Chez Panthere

Ma belle Canaille !



 

Depuis le 16 février, 17h30, je suis l'heureuse propriétaire de ce joli bolide rouge... Encore un Bandit 600 N, comme ma précédente, mais dix ans plus vieille, un modèle de 1996, et rouge !
Cette fois-ci, je me suis jurée de prendre des photos rapidement. Ces photos datent donc du 1er de ce mois, après une petite balade avec elle, la première...

Entre temps, hier, j'ai fait une vraie balade avec. Du côté de Mantes, avec un ami motard. 277km en tout, et par un froid à peine supportable sur le retour, avec l'arrivée de la nuit. Mais quelle balade, et quel bonheur !
Elle a été impeccable, super fiable, pas une seule mauvaise surprise. Cet ami m'a aidée dans mes choix, et même s'il ne viendra jamais ici, je le remercie encore une fois de m'avoir conseillée celle-ci ! (j'en avais plusieurs sous le coude, et il m'a dit qu'apparemment celle-ci avait l'air la plus fiable)

Je l'ai appelée ma Canaille, en référence à son nom d'origine, Bandit, et parce qu'avec elle, j'oublie un peu mon rôle de "petite fille sage" que tout le monde a tendance à me mettre comme étiquette, pour m'encanailler un peu !

En théorie j'ai une balade demain après-midi de prévue avec mon frère (lui aussi a sa bécane, une ER6N bordeaux et grise de toute beauté, bien bichonnée elle aussi) et des amis à lui, ça promet encore d'être bien sympa !

Quand je reviens un an en arrière, il y avait... 5 personnes de moins (moi comprise) qui possédaient leur permis A dans mon entourage. Que de changements en une année ! La moto est un vrai virus et une vraie passion, ça contamine plein de gens d'un coup, et c'est que du bonheur !

Vive la moto, et V à tous !



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Salut les Loulous !

 

 

 

La moto que vous voyez ci-dessus est ma moto. Enfin devrais-je dire, était. Mais chaque chose en son temps, autant que je commence par le début.

La dernière fois que vous avez eu de mes nouvelles, je venais d'avoir mon permis moto, et je m'apprêtais à acheter une moto (à savoir celle-ci, mais rien n'était sûr encore). Eh bien c'est ce qui s'est passé, je l'ai achetée !

Autant vous dire que je n'étais pas peu fière de ce beau bolide, d'occasion mais en parfait état (la photo n'est pas mensongère, bien au contraire !).

Ma toute première sortie, je l'ai faite avec Candy, derrière en voiture. Je n'en menais pas large, je me suis fait quelques frayeurs sur un ou deux freinages et des virages à prendre après des stops. Mais aucune chute, rien d'affolant, une heure de route passée sans même y penser ! C'était juste magique !

Quelques jours après, j'ai été au boulot avec (100km aller-retour pour aller au taff, en passant par l'autoroute et des nationales très fréquentées). Mais tout s'est bien passé.

Je ne vais pas vous saouler avec les détails, autant aller à l'essentiel. J'ai eu une première chute (à l'arrêt) dans les graviers devant chez moi (mes parents ont eu la magnifique idée de faire une allée en cailloux, ce qui fait qu'à moto c'est totalement impraticable sauf si votre but premier est de vous mandaler !), puis une deuxième (à l'arrêt également), rien de grave heureusement ! Les deux chutes se sont fait côté droit.

Après cette première chute, j'ai essayé de la redémarrer, sans succès. Et là, grosse panique ! J'ai appelé un ami de mes parents qui s'y connaît bien en moto, il m'a conseillé d'attendre une demi-heure car parfois la moto se noyait, l'essence remontait dans le moteur, et c'était une sécurité pour éviter tout incident. J'attends la demi-heure, ça ne redémarre toujours pas. Grosse panique bis. J'attends que mon père rentre, on retourne voir la moto, et là oh miracle elle démarre (deux heures d'attente, en vrai !).

La deuxième fois j'ai moins paniqué, j'ai attendu 1h30 avant de tenter la redémarrer, c'était le même souci, pas de problèmes.

Et la troisième et dernière chute (j'en fais toujours à l'arrêt, la pas douée !), c'était devant le boulot. J'étais pressée, j'ai fait une marche arriève avec encore la béquille latérale que j'ai voulu enlever, je l'ai enlevée mais la moto a trop penché et du coup, tombée. Tout en douceur car je l'ai retenue (et me suis tuée le dos au passage). Cette fois la chute était côté gauche.

Là grosse panique encore parce que je devais rentrer chez moi rapidement et je ne pouvais pas me permettre d'attendre 2h qu'elle décante pour pouvoir repartir ensuite. Trois hommes sont venus vers moi m'aider, j'ai apprécié. Le premier m'a aidée à la redresser (car je n'y arrive pas seule, 210kg le monstre quand même !). Le second m'a conseillé de repasser au point neutre, ce que j'ai fait. Le dernier m'a juste "sauvé la vie". En fait en la faisant tomber j'avais enclenché le coupe circuit pour éviter tout incident au moteur. Et j'avais oublié de l'enlever. Il me l'enlève et la démarre au quart de tour xD J'étais honteuse mais super soulagée en même temps !

En dehors de ces trois bêtises qui auraient pu être évitées si j'avais pris mon temps, la conduite était top, j'ai pu la tester par beau temps, par froid, par pluie limite torrentielle, imperturbable et super fiable. J'ai pu aussi un peu la pousser, dépassant les limitations de vitesse par moments. Bref un vrai amour, et comme me l'avait dit le précédent propriétaire "je n'ai jamais eu de problèmes avec elle". C'est vrai !

Au début de ce mois, j'avais un déménagement avec une collègue que j'aime beaucoup (et un autre collègue était également venu). Le soir je suis rentrée, et je l'ai garée devant comme à mon habitude depuis deux semaines (marre d'appeler mes frangins chaque soir pour la ranger derrière le portail, à lutter contre ces putains de cailloux !).

Le lendemain matin, 8h, ma mère vient me réveiller. "Ma chérie, réveille-toi, on t'a volé ta moto...". Moi "c'est une blague ???". "Non"répond ma mère.

Et voilà. J'aurai profité de ma première moto, accessoirement mon premier véhicule, en tout et pour tout exactement (achetée le 28 juillet assurée le 31) 36 jours ! Juste le temps d'apprécier cette toute nouvelle liberté, que ça puisse me faire bien mal quand on me la retire.

Elle avait son antivol, ils sont venus à plusieurs la soulever et la mettre dans la remorque. Salopards de voleurs. Résultat ça fait deux semaines que je n'ai plus de véhicule, plus d'indépendance, plus de moto, ce rêve que j'avais mis juste 8 ans à réaliser... Salopards de voleurs, irrespectueux du bien d'autrui et du rêve des autres. Peut-être qu'un jour je croiserai la route d'un voleur, et il payera pour tous les autres.

Enfin ça ne m'a pas découragée, je commence à fouiner pour en retrouver une autre. J'ai hâte de savoir combien je vais pouvoir espérer de l'assurance, afin de calculer mon budget et de voir jusqu'à combien je vais pouvoir mettre pour ma prochaine moto. Enfin, quelle poisse...

Et sinon, autres nouvelles, célibataire depuis un peu plus d'un mois, initiative de ma part.


Voilou les éléments bruts des dernières choses qui me soient arrivées, pas le coeur à vous choisir les mots exacts pour romancer tout ça. J'espère avoir plus de temps et surtout d'envie pour reposter ici régulièrement.

D'ici là prenez soin de vous !

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Avant je feulais, maintenant je vrombirai ! (Bandit on road very soon...)




Ci-dessus la belle Ninja de Kawasaki... Qui en fait rêver plus d'un(e) !
Ceci est un post consacré exclusivement à la moto, alors c'est parti ! Suivez-moi donc poignée en coin, si vous le pouvez...

Tout d'abord j'ai la joie de vous annoncer que je suis l'heureuse propriétaire du permis A (en plus du B) depuis le 21 de ce mois-ci !!! Curieusement j'ai beaucoup plus stressé avant ma circulation, mais pas du tout (ou négligeable) pendant. Le total inverse de mon plateau, où j'étais zen avant, et en stress complet pendant. Une fois montée sur la moto, j'ai été complètement apaisée, et le stress qui restait a été négligeable.

