me frotte contre son immobilité, je me rends folle.
Retourne-toi, touche-moi. Je le supplie silencieusement. Rends-moi désirable,
donne-moi de l'importance, fais-moi exister.
[...]
Il s'éloigne dans le sommeil aussi sûrement qu'il partira travailler demain
matin, me laissant seule et douloureuse. Sans importance. [...] Les draps se
refroidissent autour de moi, deviennent des plaines de blancheur glaciale, Tom
n'est plus qu'une lointaine chaîne de montagnes que je n'escaladerai jamais. Je
suis seule.
Non, je ne suis pas seule.
Soudain son visage m'emplit l'esprit, et l'odeur de musc que je sens tout à coup n'est plus celle de Tom. Le désir qui m'envahit est aussi soudain et inattendu qu'un coup de marteau, une passion impérieuse qui fait de mon désir pour Tom une simple démangeaison, une envie passagère. Je le reconnais soudain, mieux que je n'ai jamais connu aucun homme. Sa langue, je le sais, serait râpeuse comme celle d'un chat, impatiente de découvrir mes secrets, et son sexe m'emplirait et se gonflerait contre moi. Pour lui, je serais tout, compagne, amie, amante. En étant simplement moi-même. J'imagine la fourrure lisse de ses flancs sous mes paumes, comment mes doigts chercheraient les protubérances à la base de ses cornes en dirigeant sa bouche sur mon corps.
Je m'agite dans les draps, mes bouts de seins froissés par la percale de mère Maurie, et je m'abandonne à mon fantasme. Mais mon imagination ne suffit pas à me rassasier et je suis trop fière pour me toucher moi-même. Le sommeil sera le seul à me prendre ce soir, et la caresse de mes rêves est trop légère pour m'apporter le plaisir libérateur."
Extrait de Le Dieu dans l'ombre, de Megan Lindholm, alias Robin Hobb.
Cela faisait des heures, des jours entiers qu'elle attendait. Qu'elle l'attendait. Elle savait qu'il allait arriver d'un moment à l'autre. L'impatience et le désir lui nouaient le ventre. Cela faisait quatre jours que cela durait. Soudain, la sonnerie de la porte d'entrée retentit. Elle s'arracha d'un bond à son ordinateur et dévala les marches à toute vitesse. Elle ouvrit la porte, un sourire radieux accroché aux lèvres. Il était là, de l'autre côté de la porte, à lui sourire en retour. Il entra, ils s'embrassèrent. Le baiser, simple, dura plusieurs secondes, ne se rompant qu'en les laissant essoufflés, la petite flamme de leur désir transformée en brasier. Quelques minutes plus tard, après les formalités du bonjour au restant de la famille, ils montèrent tous les deux. A peine la porte de sa chambre fermée, elle se précipita sur lui, et l'embrassa, encore et encore. Leurs bouches se dévoraient, comme si elles se découvraient pour la première fois.
Elle se colla contre lui, réfugiée dans ses bras, devinant sa force et la tension qui l'habitait dans la puissance de son étreinte. Elle le sentait dressé contre elle, plein d'un désir violent et sans limite. Son odeur lui tournait la tête, mélange d'après-rasage, de transpiration, et de cigarette froide. Elle glissa ses mains sous son tee-shirt, savourant sa douceur et les muscles roulant sous sa peau.
Il fit descendre ses mains le long de son dos, puis sur l'arrondi de ses fesses, encore protégées par sa minijupe en velours noir. Haletante, elle laissait sa peau dicter son plaisir, son impatience à ce qu'il la touche sans la retenue d'une barrière textile. Elle lui enleva son tee-shirt, se plaqua contre son torse nu, pendant qu'il s'accrochait à sa bouche et à ses reins. Elle sentait son désir déformer son pantalon, et ce contact la rendait folle.
Dans leur passion, ils finirent nus l'un contre l'autre, et ce qu'ils firent ensuite ne regarde qu'eux.
