Une page se tourne...

Une page se tourne... c'est la fin de cette histoire, mon histoire. Mon histoire d'étudiante. Elle s'est terminée à seize heures aujourd'hui, au bout de mon partiel de Communication. C'est marrant, on a toujours fini par Communication, nos partiels, depuis qu'on a cette matière au programme. Etrange.
C'est un peu la sensation que j'éprouve, d'ailleurs. De l'étrangeté. Ni de la peine, ni de la joie, un espace neutre entre les deux qui prendra ses couleurs dans les jours et semaines à venir, j'en suis persuadée. De l'inquiétude en tout cas, beaucoup. Pour mon avenir professionnel.
Je sens que le temps qui va s'écouler entre maintenant et le jour où j'aurai décroché un emploi va être infiniment difficile. Pourquoi ? A cause de mes parents. Je suis chez eux tant que je n'ai pas trouvé de boulot, et après seulement j'emménage avec mon chéri. Je suis chez eux, donc, pour deux, trois, quatre... plus ? mois. Je crois que je vais très mal vivre cette période... ils vont me prendre la tête parce que je suis à la maison, et exiger de moi beaucoup d'investissement dans les tâches ménagères (plus que mes frangins, qui seront eux aussi en vacances, à part le plus petit (en âge, parce qu'en taille !) qui bosse tout le mois d'août). Ils vont sûrement (mon père surtout) me faire des réflexions à la con si je tarde à trouver un taff (pitié, de la chance, c'est là que j'en ai besoin !), ou si je me rabats sur un taff alimentaire en attendant de trouver, si ça tarde trop.
Et voilà le stress que j'avais réussi à calmer pendant deux mois qui refait surface. Le fait de savoir que j'ai des ami(e)s sur qui je peux compter au cas où ça devienne trop dur à supporter, c'est rassurant. J'espère que ça durera le moins longtemps possible, car je sais ce que ça fait d'user les amitiés jusqu'à la corde en demandant du soutien non-stop (vécu comme l'amie qui soutient, pas l'inverse, quoique, un peu avec Nann y'a deux mois...), donc je ne ferai pas ce que je n'aime pas qu'on me fasse (sur une trop longue durée !).
J'ai plein de projets dans la tête, à court, moyen, et long terme... l'installation avec mon chéri, passer mon permis moto, acquérir une moto, devenir une tricoteuse professionnelle ou presque, essayer de me trouver un chœur amateur (mais sérieux !) dans lequel chanter, avoir des cours de couture (faire mes propres fringues... j'en rêve !), aller en Irlande et au Canada avec mon chéri (et revenir avec plein de photos et de souvenirs au chaud dans ma tête et dans mon cœur), écrire, lire, essayer de me mettre un peu au dessin (j'ai du talent pour copier, j'aimerais le développer, et essayer de créer), tenter de composer de la musique et/ou des chansons (avec mon chéri ? :p), ça devrait pouvoir le faire... (vous avez remarqué, pas de bébés ni de mariage dans ma liste... Aaaaaah je suis Satan !!! Lol. Plus sérieusement, dans la tête de ma mère, c'est évident, et pour elle ça le deviendra aussi dans la mienne, et très bientôt, elle peut toujours rêver !!! (Elle avait qu'à profiter de sa vie au lieu d'essayer de vampiriser la mienne, gnnnn !!!) Vous vous souvenez, l'histoire du "Quoi, MA SEULE FILLE ne veut pas me faire d'enfants ? Au moins un, ça ne va pas te tuer !"...) Eh ben, avec tout ça, va me falloir un mi-temps, sinon je vais jamais avoir le temps de tout faire !!!
Voilà, c'est bon, j'ai trouvé mon tantra pour calmer ma panique : songer à tout ces projets qui ne demandent qu'à être réalisés, et qui me plaisent à moi (et à mon chéri pour certains d'entre eux ! Et à pas à des personnes qui voudraient m'obliger à faire certaines choses d'une banalité et d'une inutilité effrayantes...) ! Ça, ça me donne envie d'avancer, vite et bien. Enfin pas trop vite, sinon j'ai tendance à trébucher...
Musique : Ez3kiel, Mon plus beau cauchemar
Par Panthère, Jeudi 12 Juin 2008 à 23:00 GMT+2 dans A l'école du tigre (article, RSS)