Quelle aventure, tout de même... J'ai commencé début mars, ai été trois semaines sans cours en avril à cause de ces ptits cons de lycéens qui passent des leçons de conduite voiture pendant leurs vacances scolaires et à cause de mon emploi du temps de commerçante qui rendait compliqués les rendez-vous avec mon moniteur pour un cours... En tout, comme je l'ai déjà dit dans ma précédente note, 48h de conduite (pour rappel à quelqu'un qui tomberait sur cette note sans avoir lu le reste de mes péripéties, je tiens à rappeler pour sauvegarder mon honneur que le plateau était à 50mn aller-retour de la moto-école, et que par conséquent je devais prendre 3h de conduite pour faire 2h de plateau ! Sans oublier les 5h de circulation que j'ai dû faire tout au début pour pouvoir prendre l'autoroute pour aller au plateau...), plus de 2000€ de frais juste pour enfin avoir ce papier rose ardemment désiré...

Je me rappellerai toujours ces cinq premières heures de conduite. Apprendre à passer les vitesses, à freiner. Les premières chutes aussi... La toute première lorsqu'il me montrait sur une petite route déserte à passer les vitesses et à m'arrêter à un endroit précis. A un moment donné, je ne sais plus comment j'ai fait, il y avait un champ juste à droite de la route, et il se trouve que j'ai un peu trop penché à droite, et me suis retrouvée les quatre fers en l'air, le côté droit plus ou moins marqué de boue. Mon cuir (beige...) baptisé pour sa première chute !
Ma première fois en dehors de la ville. Je me souviens, il caillait (moins de dix degrés), je claquais des dents et tremblait comme une folle sur la moto. Et derrière F. qui me disait : mais accélère un peu, tu passes ton permis moto, pas ton permis trottinette ! L'est marrant lui, m'obliger à rouler aux 90 km/h réglementaires quand je suis sur une route de campagne qui ballote un peu, avec un froid de canard, et une peur bleue de me mettre au tas avec seulement une misérable poignée d'heures d'expérience... j'aurais voulu l'y voir à ma place ! Du coup je faisais du 70 et j'avais déjà l'impression de rouler comme une tarée !

Je me souviendrai également de mon premier trajet sur l'autoroute pour aller au plateau... j'ai fait du 90/100 km/h pour une première fois (sachant que la limitation était à 110 sur le bout de trajet à faire), c'était pas si mal. Les bouchons que j'ai dû affronter cette première fois sur le transfert autoroute/nationale, je m'en souviendrai aussi ! 20mn pour faire un trajet qui n'en demande que 3 !

Et mes chutes... au nombre de 6, une seule a été réellement "violente", et encore je pense que je m'en suis bien sortie. C'était justement durant mes cinq premières heures de circulation avant d'aller au plateau. Une situation stressante que je n'ai pas su gérer, j'ai fini dans le champ, moto couchée sur ma cheville gauche. Un gros bleu sur la malléole qui m'a fait mal pendant plus d'un mois, mais rien de cassé. Juste des bleus... Vive les Doc Martens et les grosses chaussettes pour le ski, qui ont amorti tout ça (rien ne vaut une vraie paire de bottes renforcées mais bon !).

Je me souviens des discussions avec les mecs (quasiment pas de filles) et les autres moniteurs sur le plateau, les sourires complices, le soutien moral... Ambiance qui n'avait vraiment rien à voir avec le permis voiture !

Les vannes avec F. mon moniteur, ses conseils et sa patience. Le surnom qu'il m'avait donné : "toi, t'es vraiment un diesel tiens, trois quarts d'heure pour être chaude et faire un boulot correct !". Curieusement cette ambiance d'apprentissage va me manquer, parce qu'il était toujours derrière moi pour me rattraper et surveiller la route pour moi. Et parce que cette atmosphère bon enfant était vraiment merveilleuse. J'espère la retrouver quand je ferai des balades avec d'autres motards.

Les parcours à répéter, encore et encore, jusqu'à sentir que ça vient et que ça devient naturel et évident. La course contre le chrono, stressante au début, et qui devient un jeu à la fin. Mon meilleur temps que je garderai gravé en mémoire : 20.3. Pour vous, motards aguerris et/ou accros à la vitesse, ce n'est peut-être rien, mais pour moi c'était tout, un symbole d'une victoire sur moi-même (et sur une autre personne aussi). Les plots qui sautent, les moniteurs qui "t'engueulent" quand tu fais de la "merde", et qui lâchent un compliment du bout des lèvres (ou font genre que jamais rien n'est assez parfait pour eux !) quand c'est bien...

J'ai beaucoup aimé l'ambiance qu'il y avait dans l'équipe de moniteurs qui étaient sur le plateau, venant de plusieurs écoles. Ils s'entendaient tous bien, et on les entendait parfois de l'autre bout du plateau en train de se charrier ou d'échanger des potins. Je me rappelle particulièrement de ce jour où F. a discuté pendant au bas mot 15mn avec un autre moniteur pendant que moi et un autre gars de ma moto-école patientions derrière à attendre que ces messieurs arrêtent de jacasser, que nous puissions rentrer.


Bref, ces cours, ce ne sont que de bons souvenirs, d'une part parce que l'ambiance s'y prêtait, d'autre part parce que c'était un projet qui me tenait à coeur depuis tellement longtemps (depuis mes 16 ans et mon premier amour qui avait une 125, il m'a à ce moment-là refilé le virus), que de le voir réalisé aujourd'hui c'est... magique. Du mal à croire que j'y sois enfin arrivé, tant financièrement qu'au niveau du caractère, parce qu'il faut un minimum de ténacité pour y arriver !

Hâte de sillonner les routes en bonne compagnie, beaucoup de futurs motard(e)s avec qui tailler la route dans mon entourage. Je suis la première sur ce tir groupé, pas peu fière, et j'espère sincèrement qu'on pourra créer notre petite bande pour se faire des virées ! Alors traînez-pas, je vous attends ! ;-)

Demain si tout va bien, j'aurai ma moto... Une magnifique Bandit noire avec quelques lignes de vert flashy, un peu tunée, j'aime beaucoup, un modèle de 2006, et le Naked bien sûr.

Promis je vous mets des photos ici dès que possible !!!

A très bientôt tous,

V

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29 heures de conduite !



(C'est dit, je HAAAAAAAAIS cette put*** d'interface de m**** de MaBulle !
Vous avez le malheur de cliquer où il ne faut pas ? Changement de page, et
foutu pour récupérer la note derrière ! Ce qui vient de m'arriver à l'instant,
en plus j'avais fini ma note. Mais OUIN quoi !!!)

Bon ben c'est reparti depuis le début... J'avais fait un jeu de mots sympa pour le début mais je ne m'en souviens plus. Osef, ce n'était pas le plus important !

Ci-dessus, la magnifique Monster 696 de Ducati...

Aujourd'hui j'ai enfin maîtrisé mon premier parcours rapide ! Après une demi-heure à toujours faire la même erreur ("mais commence ton virage deux mètres plus tôt !" m'assommait F. à chaque fin de parcours.), j'ai eu, je ne sais pas, peut-être un déclic inconscient, car je n'ai plus fait la faute. Je suis dans le temps réglementaire, à 22 secondes (le maximum autorisé sur route sèche, 23 sur mouillée). J'aimerais bien encore gratter une seconde ou deux histoire de pouvoir avoir un peu plus de marge !

Le premier parcours est toujours le plus dur à réussir, ceci étant valable tant sur le lent que sur le rapide. Car ensuite ce ne sont jamais que des variantes de ce que vous avez appris sur le premier parcours. Je peux vous dire que sachant ça, mon moral est sacrément remonté, car j'avais peur de bloquer plus longtemps sur le premier parcours rapide (blocage dû à trois chutes mes deux derniers cours). F. était content de moi, et c'est bête mais ça fait plaisir :)

Nous n'étions pas nombreux aujourd'hui, quatre, et moi la seule fille comme d'habitude. C'est marrant parce que souvent je me mets la pression "toute seule" en me disant : mais ptain ma vieille t'as intérêt à ne pas être empotée, là, tu représentes la population féminine, alors chaque erreur que tu feras, ça sera généralisé à toutes tes concitoyennes ! Du coup, je mets souvent inconsciemment un point d'honneur à faire le mieux que je peux pour que le sexe féminin ne soit pas méprisé. Parce qu'il faut dire ce qui est, je crois que nombre de mecs s'imaginent que les nanas sont des empotées au volant/au guidon. Donc non non messieurs, faut pas croire ça ! Stop it ! :-D

J'ai même réussi l'exploit d'effrayer un moniteur aujourd'hui ! A la fin du slalom vous avez un demi-tour à faire. Moi, comme à mon habitude, j'arrive toujours à tout berzingue dessus et je pile (ou presque) pour faire mon demi-tour ensuite. Et lui, une fois où j'y ai vraiment été comme une bourrine (apparemment parce que moi j'ai pas souvenir de l'avoir fait plus brutalement !), il a dû croire que j'allais voler par-dessus le guidon ou tomber j'en sais rien, mais il m'a dit que je lui avais fichu la trouille et que son rythme cardiaque s'était envolé ^^ Ca m'a bien fait rire qu'il me dise ça, surtout sur une des rares portions du rapide que je maîtrise très bien (le freinage), à mes yeux.