Une belle citation, et un petit texte d'invention. Depuis le temps que ça me trottait dans la tête ! L'extrait vient d'un livre de Robin Hobb, que je suis en train de lire actuellement. Comme vous pouvez le constater plus haut, elle l'a écrit sous un autre pseudonyme. Aux temps du passé, et à la première personne du singulier. Autant vous dire que ça change du tout au tout par rapport à son style habituel de l'Assassin Royal ou encore des Aventuriers de la Mer, pour ne citer que ses deux sagas les plus connues ! Là on est avec un personnage (une femme) pas bien dans sa peau, qui ne sent pas à sa place dans le monde dans lequel on vit, à part lorsqu'elle est dans la forêt. Je trouve cette citation empreinte de sensualité et d'érotisme. N'y voyez pas une expérience personnelle (encore que ça me soit déjà arrivé d'être dédaignée pour le sommeil, mais rarement !), mais je trouvais que le fait qu'elle fantasme sur le faune qu'elle connait depuis l'enfance (j'en dis pas trop, mais c'est dit dès le début, je spoile pas !) avait un petit quelque chose de fantasmagorique et d'interdit, vu qu'un faune, par définition, n'est pas ce qu'il y a de plus humain.
Quant au texte d'invention, je pourrais dire qu'il n'a d'invention que le nom, car c'est du vécu, et tout récent. D'où la censure dès que ça va plus loin... un rendez-vous très attendu, qui a produit des étincelles impressionnantes. Vous savez, de celles qui sont censées se produire au tout début d'un couple, les premiers mois. C'était tellement intense que j'avais envie de partager ses débuts avec vous. Pour être honnête, je dirais que le sexe c'est la deuxième chose qui fait que j'aime la vie, après la bonne bouffe (pour des domaines purement concrets). Mes Kiwis et mes ami(e)s proches me connaissent pour avoir l'esprit mal placé et l'assumer totalement. Ca va même plus loin que ça car je crois pouvoir affirmer que je suis épanouie dans la pratique également, et que j'aimerais, parfois, pouvoir mettre un maximum de gens à l'aise avec ce domaine ! J'avais juste envie de crier à la terre entière mon bonheur dans ce domaine-là (comme dans de nombreux autres, mais en l'occurrence c'est celui-ci qui est concerné ici !).
Pour conclure, un peu de musique
: Conscience, de Merzhin.
Vendredi 24 Août 2007
Par Panthère, Vendredi 24 Août 2007 à 09:50 GMT+2 dans Félins et félines

C'est étrange, quand on grandit, comme notre vision du monde peut changer. On se rend compte de beaucoup de choses qu'on ne voyait pas auparavant. Mercredi, en rentrant du boulot par le train (deux heures porte à porte, donc quatre heures de transport par jour, ça en fait du temps pour lire et/ou réfléchir !), je lisais pour la deuxième ou troisième fois La Trilogie des Magiciens, de Katherine Kurtz. Et, au beau milieu de ma lecture, je suis tombée sur une expression que j'avais déjà croisée des centaines de fois sans m'interpeller, mais qui cette fois m'avait choquée... : "le sexe faible". A ce moment-là, j'ai eu tout un tas d'associations d'idées désagréables qui me font venues à l'esprit : l'origine déplaisante de cette expression, l'utilisation qu'on en faisait à une époque qui a créé la galanterie, et enfin, tout ce qu'elle pouvait sous-entendre aujourd'hui.
Nous allons commencer par l'origine : un peu de culture. Adam et Eve sont au Paradis, le Serpent les tente avec une pomme de l'Arbre de la Connaissance, Eve cède à la tentation, ce qui provoque la colère de Dieu qui les chasse du Paradis. C'est le mythe sur lequel s'est fondée la religion chrétienne pour rabaisser les femmes à des moins que rien. Pendant des siècles, les femmes naissaient avec, sur la conscience, le péché originel, celui que Eve avait commis. Aux yeux des hommes, elles n'avaient qu'une demi-âme, étaient écervelées, bref, des deux sexes, le féminin était le plus faible car il avait ce péché originel à racheter. (Ah, j'oubliais, pendant "un moment", la lecture de choses sérieuses leur était interdite...) Depuis peu, ça s'est amélioré, mais si on gratte le vernis, on se rend compte que dans nombre de cas, cela n'a pas beaucoup évolué.
