LE plan galère !

L'affaire a commencé à 5h et des brouettes du matin... je devais me lever à 5h40 (pour une raison que j'expliquerai juste après), et évidemment, ma famille qui a le plus grand mal à respecter le sommeil de son prochain faisait suffisamment de boucan pour me réveiller avant cette heure déjà indue !
Donc, je devais me lever à cinq heures quarante car mon père avait eu, pour ses cinquante ans, un tour en circuit en Ferrari (miam) ! Entre le moment où on lui a offert et le moment où il s'est décidé à appeler, la société avait été rachetée, du coup on s'est retrouvé à devoir y aller pour huit heures le matin... le plan galère de base.
On part il est sept heures du matin environ, entassés à cinq dans la toledo familiale (note : mes frangins : 1m90 et 75kg, 1m82 et 80kg... plus moi à l'arrière, avec pas de place nulle part, ni pour les jambes ni pour les épaules. Au secours...) ! On arrive dans une ville voisine du circuit et on commence à suivre le plan... on tourne, on tourne, et on tourne encore... bon, super, on finit par trouver la rue qui se cachait à nous la vilaine, sauf que, manque de pot, dans cette rue, on peut, ni tourner à gauche comme indiqué dans le plan, et ni tourner à droite... huuuuu rue fantôme où te caches-tu !
On demande à plusieurs passants, qui nous indiquent tous un circuit privé (militaire) où on s'était pointé en premier. Finalement on redescend plus bas, on finit par demander à un type devant un concessionnaire auto, et lui nous indique la route nickel ! Résultat, on arrive là-bas il est huit heures trente... oups !
Du coup on se retrouve à la séance de huit heures quarante-cinq (qui a commencé à neuf heures)... la séance de briefing a dû durer une petite heure (j'en ai appris des choses intéressantes sur les voitures de course ! La technique du talon-pointe, ce serait la top classe qu'un jour j'arrive à la maîtriser, hi hi ! Pour ça il faudrait que je fasse des heures de circuit... gloups !).
Ensuite on a regardé, filmé, photographié Papa avant, dedans, après sa Ferrari...
On a fini par partir de là-bas il était pas loin de onze heures ! Mes parents m'ont déposée dans la ville, près de la mairie... j'avais décidé de faire une surprise à Nann en passant la voir à son taff. Je m'étais renseignée discrètement au préalable pour savoir si elle avait pris des congés, elle m'avait répondu que non. Ce qui n'a pas empêché, quand j'ai demandé à l'un de ses collègues si elle était là, de me voir répondre un non... argh. Ok donc je suis venue pour rien... adorable le collègue, il prend le temps de m'expliquer où est le bus. Bon finalement, chance dans ma malchance, le bus se pointe trois minutes après mon arrivée à l'arrêt. Mais la chance s'arrête là, car ce bus ne dessert aucune gare RER. Et je fais COMMENT pour aller chez Alexandra moi (note : elle habite Paris, moi j'étais en banlieue) ??? Déjà que j'avais prévu d'être chez elle pour onze heures trente au plus tard, et qu'il était déjà onze heures quatorze ! Finalement je prends ce bus parce que le chauffeur, adorable, a pris le temps d'éplucher le livret des bus desservant cette station pour avoir les horaires des autres (inexistants ou pas avant perpète les heures !). Sur le trajet j'aide un monsieur à monter un bagage méga lourd (essayez pour voir de soulever un truc plus bas que là où sont posés vos pieds, et vos pieds dans des bottines à talons fins, en plus !), et je discute un peu avec le chauffeur, décidément très gentil, mais pas lourd pour deux sous.
Finalement il me dépose près d'un centre commercial (sur son trajet) où il y a une gare routière. Drôle de coïncidence, la station où je descends se situe pile en face du lycée où j'ai passé mon bac de français... la vie nous fait parfois de drôles de surprises ! Je me dirige donc vers la gare routière où je tombe sur ma seconde bonne âme de la journée, une dame qui répond gentiment à toutes mes questions (une panthère en dehors de son territoire et qui ne connaît rien aux transports en commun de ces territoires, et qui a, qui plus est, un timing qui se réduit comme peau de chagrin, est une panthère stressée !). Entre-temps ma Souris avait appelé, et m'avait dit de ne pas stresser, qu'elle avait annulé son rendez-vous de l'aprèm pour qu'on répète tranquillou notre quatre mains. Ça nous fait arriver aux alentours de midi, tout ça.
Enfin, ce bus arrive à une gare RER. Encore ma chance dans ma malchance qui joue, j'arrive sur le quai quelques minutes avant l'arrivée du RER. Trente minutes plus tard j'étais sur Paris, et je me dirigeais en métro chez Alexandra.
Ma chance continuant, j'ai réussi à me retrouver au pied de son immeuble en tournant un peu, mais pas tant que ça. Il était quatorze heures quand on s'est mis à table toutes les deux, après avoir répété le quatre mains plusieurs fois. A la suite de quoi on l'a enregistré deux fois à l'aide de mon lecteur MP3 tout neuf (merci chiriiii), puis je suis partie.
Là, ma chance de la journée épuisée, j'ai eu un vieux réflexe à la con... Avant ma licence en Musicologie, j'étais sur la même ligne de métro que Souris, mais quelques stations plus haut. Là, j'avais pris le métro dans le bon sens, mais en voyant une station après celle où j'habitais avant, j'ai cru, idiote que je suis, que je m'étais plantée de quai. Du coup je suis descendue du métro qui était dans le bon sens, et j'ai perdu cinq précieuses minutes... cinq précieuses minutes, car ce sont ces minutes manquantes qui m'ont fait louper mon RER. J'étais déjà pas en avance, là j'étais carrément en retard. Mon chéri finissant son taff à dix-sept heures, il devait être chez moi vers dix-huit heures environ, voire avant. Moi, telle que j'étais barrée, j'allais arriver chez moi pour dix-huit heures... du coup, ben il est passé me chercher en milieu de parcours, dans la ville où j'ai ma fac, et on a fait le restant du trajet ensemble !
Après, une soirée en amoureux qui s'est très bien passée (et deux victoires culinaires, youpi !!! :D) : petite bouffe préparée à deux (j'adore faire la cuisine avec lui !), on s'est mangé le dessert (magnum double caramel :p) devant un film... on était tellement crevé tous les deux qu'on s'est couché avant la fin (voilà ce que c'est de se lever avant sept heures le matin !), il était quand même vingt-trois heures !
C'était ma journée galère de la semaine, et peut-être bien du mois. J'avoue que j'ai fait fort, dans le genre ! Et vous, ça vous arrive d'en avoir, des plans galères comme celui-là ?
Par Panthère, Dimanche 8 Juin 2008 à 23:30 GMT+2 dans Et mes beaux yeux verts ? (article, RSS)