Encore une autre chose que j'ai faite qui a provoqué des rires chez ces messieurs (deux moniteurs et un troisième mec, je sais pas s'il était mono ou juste un motard de passage, en tout cas pas d'élève avec lui), un retour passablement contre-braqué qui m'a valu des gros yeux de F. et un commentaire de l'autre moniteur : bah, tant que son repose-pieds touche pas par terre, c'est bon !

Sinon j'étais contente de moi parce que niveau temps je m'en sortais mieux qu'un des autres gars de l'autre moniteur, qui lui systématiquement plafonnait à 26 secondes. Bon en même temps je ne sais pas combien d'heures il a derrière lui. Mais c'est consolant de voir que tout le monde passe par là. Idem pour les quelques frayeurs de seconde qui passe mal et par conséquent la première que vous faites hurler juste en passant devant les mono - gloups - je n'ai pas été la seule à le faire.

J'ai complètement zappé de demander à F. mais je crois bien être sa seule élève de sexe féminin. J'en ai croisé une tout à l'heure, mais elle m'a dit qu'elle prenait quelques cours juste pour être plus à l'aise sur sa 125. Donc pour le permis moto, la dame ne compte pas :) Faudra que je lui demande, tiens, juste par curiosité, et aussi un peu par fierté !

Si je vous ai mis le nombre d'heures où j'en suis dans mon titre, c'est que je me suis livrée à un petit calcul aujourd'hui... Figurez-vous que dans ces 29 heures de conduite, il y a cinq premières heures de circulation, et surtout, surtout, 50 minutes aller et retour pour le plateau à chaque leçon de trois heures (qui sont au nombre de  huit pour 24 heures de conduite), ce qui me fait environ 6h30 de trajet juste pour aller au plateau. Donc en réalité, du plateau pur, je n'en ai fait que 17h30 ! C'est juste que pour certains ça peut faire beaucoup mais quand on sait ça déjà ça diminue pas mal le nombre d'heures :-D

Dernière chose, j'ai plusieurs personnes dans mon entourage qui commencent leur permis moto bientôt, dont mon petit frère (qui n'a de petit que l'âge, parce qu'en taille !), et le Kiwi dont je vous ai parlé dans la note précédente, Stoff ! Bien entendu j'ai hâte d'entendre le récit de leurs aventures, pour comparer aux miennes, et éventuellement donner des conseils par rapport à ma (maigre) expérience :)

Sinon sur le retour je me suis fait bien saucée, car j'avais vu qu'il faisait un peu soleil bien que couvert, j'ai tenté ma chance en me disant qu'il ne pleuvrait pas sur le trajet retour. Que dalle ! Aux deux tiers du trajet, pas le rideau de pluie, mais presque ! Jean trempé, et le cuir heureusement est resté étanche, mon torse est resté sec (pour une fois j'étais contente d'avoir le gilet orange fluo moche de la moto école qui a limité l'infiltration de la pluie !) !

Bref, le moment de passer le permis approche doucement mais sûrement. J'en aurais presque un pincement au coeur, car j'aime bien F. Il a un côté "nounours" ( ET grande gueule, mais il a vraiment le physique du nounours je trouve) tout en sachant très bien ce qu'il fait quand il conduit une moto, c'est super rassurant ! Plutôt facile à vivre à condition de supporter des blagues parfois un peu beauf (on s'y fait vite) ^^ Enfin voilà, je crois qu'il va bien me manquer quand j'en aurai fini... De toutes façons je n'en suis pas encore là, mais je "nostalgise" à l'avance !

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Aprèm shopping !




Petite aprèm shopping (qui lui n'avait rien de petit !) avec Stoff sur Paris. Très agréable après-midi ! A force de bassiner mes Kiwis avec mon permis moto sur notre forum personnel (Kiwis dont Stoff fait partie, vous l'avez compris), ça lui a précipité l'envie dormante de passer le permis moto. Du coup cet aprèm, l'objectif était clair : acheter l'équipement pour passer le permis moto !
Nous avons donc été avenue Grande Armée à Paris, et nous avons trouvé son bonheur, tout son bonheur même, dans la même boutique : cuir, gants, bottes, casque, et combinaison de pluie ! On a fait tout le magasin, tranquillement, d'abord seuls comme des grands, et ensuite avec l'aide d'un vendeur.

J'ai encore appris quelques trucs que j'ignorais grâce à ce vendeur, notamment de quand même porter une combi pluie si pluies assez fortes malgré mon cuir étanche, car ce n'était pas tant le cuir qui était étanche mais la doublure en dessous (ça je le savais), ce que je ne savais pas, c'est que le cuir n'aime pas l'eau et se détend à cause de ça. Prudence donc pour mes deux cuirs, le marron et le beige, à ce qu'ils ne prennent pas trop l'eau ! Ou encore que la neige tout juste salée, c'était le pire qu'il pouvait arriver à un cuir, car le cuir n'aime pas le sel !

Ce qu'il y a de bien avec Stoff (et les mecs en général), c'est qu'il ne leur faut pas trois heures pour se décider : si un truc leur va et leur plaît, eh bien ils le prennent et basta ! Ils ne restent pas une éternité à hésiter entre deux modèles, puisque si le premier leur convient, ils ne vont pas chercher plus loin !
Contrairement aux nanas... enfin pas toutes mais la plupart ! Enfin j'aime bien les deux comportements d'achat, mais en connaître des deux c'est sympa :)

Après toutes ces émotions, on a fait le tour des concessionnaires de l'avenue, et on a rêvé/bavé sur certains modèles. Il se trouve que Stoff a un faible pour la moto que vous voyez ci-dessus, à savoir la Suzuki Glavius. Je trouve que cette moto a une bouille tout à fait craquante ! Après au niveau conduite et comportement, je ne sais pas ce qu'elle vaut, mais elle a une jolie esthétique !

Enfin pour se poser un peu et profiter du soleil (c'est qu'il faisait chaud !), on s'est assis à une terrasse à boire quelque chose de frais et papoter moto & cie ! On est bien resté là une demi-heure, à discuter et à guetter toutes les motos qui passaient. La seule chose qui m'exaspère sur Paris, c'est qu'il y a deux fois plus de scooters que de motos. C'est sûr que ça coûte moins cher et que c'est plus pratique sur la capitale, mais c'est franchement pas aussi sympa qu'une moto à regarder passer !

Après, direction le RER, et puis on s'est quitté là. J'ai modestement suivi Stoff dans sa folie dépensière en achetant une meilleure dorsale pour mon cuir (plastique au lieu de mousse), qui n'a pas coûté bien cher. Ce qui est un bon compromis avec celle que je voulais prendre au départ qui coûtait dans les 150€. Du coup maintenant je vais pouvoir attendre plus longtemps avant de me décider ! Ne reste plus que mon futal en cuir et des gants d'hiver, et j'aurai tout pour affronter la conduite en deux roues !

Conclusion de tout ça : une chouette aprèm consacrée exclusivement à ma grande passion du moment, et en bonne compagnie qui plus est, que du bonheur !

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Vroum vroum paradize

 



Pas plus infantile que "vroum vroum" comme expression, mais je n'ai pas pu résister :p
Ci-dessus une Honda Hornet, non tunée (pas comme la précédente que je vous avais mise un peu plus bas). Quelle gueule d'amour, hein ? Enfin bon, il en faut pour tous les goûts, certains disent que les modèles depuis 2007 ne ressemblent plus à rien. Ceux qui adorent le old school en fait :) Personnellement j'ai tendance à préférer l'esthétique des modèles récents, en tout cas en ce qui concerne le roadster, mais il y a sûrement des exceptions à la règle !