Passons maintenant à la galanterie telle que nous la connaissons : celle-ci est basée sur l'idée que la femme est une faible créature qu'il faut protéger et respecter : d'où le fait d'aider à descendre d'un carosse ou de tenir une porte, ou encore la façon particulière de monter un escalier en présence d'une dame. La galanterie était déjà quelque chose de plus positif que ce qui se pratiquait les siècles précédents, mais la femme était toujours cantonnée à la tenue de la maison, plus l'éducation de ses enfants, et ses loisirs : point de croix, thé entre dames, lectures (inoffensives bien sûr), etc... Cela dit, un vrai "gentleman" avait conscience que sans sa femme, sa vie mondaine et familiale serait une catastrophe, car tenir une maison, élever des enfants et se faire obéir des domestiques demandait tout de même un certain doigté...
Voilà une grande partie de ce qui se cache derrière cette expression aux apparences anodines.
Aujourd'hui, on y voit d'abord une question de force physique : il est vrai que de manière générale, les hommes sont plus forts physiquement (j'insiste sur ce mot) que les femmes. Seulement cette expression ne sous-entend pas que cela : elle dit également que c'est le sexe masculin qui est l'esprit fort, et l'esprit féminin l'esprit faible. Ceci avec tous les antécédents que j'ai cités plus haut.
Pourquoi, à même travail, les hommes sont-ils davantage payés que les femmes ? Pourquoi les femmes doivent-elles bosser deux fois plus pour prouver leur valeur, une valeur équivalente à un homme qui travaille "normalement"... ? Et ceci uniquement dans le monde du travail.
Pourquoi dans les publicités pour les supermarchés ou les produits qui se mangent (exemple les yaourts V*e*l*o*u*t*é* sur lesquels il y a écrit : dire à maman d'aller en racheter) met-on toujours la femme en avant ? Pourquoi pas un homme ?
Personne aujourd'hui, dans notre système occidental, n'a le courage de casser ces habitudes venues d'un mythe religieux, de passer outre les préjugés, et d'admettre que la femme est l'égale de l'homme sur le plan des droits comme des devoirs ! Elle a le droit de coucher avec qui elle veut sans se faire traiter de "traînée" (un homme, on en dira avec un sourire que c'est un "coureur de jupons"...). Il serait idiot de sous-entendre par "égaux" identiques, car nous savons bien que nous avons des qualités différentes.
De nos jours, nous avons entendu parler de quelques peuples où règne le matriarcat : ce sont les femmes qui "dirigent" la société. Mais apparemment, sans réduction pour l'autre sexe : une égalité d'autant plus appréciable. Il y a une peuplade dont j'ai entendu parler, matriarcale (quelque part en Orient, je ne sais plus où exactement), où les femmes possèdent les maisons, ce sont elles qui hébergent les hommes (quand un homme se marie il va dans la ville de son épouse, etc). Quand ces femmes veulent un homme dans leur lit, elles mettent une plante (ou autre chose, je ne sais plus) sur le bord de la fenêtre pour signaler que leur lit est libre. Ce sont elles qui décident, en gros. Si vous voulez plus de détails sur le matriarcat, j'ai trouvé un article de Kiwipédia, très intéressant (je vous recommande de tout lire !), c'est par là.
Pour conclure : il est vrai que de nos jours, les tendances commencent leeeentement à s'inverser : les femmes gagnent peu à peu leur égalité. Mais il ne faudrait pas que l'on tombe dans le pendant inverse : un matriarcat forcené où les hommes seraient humiliés. Nul doute que ça en fait fantasmer plus d'une, mais je ne crois pas qu'on progresserait en faisant ça : il serait plus juste d'avoir une société totalement égalitaire, où les deux sexes se complèteraient sans chercher à s'écraser l'un l'autre.
Une petite note au passage : j'ai parlé du mythe d'Adam et Eve, j'ai accusé la religion. Loin de moi de dire que la religion c'est une horreur ! J'ai beaucoup de respect pour les croyants (et leurs croyances) tant qu'ils respectent les non-croyants. J'en connais qui sont adorables. Seulement on le sait, la religion n'a pas fait que des bonnes choses (Inquisition entre autres, fanatisme), et je crois que la mentalité humaine basée sur le mythe d'Adam et Eve en est une des "pires" même si c'est de manière plus insidieuse (encore que les bûchers de sorcières... ou encore les femmes qui trompaient leurs maris !). Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas une attaque directe à la religion mais plutôt en fait à un mythe auquel elle croit qui a fait reculer les relations entre hommes et femmes de plusieurs siècles. Et plusieurs siècles s'écouleront sans doute avant qu'on ne retrouve un juste équilibre entre les deux sexes.
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