
Zazie
- Ça (extrait de l'album Totem)
On
oublie les adresses
Comme les gens qui nous blessent
On oublie sans cesse
Les jours d'anniversaires et nos clefs, les repères, on les perd
On oubliera les chaînes de nos vies qui se traînent
On oublie quand même
Mais il est une chose à laquelle nous resterons fidèles
Les yeux, la voix, les mains, les mots d'amour ça reste là
Le jour et l'heure, la peau, l'odeur, l'amour ça reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ça ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ça
On n'oublie pas
J'oublierai ce mois d'août où j'ai dû faire la route sans toi
Sans doute
J'oublierai ma défaite et le rêve qui s'arrête
J'oublierai peut-être
Mais j'y pense encore quelques fois et ça ne s'explique pas
S'explique pas
Tes yeux, ta voix, tes mains sur moi toujours ça reste là
Le jour et l'heure, ta peau, l'odeur, l'amour ça reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ça ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ça
Je n'oublie pas
Les yeux, la voix, tes mains sur moi, les mots d'amour ça reste là
Le jour et l'heure, la peau, l'odeur, l'amour c'est là
On n'oublie pas
Les yeux, la voix, tes mains sur moi, les mots d'amour
Ça
reste là
On n'oublie pas
Ça s'oublie pas
Le jour et l'heure, la peau, l'odeur, l'amour c'est là
On n'oublie pas
Ça s'oublie pas
Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour
Ca reste là
On n'oublie pas
Je t'oublie pas
Le jour et l'heure, la peau, l'odeur, l'amour c'est là
On n'oublie pas
Je ne t'oublierai jamais
Je ne sais pas pourquoi, cette chanson me touche... Elle me frappe en plein
coeur chaque fois que je l'entends. Une grande mélancolie mêlée à une envie de
pleurer me prend quand je l'écoute. La voix un peu plaintive de Zazie, le mode
mineur utilisé pour rendre la tristesse, le piano en fond, et la justesse de
ces mots. Quand j'étais jeune je me souviens avoir lu/entendu que lorsqu'on
aimait plusieurs hommes en une vie, chaque amour était unique. J'avais du mal à
croire qu'on puisse aimer différemment. Maintenant, avec trois hommes à l'actif
de mon coeur, je sais et comprends ce que cette phrase essayait d'expliquer.
Le premier, je l'ai aimé avec toute la force d'un coeur qui n'avait pas eu son
baptême du feu de l'Amour. Cet amour-là, il se résume aux deux mots
"premier amour". Une presque année avant une grande souffrance. J'ai
oublié la cicatrisation mais je me souviens de la douleur première... j'étais
désespérée.
Le second, je l'ai aimé, ma naïveté amoureuse déjà beaucoup moins présente,
mais encore là malgré tout. Des hauts et des bas, il y en a eu. Il a développé
mon goût pour la culture, les sorties en général, et à son insu, il m'a fait
prendre conscience de tout ce que je ne souhaitais pas dans un couple. Des bons
souvenirs, mais aussi des mauvais. Un 50/50. J'ai davantage souffert aux
ruptures avec lui, parce que j'étais plus grande, plus mûre, plus apte à
souffrir et à prendre conscience de toutes les subtilités du revers de la
médaille en amour. Ca aura duré 3 ans.
Le troisième et actuel, mon Namour, parmi tant d'autres petits surnoms
(Quoiqu'Anaïs puisse en penser !)... il m'a fait découvrir la tendresse et les
petites attentions au quotidien, un homme qui aime câliner et être câliné, je
n'avais encore jamais connu jusqu'ici, et ce n'est que maintenant que je l'ai
que je me rends compte à quel point j'en avais besoin. Un homme qui me
ressemble sans me ressembler, qui a les valeurs que j'attendais et qui me
rassurent. Je n'ai jamais été aussi bien épanouie que depuis que je suis avec
lui...
Zazie dit "ça ne s'oublie pas". Et c'est vrai. Mais cela doit varier
selon les personnes... la peau, l'odeur, j'ai oublié, mais pas le jour et
l'heure. Je me revois encore à mes 16 ans, à ces fameuses vacances dans les
Pyrénées, sous un ciel bleu avec un soleil de plomb, ou de nuit sous une pluie
torrentielle... chaque minute de ces deux semaines là-bas est gravée dans ma
mémoire.
Ou encore l'événement des 18 ans d'une amie, quelques mois avant les miens ;
les embrouilles que ça avait engendrées ; les deux ruptures au fil des trois
années, pour aboutir à la troisième, définitive, elle, venant de moi.
Zazie a dit "je n'oublierai jamais". C'est vrai, je n'oublierai
jamais. Mais ces deux amours sont morts, et il n'y a aucun regret. Sans eux, je
n'aurais peut-être pas eu la chance de rencontrer mon Ange, et d'apprécier
comme je l'apprécie ce qui fait sa personnalité.
Pour conclure, une autre chanson de Zazie, extraite du même album, que je dédie
à mon homme... à cela près que contrairement à "je", je n'ai pas besoin
d'inventer, car j'ai trouvé...
Zazie - Totem
Le pied
La jambe
L'esquisse
La cuisse
Un bras
De fer
Un coeur
De pierre
Mes mains
Sur lui
S'abîment
Mes mains
Qui saignent
Dressées comme un totem
Je sculpte
Je taille
J'invente
Cet homme
Qui m'aime
Qui m'aime
Plus fort
Encore
Plus haut
Le corps
Plus dur
Plus chaud
Mon âme
De Squaw
Façonne
Cet homme
Rêvé
Caresse
L'idée
Dressée comme un totem
Je sculpte
Je taille
Un temple à l'homme que j'aime
Que j'aime
Encore
Je prie
J'attends
L'esprit
Du vent
La vie
Pénètre
En moi
La vie
Peut être
Dressée comme un totem
Je sculpte
Je taille
Je souffle à l'homme que j'aime
Enfin...
Viens...
Viens...
Viens...
Viens...
Edit (14h30) : Je viens de découvrir un blog absolument génial... décidément, les félins, ça me botte, quoiqu'on en dise, je connaissais déjà deux Chats, en voici un troisième, celui de Gluck, pas piqué des hannetons, j'adore ! C'est ici que ça se passe...