Voilou pour l'entrée en matière ! Bon... Aujourd'hui, enfin, j'ai fait mes 21e, 22e et 23e heures de moto. Trois semaines que j'attendais ça ! Un crime !!! F. mériterait que je le pende haut et court pour avoir osé me sevrer aussi longtemps ! Quel pied de prendre la route avec ce temps (une vingtaine de degrés, un beau ciel bleu parsemé de nuages blancs... mmmm :p), on croise plus de motards, également. Toujours droit au salut de certains, et pas d'autres. Je ne sais pas si ceux qui ne saluent pas sont des snobs de nature, ou bien si c'est le gilet "moto école" qui les rebutent... J'ai une preuve d'ailleurs, de trois motards qui nous ont doublé sans salut, mais qui ont salué le motard un peu plus loin devant nous. Je n'étais pas vexée comme un pou, mais presque !
Sur le retour on a été accompagné d'un gars qui avait passé le permis avec notre moniteur, c'était agréable de rouler à trois (même si on roulait à la suite), même si apparemment ça faisait une éternité qu'il n'avait pas roulé aussi lentement (ben quoi ? Je respecte les limitations moi m'sieu !). Ca donnait des ailes, et j'en tirais une certaine fierté. Vraiment agréable de rouler à plusieurs ! Ca donne des idées pour cet été !

Sinon pour mon cours en lui-même. Eh bien j'étais un peu rouillée, mes trois premiers parcours sur le lent je n'ai fait que de la merde (désolée mais l'expression colle vraiment avec ce que j'ai fait !), après c'était bon, j'étais dans le pli et ça a été (quelques fautes sur ceux que j'ai fait mais dans l'ensemble niquel !). Donc enchaînement sur le rapide, premier parcours car je n'ai pas vu les autres encore.
Encore une fois, j'étais pour ainsi dire la seule nana avec que des mecs (il y en avait une autre, mais elle était cantonnée au lent et au demi-tour, je n'ai fait que l'apercevoir durant mes deux heures sur place), toujours aussi agréable. Avant que j'oublie j'ai fait ce parcours avec le gars super sympa de la dernière fois dont j'ai oublié le prénom (pas R. ni V. le troisième), lui passe son plateau le 20 (et R. a passé et obtenu son plateau, il est en attente d'une date pour la circu apparemment).
Donc j'ai enfin réussi à défaire ce putain de blocage que j'avais sur l'engagement du slalom : je prenais le premier plot trop tard du coup je ne pouvais pas mettre les gaz ensuite et ça me pénalisait niveau temps. Grâce à F. d'ailleurs. Je lui ai dit que j'essayais mais que je ne voyais pas ce que je faisais de mal et par conséquent, je ne pouvais le corriger. Du coup, hop, montée derrière lui, il m'a montré ce que je faisais, et ensuite ce qu'il fallait faire. Encore une fois, cette manière d'expliquer s'est avérée beaucoup plus efficace et compréhensible pour moi. Suite à ça je n'ai presque plus fait l'erreur de prendre le premier plot trop tard. Autant vous dire, en passant, que F. a fait son slalom à fond les ballons, j'ai pas pu retenir un petit "woooh" d'inquiétude sur le freinage pour le demi-tour, il a dû apprécier que j'ai un peu la trouille derrière lui. ^^ Le vilain... En même temps j'aime bien être SDS (comprendre sac de sable, aka passagère (ou passager, d'ailleurs) !) avec lui, je me sens toujours rassurée, même quand il fait le kéké.

Quoi d'autre à vous dire à part ça ? Sur la fin du cours, je maîtrisais à peu près mon premier parcours, tant sur la trajectoire que sur le chrono. J'ai bon espoir la prochaine fois de passer à l'arrêt d'urgence et à l'évitement, peut-être pas les deux dans le même cours, mais sait-on jamais !

Enfin, les deux petits détails qui valent le coup d'être racontés : pendant que je m'entraînais au rapide, j'ai quand même réussi à tomber deux fois de ma moto. Au demi-tour à chaque fois, parce que je devais mal débrayer (en rétrogradant en seconde puis première, je faisais apparemment une fausse manip' qui me faisait me retrouver au point neutre au lieu de la première...), et chaque fois je me couchais sur ma gauche. La première fois ça s'est fait tout en douceur, j'ai eu le temps de poser tranquillement la moto par terre, et d'essayer (sans succès) de la relever ensuite. F. est venu et m'a aidée à la relever. La seconde fois, même topo, mais avec une chute un peu plus rude. Toujours en douceur mais cette fois-ci je n'ai pas pu poser la moto par terre. J'ai quand même pu éviter de coincer ma cheville sous son poids, j'ai quand même atterri sur le derrière. Et là j'ai eu trois chevaliers servants pour moi toute seule : deux mecs qui faisaient leur rapide avec moi (un qui s'entraînait à côté, l'autre qu'est venu de l'autre bout du plateau en me voyant tomber), et F. qui est arrivé après. Ca fait trop plaisir de voir qu'ils s'inquiétaient pour moi, je trouvais ça chou :) Y'en a un qui m'a aidée à redresser la moto, et ensuite ils sont tous les deux repartis. F. a vérifié que la moto n'avait rien, s'est apprêté à repartir, et là je l'ai rappelé : mon levier de vitesse ne bougeait plus, pas moyen de bouger du point neutre. Après quelques coups bien placés F. a réussi à le décoincer, et j'ai pu repartir. Les hommes et la mécanique, ça me fait bien marrer parfois !
Donc voilà, moi qui étais contente de ne plus être tombée depuis un moment, paf deux chutes en un cours ! Heureusement rien de grave ! (Et F. qui me redemande plus ard : t'es sûre que ça va ? Choubinou ^^)

Voilou je tenais à vous raconter cette anecdote bien sympa !

Et sinon pendant ma semaine de vacances (aka du 28 au 4 inclus), j'ai été sur Paris faire les boutiques avec une amie, et on est notamment passé par SDéesse, LA boutique rien que pour les nanas motardes ! Près du métro Bastille, dans une petite ruelle derrière le MK2 Bastille. La boutique est petite, mais bien remplie. J'avais vérifié auparavant que la boutique vendait bien le cuir dont je rêvais, parce que je voulais à tout prix l'essayer (parce que bon, on peut le trouver magnifique et être super mal dedans !). Effectivement, Sophie (je n'ai pas envie de dire "la vendeuse", c'est trop réducteur pour elle, alors disons que je vais l'appeler Sophie pour le S de SDéesse) en avait un, un seul ! En taille zéro. Elle me le passe, me donne quelques infos dessus. Je l'essaie et... wow ! Je suis trop bien dedans, et en plus il a une coupe superbe. Je me regarde dans le miroir, ébahie. On ne voit presque pas que j'ai des protections aux épaules ! Et quelle chute de reins il me fait... Coup de coeur doublé en vrai (car esthétiquement je le trouvais déjà magnifique !). C'était le cuir que je rêvais de m'offrir pour me récompenser de mon permis (quel intérêt d'en avoir deux vous allez me dire ? Ben l'autre est un peu plus grand, il me sera bien utile en hiver quand j'aurai plein de pulls à mettre en dessous, et je pourrais prêter l'un des deux à une éventuelle passagère ^^) ! Eh bien disons que je me suis un peu avancée sur mon permis et que je l'ai pris (j'en ai profité pour prendre une paire de gants d'été super bien protégés (coqués de partout)). Voici donc en exclusivité, pour vous, deux photos de Panthère avec son nouveau cuir sur le dos : le Bering Heaven (d'où mon paradize dans le titre, hi hi). Alors, verdict ? Moi je trouve qu'il me va vraiment à ravir !

Ce cuir restant mon cadeau à moi-même pour l'obtention de mon permis A, je me suis jurée de ne pas le porter avant d'avoir eu ledit permis ! :)

Ce cuir est étanche (si si !), les protections épaule et coudes sont amovibles (j'ai testé !), doublure amovible également. Son seul inconvénient est qu'il serait inconfortable par grande grande chaleur (Sophie m'a déconseillé de le mettre en Corse cet été), car la doublure qui fait l'étanchéité conserve une certaine chaleur à l'intérieur du cuir :)

Sophie m'a été de bon conseil de bout en bout, une très bonne commerçante ! Peut-être devrais-je être plus regardante sur les prix et pourrais-je faire certaines économies, mais quand on a une personne comme elle qui connaît manifestement très bien son produit et est super sympa, ça donne envie de sacrifier quelques dizaines d'euros pour le conseil et la qualité d'écoute !

Bref, mesdames, si vous avez besoin d'acheter un casque, des gants, un cuir (veste ou pantalon), ou que sais-je en rapport avec la moto, allez la voir, elle est vraiment très très bien !

 



(Pour afficher plus grand, clique droit "Afficher l'image")

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Premier rapide sur plateau



Ci-dessus la Kawazaki Z750. Si j'ai bien compris ce que m'a dit la meilleure amie de ma mère ce matin, c'est la future moto de son fils, avec qui j'ai fait mon cours aujourd'hui ! C'est une famille de motards super sympas, je crois que sans eux il y aurait plein de ficelles du deux roues qui me seraient passées sur le nez ! Merci à eux, donc !

Je ne vais pas vous écrire mon cours dans le détail cette fois-ci, car il y a moins à dire.
Chaque cours qui passe je sens mon aisance sur la moto qui augmente, et ma maîtrise qui progresse. C'est très rassurant de ne plus flipper de prendre un virage "couchée" à 90km/h, vraiment !

Bref, j'ai commencé ma leçon par un plateau lent. J'avais perdu certains des réflexes que j'avais acquis la semaine d'avant, j'ai shooté quelques plots, mais sur la fin j'avais retrouvé ma souplesse au guidon, un regard correct qui anticipait ce qui fallait, et du coup j'avais une bonne trajectoire et faisais peu de fautes.

Ça m'a pris la moitié de mon cours (à vue de nez, car je n'ai pas de montre pendant mes cours, je ne porte aucun bijou), mais finalement F. m'a montré le premier circuit de rapide... Je me suis collée à lui pour bien ressentir comment la moto bougeait et ne pas le gêner (j'avais l'impression, peut-être à tort, que si j'avais été moins proche j'aurais pu le gêner dans le contre-braquage et le freinage au demi-tour au fond), ce qui a valu une remarque du moniteur qui rêve de me piquer mon cuir (cf. ma note sur mon dernier cours, un peu plus bas) : on dirait deux amoureux... ça m'a bien fait marrer :) Surtout qu'en plus F. se fait pas prier pour être collé, je pense... enfin bref !

Ensuite il m'a laissé la moto... et là j'ai eu quelques secondes de pure angoisse : j'étais persuadée que je n'allais pas y arriver, que je risquais de tomber etc. Je me suis secouée intérieurement, je me suis dite : tu t'en fous de shooter des plots, le parcours est important mais pas essentiel : il vaut mieux que tu loupes un truc, que tu te rétames à vouloir t'obstiner à faire la bonne trajectoire !

Je suis partie, troisième avant le premier plot du slalom... et là, magie... la moto contre-braquait toute seule, ou presque ! Je n'en revenais pas. En plus je n'avais pas l'impression d'aller si vite que ça... J'ai fait mon demi-tour au fond, en freinant beaucoup trop tôt (dû à l'évacuation de mon appréhension du premier rapide), j'ai fait le parcours dans l'autre sens : eh bien, pas un seul plot de renversé ! J'étais trop fière de moi d'avoir aussi bien réussi pour une première fois ! F. était content de moi pour une première fois (ce sont peu ou prou ses mots).
Mon angoisse disparue, j'ai travaillé mon rapide tranquillement. Quelques plots ont quand même sauté, j'ai fait quelques bêtises, mais de bonnes bases étaient posées, F. était content de moi. Apparemment ie n'ai qu'à peu près trois secondes de trop à supprimer pour être dans les temps (eh oui, cette épreuve est chronométrée !). Une seconde sur l'aller et deux sur le demi-tour d'après F. Je verrai ça la semaine prochaine.

R. quant à lui (le fils de l'amie de ma mère) a été sympa, m'a posé quelques questions (sont motards de famille dans leur famille), m'a attendue pour repartir... bref ça fait plaisir des petites attentions comme ça !

Lui a déjà acheté sa moto (cette chance !), son père l'a aidé à choisir... et c'est probablement lui (son père) qui m'aidera pour choisir la mienne, aussi ! Histoire de ne pas me faire arnaquer sur des choses que je ne vois ou n'entends pas... (bruit de moteur bizarre par exemple)

Bref, encore une leçon où j'ai assuré comme il faut, je suis contente de moi !

Le retour s'est bien passé, et deux anecdotes au sujet de ce trajet à vous raconter... déjà j'avais une p*tain de mèche de cheveux qui s'était coincée devant mon œil droit, c'était super gênant pour conduire, plusieurs fois j'ai dû lever ma visière pour la remettre en place, la poisse, mais au moins ça m'a un peu entraînée à n'avoir qu'une main sur le guidon !

Et la seconde anecdote, la plus sympa : j'étais donc sur le chemin du retour à suivre R. quand une voiture de société d'ascenseurs m'a doublée en klaxonnant avec warnings allumés. Et là, j'ai éclaté de rire sous mon casque et j'ai fait un signe de main au conducteur : c'était tout simplement mon chéri :-D
Il en fallait une sacrée coïncidence pour qu'on se retrouve sur une portion d'autoroute en même temps (il rentrait de son boulot), mais c'est arrivé, et c'était marrant !

Sinon, encore eu droit à des saluts motards, (dont une motarde !) toujours aussi plaisant !

Et dernière petite chose, sur le lent j'étais avec un homme d'un certain âge (45/50 ans) et une jeune femme, l'ambiance était assez détendue, on allait relever les plots les uns des autres, on se faisait des politesses pour faire les circuits, c'était sympa. Sans oublier les blagues échangées avec un autre motard (lui aussi d'un certain âge) en attendant notre tour pour le rapide. Je me fichais notamment de F. avec son magnifique parapluie délavé à moitié blanc/coloré et avec une baleine cassée, c'était assez drôle à voir.

Fin de la narration, la suite jeudi matin "à la fraiche" comme le dit F. c'est-à-dire entre 7 et 10 heures, avant d'aller au boulot !

PS : Je ne suis pas tombée !

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Anecdotes à deux roues



Pour commencer, voici la présentation du bel engin ci-dessus : une Kawazaki ER6N, que certaines moto-écoles ont à disposition de leurs élèves, et accessoirement la future de Candy, si toutefois tu ne changes pas d'avis ma belle :) Ce roadster est assez léger puisqu'il pèse environ 180kg… Il est plutôt agréable à regarder, mais personnellement j'ai un blocage sur le phare avant que je trouve moche !

Je voulais vous raconter deux anecdotes motardes, donc c'est parti.


Aujourd'hui j'étais de sortie car la météo s'y prêtait, et puis il aurait été criminel de rester enfermée chez moi par un temps pareil !
Bref, j'étais en ville, et j'ai vu un motard arriver. Sur une Kawa ER6N justement… et comme par hasard il est passé en vrombissant bien comme il faut devant moi (sur une route qui ne prêtait pas à ce genre de jeu ^^), et s'arrête quelques mètres plus loin à un stop. Sur le trottoir en face de moi, et donc à côté de lui, deux gars et deux nanas. Et là, va savoir pourquoi, un des mecs lui sort : "Tapette !". J'ai pas compris le pourquoi du comment de l'insulte, et le motard non plus. Je n'ai pas vu la tête qu'il a fait vu qu'il avait son casque, mais je l'ai vu tourner la tête vers le gars.
Alors bon peut-être que le gars parlait à un autre de ses potes mais j'en doute fortement. Bref, agression gratuite, j'ai pas trop apprécié, j'étais à deux doigts de traverser et d'aller lui en mettre un dans le nez. Quand on sait les difficultés qu'on peut rencontrer pour apprendre à conduire un de ces engins, on ne traite pas un conducteur de tapette… Surtout quand manifestement, soi-même, on ne sait pas en conduire un !

Et la deuxième petite anecdote… suite à une petite fringale, j'ai décidé avant de prendre mon train pour rentrer chez moi d'aller à la boulangerie en face de la gare. En sortant de celle-ci, armée d'un pain aux raisins et d'un jus de fruits (haut potentiel de dangerosité… pour la ligne !), j'avais une route à traverser avant de rejoindre mon quai, un peu plus loin et un peu plus bas. Je m'arrête sagement face au passage piéton, je regarde à ma gauche : deux voitures arrivaient, un motard juste après. Là direct je me suis dit : à tous les coups, y'a que le motard qui va s'arrêter. C'est ce qui s'est produit. Je l'ai remercié avec un grand sourire :) Encore un truc tout con mais j'ai bien aimé !

Sinon, demain premier essai de rapide. Je suis pas totalement rassurée, car j'ai compris récemment que j'avais mal interprété la façon de contre-braquer, technique essentielle pour éviter un obstacle qui est le nœud du rapide. Enfin mieux vaut tard que jamais, j'aurai tout le temps pour la tester et la maîtriser, maintenant que je sais comment on fait !
Je vous en dirai plus demain (ou dans les jours qui viennent), en espérant revenir en un seul morceau. Tomber sur le lent ce n'est pas bien grave, le rapide peut occasionner plus de dégâts. Priez pour moi et mon intégrité physique !

Sur ces bonnes paroles, à bientôt chers lecteurs et lectrices !

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Plateau de rêve aujourd'hui...

 



Commençons par le commencement : vous avez ci-dessus un des plus beaux roadsters existant (avis purement personnel !), à savoir la Brutale...

Maintenant je peux vous parler de mon dernier cours... Bon, déjà, il faut que vous sachiez que j'en suis à 14 heures. Le minimum est de 20 heures, mais je savais que je ne pourrais pas boucler en 20 heures. J'ai besoin de prendre confiance en moi au début, donc ça fait des heures de "perdues", mais je tenais à faire mieux que mon permis voiture (plus de 40 heures, sans conduite accompagnée je tiens à le préciser !), en fait mon objectif est de boucler entre 25 et 30 heures. Réalisables vu les miracles que j'ai faits aujourd'hui...

J'arrive à la moto-école, je n'étais pas seule, avec un autre mec, pas le même que la dernière fois (lui s'appelle A.), mais beaucoup plus bavard et sympa (l'autre était réservé et dans son coin), direct on commence à faire front face à F. qui nous traitait d'anormaux parce qu'on ne buvait pas de café... :D
On part, moi devant, comme la dernière fois, et grande première, j'ai pu sortir la moto du garage (bon j'étais pas pieds sur les repose-pieds, mais contente de moi quand même !) !
Bon la route se passe tranquillement, parce qu'il faisait un temps magnifique, et pas trop de vent, l'idéal pour rouler, en somme. D'ailleurs j'avais prévu le coup : un petit pull à col roulé pas trop épais, un tee-shirt en dessous, et le cuir par-dessus : c'était nickel pour l'autoroute !

On arrive là-bas, grande première bis, j'ai enfin pris la moto pour aller sur le plateau ! (J'avais demandé à F. si je pouvais le faire, il m'a dit "au contraire, vas-y, ça m'évite de descendre de voiture etc !") Le chemin étant bien sec, ça n'était pas trop difficile. Cela dit, c'est étroit, et on a vite fait de se payer un buisson si on ne fait pas gaffe.

Comme d'habitude, on s'est posé en arrivant quelques minutes, puis F. a montré le parcours à A. et m'a demandé de faire une demo pour lui montrer ce que ça donnait à moto. Ce que j'ai fait... tranquillement, sans stresser. Un bon aperçu de ce que sera tout mon cours sur plateau.

J'étais tellement calme et concentrée... F. me disait toujours quand je passais à côté de lui "mais souris un peu !". Trop concentrée ! Bref, j'ai fait très peu de fautes sur le lent, du coup F. m'a montré comment faire le demi-tour. Pour vous faire court et simple, c'est un espèce de grand 8 que vous faites à plat, en fonçant dans les lignes droites, pour freiner sur la fin fort et tourner ensuite. Avec deux trois petites techniques en plus (se pencher, commencer à tourner pile au moment où tu lâches le frein pour ne pas laisser le temps à la fourche de trop "grandir", accélérer à la fin du virage en contre-braquant pour gagner un peu d'accélération...), ça allait comme sur des roulettes ! Sauf une fois où je sentais pas le virage, j'ai freiné en tournant, la moto a basculé, j'ai réussi à la retenir deux secondes, et j'ai fini par chuter. Ce qui était bête car deux secondes après F. était là, si j'avais pu tenir encore un peu, il m'aurait rattrapée !

J'avais si bien fait le demi-tour qu'il m'a appris le premier circuit du rapide en me le montrant à pied. Mais comme je le sentais moyennement, j'ai préféré ne pas tenter le diable et m'arrêter sur cette excellente impression du cours d'aujourd'hui.

Et durant ce cours se sont passé certaines choses... des remarques tendancieuses de F. (d'autres l'auraient mal pris, mais moi ça me faisait marrer) du genre que les nanas écartaient toujours les cuisses (des fois j'oublie encore de serrer), j'aurais dû lui répondre (je n'y ai pensé qu'après coup) qu'après tout, c'était pas notre faute s'ils étaient pas fichus d'y arriver quand on avait les jambes serrées... lol Et sinon j'aidais A. qui galérait avec les doublures de ses gants qui étaient tire-bouchonnées dans ses gants... j'avais un stylo, je lui ai torché son premier gant en 1mn chrono, il a tenu à faire le deuxième... 15mn après il y était toujours, du coup F. m'a demandé de m'arrêter dans mes demi-tour pour l'aider. C'était assez drôle. Je lui ai réglé ça en une minute après quelques gestes douteux que F. n'a pas manqué de souligner, ce qui m'a bien fait marrer et A. aussi... Je l'ai traité d'esprit mal tourné ^^

Ça plus un moniteur qui avait flashé sur mon cuir et voulait me le piquer pour le donner à sa femme, je me suis bien marrée durant cette session... En fait je me rends compte qu'il me suffit de petits détails pour être vraiment bonne dans ce que je fais : être reposée, convaincue, et être dans une bonne ambiance (je suis sûre que A. a été en partie responsable de ma réussite. C'est toujours plus sympa d'être à plusieurs, je trouve !).

Le retour s'est bien passé, A. est passé devant pour le chemin en terre, du coup je l'ai laissé rester devant pour qu'il voit un peu ce que ça fait. Finalement suivre, ça a du bon, c'est presque plus reposant ! Une dernière anecdote au sujet du chemin en terre... Figurez-vous que j'ai eu la bonne idée de caler en côte ! Heureusement j'ai eu le réflexe de freiner tout de suite pour ne pas partir en arrière. J'ai donc eu un bon petit entraînement de démarrage en côte sur chemin en terre (sec heureusement), et ce plusieurs fois, car cette garce a bien dû caler encore deux fois !

Nous sommes arrivés en un seul morceau devant le garage, et nous avons rentré nos motos comme des chefs !

J'étais vraiment très contente de ma séance, et apparemment F. aussi. Je lui avais demandé sur le plateau combien d'heures il me faudrait encore pour passer le permis. Telle que j'étais partie avant, c'était 20, selon lui. Donc maintenant, moins... pour l'instant j'en suis à 14, je pense que mon objectif de 25 est réalisable, si toutefois je ne bloque pas sur le rapide ! Je saurai ça pendant la prochaine leçon.

Je crois qu'une des autres choses qui a joué était que pour une fois, j'avais fait un petit effort vestimentaire (auparavant je n'osais pas, de peur de tuer un pantalon que j'aimais bien). J'avais mis un jean noir taille assez haute (parfait pour la moto) et une bonne longueur de jambe (vive New Look pour ça !), avec mes Doc, ça changeait de mes précédentes tenues. Et puis il faisait assez chaud pour se passer de la combi pluie qui coupe du vent... Je ne sais pas ce que je donnais sur ma CB500, mais ça devait rendre assez bien !

Ah et j'allais oublier le plus important : j'ai eu droit à plusieurs saluts motards ! J'étais trop émue (je sais, il m'en faut pas beaucoup)... trop contente !
Et enfin, il est possible que je re-roule avec A., car il prend très souvent ses leçons le jeudi (c'est lui qui me l'a dit), et comme je prends souvent mon jeudi comme repos... ça serait cool car sa présence me réussit bien !

Voili voilou, j'arrive au bout de ma narration, c'était aujourd'hui de 14h à 17h, mon excitation n'est toujours pas retombée, je suis heureuse et fière de moi. Et bien sûr, j'ai hâte d'être à ma prochaine leçon...

A très bientôt pour la suite !!!

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Petite anecdote du jour




Les plus courtes sont les meilleures, il paraît ! Alors une note courte, une ! Avant de vous conter l'anecdote en question, je tenais à vous révéler le doux nom de cette demoiselle en photo ci-dessus : la Honda Hornet 600...

Ma courte histoire se déroulait hier... je venais de descendre du bus, et comme d'habitude, j'étais aux aguets d'un joli bruit de moteur, car dans la zone où je travaille, les motards sont fréquents. J'ai vite repéré une 125 qui arrivait dans ma direction. A défaut de mieux (je boude les 125 maintenant que je sais comment les repérer, il n'y a bien que les Varadero que je trouve jolies ;) ), je le suis des yeux...
Arrivé à ma hauteur (juste après avoir passé un rond-point, important pour la suite), le conducteur klaxonne. J'étais partagée entre la flatterie et une violente envie de rire. Que je vous explique... Je ne sais pas si c'est monté pareil sur toutes les motos, mais en tout cas sur celle que je conduis, le klaxon est juste en dessous des clignotants (tire gauche pour la gauche, tire droite pour la droite, appui central pour enlever le clignotant), et il m'est arrivé plus souvent qu'à mon tour, en voulant enlever le clignotant, d'appuyer par mégarde sur le klaxon.

Conclusion de l'histoire par une question : à votre avis, il a voulu me klaxonner parce que je le fixais des yeux, ou bien il cherchait juste à enlever son clignotant d'après rond-point et s'est planté ? Je n'ai toujours pas trouvé la réponse, mais ça m'a fait sourire jusqu'au magasin, et suffisamment rire intérieurement pour y consacrer une note ici !

Et vous, des anecdotes marrantes à raconter, ces derniers jours ?

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On the road again...




"Petit air connu chantonné par l'Âne dans Shrek"

Voici la meule (jargon du milieu, bécane si vous préférez) sur laquelle je roule à la moto-école... une CB500 ! Taille de guêpe, elle les cache bien, ses 180kg tous pleins faits ! C'est avec elle que j'apprends à rouler, à me gameller, à m'éclater, et à me courbaturer de partout (et on serre les cuisses dans un virage... hu hu !) !

Mon deuxième cours a eu lieu aujourd'hui... 3 longues heures (longues parce que j'étais trop crispée, main droite limite HS à la fin, et je parle pas de mon épaule et de la partie supérieure droite de mon dos... super douloureux !), par pluie, beau temps, et par rafales de vent qui m'ont fait quelques (petites) frayeurs. J'ai chuté encore une fois, mais rien de bien méchant, je dirais même que c'était voulu. J'avais mal engagé un changement de direction, et comme j'estime (à tort ou à raison ?) n'avoir pas encore les capacités pour rattraper ça, j'ai préféré finir à petite vitesse dans le champ boueux et confortable plutôt que plaquée sur le bitume sous la bécane, à me faire dans le meilleur des cas, des bleus supplémentaires... résultat une chute tout en douceur en souriant (si si je vous assure), et la tête impayable de F. sortant de la voiture : "ben alors qu'est-ce que tu m'as fait ???".

J'ai appris le contre-braquage aujourd'hui (pousser sur le guidon à gauche en cas de virage à gauche, et vice versa), ce qui fait que nous (je peux dire nous, maintenant !) les motards nous penchons quand nous abordons un virage.
J'ai également appris le démarrage en côte... Je l'ai trouvé plus facile qu'en voiture, mais peut-être était-ce tout simplement parce que je savais déjà le faire en voiture... Là au moins, pas de frein à main casse-pied à desserrer une fois qu'on sent la moto commencer à partir ! Juste le pied droit à lâcher du frein et hop, roulez jeunesse !

J'avais oublié de vous dire que pour ma première leçon, il faisait 3°C, et que mes lunettes (et non pas ma visière) s'encombraient de buée malgré ma visière entrouverte. Cette fois-ci, il faisait 8-9°C, je roulais plus vite (toujours la visière entrouverte), donc pas de problème de buée, merci mon dieu, parce que si à 20km/h ce n'est pas "trop grave", à 70/80 ça l'est déjà plus !

J'ai malgré tout encore grelotté de froid sur la première moitié du cours quand je roulais à plus de 50... Heureusement, rapidement, F. m'a proposé de mettre ma veste et mon pantalon de pluie (tout neufs, achetés pour l'occasion car je savais qu'il risquait de pleuvoir aujourd'hui !), pantalon doublé qui faisait effet sur le froid et le vent, et la veste sur le vent... A partir de là j'ai eu encore par moments un peu froid, mais rien comparé à avant. Et mine de rien, ça aide à se concentrer sur la route, de ne pas avoir à grelotter !

J'ai encore des soucis avec le freinage (mais je dose beaucoup mieux, c'est moins abrupt, par contre je freine toujours trop tôt... je me souviens que pour mon permis voiture, j'avais eu le même problème... ça viendra au fur et à mesure, je ne me fais pas de soucis pour ça ! En plus j'ai fait un freinage "d'urgence" impeccable en pleine campagne, suite à une priorité à droite qui apparemment n'en était pas une (dans le doute j'ai préféré m'arrêter) d'après F. mais il m'a fécilitée sur le freinage impeccable :p), et je me fais encore des frayeurs sur embrayer et débrayer (notamment un fameux tournant dans ma ville, où je suis passée en troisième au lieu de passer en première, argh !), mais je tourne déjà beaucoup mieux...

Je suis globalement très fière de moi, parce que je vous parle de tout ça, sans vous préciser qu'à chaque commencement de cours, j'ai la peur au ventre (peur de me casser quelque chose et de décevoir F. plus qu'autre chose), mais elle finit toujours par partir et être remplacée par la concentration, et le sourire dans certaines occasions... J'apprécie pleinement que F. rompe ma "solitude" en me parlant via la radio (même si je ne peux pas répondre et que ce sont uniquement des indications de direction ou des conseils/rappels de conduite), et en même temps je suis fière qu'il ne me parle pas pendant cinq minutes (bah oui, ça signifie que je fais rien de mal, aussi !) !
J'avance dans mon apprentissage, je m'en rends très nettement compte, et ça m'encourage à continuer, encore et encore, à maîtriser les basiques de la conduite d'un deux roues.

C'est aussi en commençant ce permis que je me rends compte qu'il ne dispense vraiment que les bases, et que ceux qui s'imaginent savoir conduire une moto en ayant leur permis se trompent lourdement... Depuis que j'ai commencé, je traîne sur les forums, et je vois pas mal de têtes brûlées qui veulent déjà des grosses cylindrées comme première bécane, je trouve ça (et les motards expérimentés aussi) suicidaire ! Alors je me dis qu'une fois que je l'aurai, j'aimerais bien tracer la route avec d'autres motards, continuer à apprendre mais pas seule, histoire que s'il y a un pépin, quelqu'un soit là pour moi (ou vice versa !) !

Enfin, F. m'a dit qu'il était compréhensif pour le moment parce que je débutais, mais qu'il serait bien que je roule aux limitations de vitesse (apparemment j'ai pas dépassé le 70 hors ville... lol). J'espère y arriver bientôt, mais déjà à 70 j'avais l'impression de rouler beaucoup plus vite... ça me faisait ça aussi pour le permis voiture, alors ça viendra en temps et en heure... Dire qu'il a osé me comparer à sa grand-mère (Je cite : "J'ai l'impression de rouler derrière ma grand-mère !"), humpf ! Au moins, il ne pourra pas dire que je ne suis pas assez prudente...

Durant cette leçon, nous avons fait le tour de tous les patelins autour de chez moi, c'était vraiment très agréable (surtout que le ciel bleu était de la partie par moments), et je sais déjà que je serai de ceux qui préfèrent la balade tranquille à la vitesse pour la vitesse (je suis déjà pas comme ça en voiture, alors en moto, je vois pas pourquoi ce serait le contraire !).

Et le meilleur de cette leçon pour la fin (le meilleur à mes yeux hein !) : j'ai croisé deux motards (un sur routière, l'autre sur roadster ou sportive, pas bien vu), et tous les deux m'ont saluée (le premier signe de tête, le second de la main)... Gnia, ils saluent même les motards qui apprennent, c'est trop la classe ! J'étais fière comme un coq, vous vous en doutez :p
Et le plus drôle, flatteur, les deux, comme vous voulez : je sors de l'auto école mon cuir sur le dos (fait encore trop froid pour l'enlever la leçon finie !), et le casque à la main. Je vois un motard arriver au loin, il me voit traverser, et là, il a fait son kéké : ronflement de moteur et long regard appuyé en passant devant moi, j'ai trop apprécié ! Il ne devait pas être trop vieux (et apparemment il habitait (ou rendait visite) pas loin de l'auto-école, on l'a recroisé avec mon frère en repartant)... C'est ce genre de "détails" qui me donnent hâte de faire partie de cette communauté !

Voilou, je crois avoir fait le tour, j'ai déjà hâte de faire la prochaine leçon, même si ça signifie autoroute pour y aller, et plateau à gogo (je vais en chier pour le plateau au début, je le sens !) ! Bien entendu, je vous tiens au courant...

A très vite chers lecteurs et lectrices !

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Première leçon de conduite moto




Un titre alléchant, n'est-ce pas ?

Je ne vais pas vous faire mariner plus longtemps et vous raconter les deux plus incroyables heures de ma vie en ce début d'année 2009...
Aujourd'hui à 15 heures, j'avais mon premier cours de moto. Je me suis rendue à l'auto-école (ou devrais-je dire, la moto école) l'angoisse au ventre mélangée à une grande excitation. F. mon moniteur (c'était déjà avec lui que j'avais passé mon permis voiture, je peux vous dire que ça aide à vous rassurer, surtout quand le bonhomme est plutôt posé de base !), m'a expliqué la théorie de base dans le hangar de l'auto-école. Comment démarrer la moto, débrayer, passer les vitesses, freiner, les clignotants, etc... Il m'a testée dans le garage, sur la béquille centrale (la roue arrière ne touchant pas le sol, je pouvais passer toutes les vitesses que je voulais). Ensuite on a enfilé nos protections (veste, casque, gants), je suis montée derrière lui et il nous a emmenés sur une route très peu fréquentée pour m'exercer. J'ai appris à passer les vitesses, à freiner, à rétrograder... le tout sans me casser la figure, enfin presque... à un moment donné, assise à l'arrêt sur la moto, la vilaine a penché vers la droite, et m'a entraînée dans sa chute, droit dans le champ boueux... Plus de peur que de mal, et c'est là que vous êtes content d'avoir un moniteur masculin et costaud pour redresser la bécane (180kg la louloute, ça fait un sacré morceau !) !

Il semblait assez content de moi pour passer à autre chose, mais j'ai quand même voulu refaire un tour pour maîtriser un peu mieux le freinage (Je ne rétrogradais pas mais l'inverse, pour le frein moteur, ça le fait moyen !), et ensuite il est resté derrière moi et on est rentré à la moto école avec moi au guidon... trop fière (mais un peu angoissée aussi, super peur de partir dans le décor ou un autre usager !) ! On a fait une petite pause, et on est reparti, moi sur la moto, lui dans la voiture derrière, moi avec le kit oreillette et lui la radio. C'était très rassurant de l'entendre régulièrement me parler au creux de l'oreille, je me sentais moins seule sur la moto...

J'étais super surprise de déjà passer à de la conduite en ville en venant à peine de commencer, mais il devait estimer que j'étais prête, ce qui à mes yeux était un sacré motif de fierté quand on sait que pour mon permis voiture, j'ai mis beaucoup plus de temps à passer à la conduite en ville... Contrairement à en voiture où je surveille toujours le compteur des yeux (je suis une quasi maniaque des limitations de vitesse...), là je n'en ai pas eu trop l'occasion, car ça aurait signifié aller au tas direct... A moto, si vous ne regardez pas loin devant vous, vous vous ramassez, point.
Bref, je me suis baladée dans les petits villages autour de chez moi (c'est là que je suis contente d'habiter à la campagne, il y a beaucoup moins de circulation et on peut profiter du paysage sans se stresser), j'ai même osé piquer une "pointe" à 80km/h hors village sur une ligne droite, j'étais assez contente de moi. Un peu plus loin, je devais tourner à gauche. Une voiture arrivait à gauche (et soudain mon Code me fait défaut... j'étais prioritaire, mais j'avais un vieux doute), F. qui me dit dans l'oreillette "Fais attention, il y a une voiture qui arrive à droite", le stress monte, je ne sais plus si je dois freiner ou accélérer, et je finis par tourner à moitié à gauche, et je tombe... sur la route cette fois, mais presque dans le champ (je ne gênais pas la circulation), ma cheville gauche coincée sous le réservoir me fait mal. F. se gare en catastrophe derrière moi et vient me dégager en me demandant si je n'ai rien. Je réponds que je crois que oui, mais j'ai quand même sacrément mal à ma cheville gauche côté externe. Du coup il m'a proposé de rentrer avec la voiture, et lui est rentré avec la moto.

Pour une première leçon de moto, je suis super fière de moi. Moi qui pensais être complètement tétanisée par le stress et l'angoisse de me planter, j'ai réussi à apprendre rapidement les basiques, suffisamment pour qu'il me pense prête pour de la circulation en ville, et monter jusqu'à 80km/h hors ville (oui oui, je sais, deux fois que je le dis !). Je suis rentrée à l'auto-école en voiture sans accident (j'ai même fait un bataille arrière impeccable, avec une 307 que je ne connaissais pas, mais la direction assistée ça aide, quand d'habitude on a une R5...). Je ne sais pas si F. propose ça à tous ses élèves qui ont chuté, mais sa confiance m'a vraiment touchée.
Arrivée à l'auto-école, on a pris rendez-vous pour la prochaine leçon, et j'ai réglé ce que je lui devais, avec beaucoup de mal car le froid et le contre-coup de la chute faisaient fortement trembler mes mains.

Bilan de cette première leçon : mélange de plaisir et de peur. En tout cas je ne suis pas une casse-cou, d'après les commentaires de mon moniteur (il ne m'a jamais dit : ralentis !), par contre je roule un peu trop à droite... En moto, on peut rouler au milieu de la voie de droite dans déranger, il va falloir que je m'y habitue !
En tout cas cette première leçon me conforte dans mon envie d'apprendre, de passer ce permis et de l'obtenir. Je me fiche de savoir qu'il est plus dur à passer que le permis auto (et à raison, quand on sait les risques qu'on prend sur une deux-roues...), j'ai la gniac, j'ai envie de me prouver à moi-même que je peux le faire (et je le sens/sais), ainsi qu'aux autres. Tout le monde a essayé de me dissuader, et je ne me suis pas démontée. C'est la première fois de ma vie que je défends avec autant de férocité l'un de mes projets, l'une de mes envies, et maintenant que j'y ai goûté, je sais avec certitude que j'arriverai au bout, peu importe le temps que ça prendra.

Je voulais aussi remercier F. qui a vraiment été génial, loin du moniteur auto-école que je connaissais (même s'il ne passera jamais ici)... La moto le botte sans doute plus que la voiture, ce qui expliquerait sans doute qu'il ait été aussi cool pendant ces deux heures. Peut-être que mon envie d'apprendre et mon minimum de débrouillardise ont aidé à cette attitude détendue et confiante, ça m'a en tout cas beaucoup aidée à moins stresser et à me détendre davantage.
Et enfin chose très étrange mais qui me rassure complètement, à moto je n'ai pas cette crispation étrange que j'ai dans l'épaule droite quand je conduis les deux mains sur le volant plus d'un quart d'heure. Ouf... parce que tenir le volant d'une main quelques secondes pour dissiper la tension, c'est faisable, le guidon, moins, déjà... Une tracasserie de moins.

Conclusion : je suis fin prête pour ma prochaine leçon ! En espérant pas ou moins de chutes, et surtout épargnant mes pauvres chevilles (vive mes Docs et mes chaussettes de ski qui ont absorbé le gros du choc) !

J'espère que ça vous a donné envie de vous y mettre, et je promets des balades à qui veut, sous la seule condition d'avoir les équipements sécurité nécessaires, et d'être un passager exemplaire (si c'est pour avoir un trouillard qui flippe et fait les mouvements qui ne faut pas pour qu'on se ramasse, pas la peine !) !

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