Culture et réflexion

Mon autre coup de cœur : un passage du dernier bouquin que je lis (et qui sera fini demain... gloups, j'en suis à deux bouquins par semaine en ce moment ! Qu'est-ce que ça serait si j'avais une heure et demie et pas 35mn de trajet chaque matin et chaque soir !), à savoir La Ligne de partage, de Nicholas Evans :
"Il n'était qu'une victime de plus de cette culture de consommation absurde et délirante, où les gens étaient bombardés de promesses diaboliques de bonheur ; pire, même, puisqu'on leur disait à tout bout de champ qu'ils avaient le droit d'être heureux. Et que s'ils ne l'étaient pas, ils pouvaient le devenir, ils n'avaient qu'à s'acheter de nouvelles fringues, une nouvelle voiture, un nouveau lave-vaisselle, ou se trouver un nouvel amant. Les messages étaient partout, dans tous les magazines qui traînaient, dans toutes les émissions de télé à la noix, ils alimentaient la cupidité et l'envie, rendaient les gens insatisfaits, les persuadaient que ça pouvait changer, qu'ils pouvaient être heureux, riches et beaux, si seulement ils se procuraient le dernier truc à la mode, une nouvelle petite amie, une nouvelle tête, ou une nouvelle paire de seins en silicone..."
Ce passage m'a extrêmement marquée, car il résume tout à fait ce que je pense de la société aujourd'hui. Beaucoup de gens se laissent prendre à ce cercle vicieux, qui n'a rien d'un jeu. Et je ne fais pas exception. Chaque jour je lutte contre tout ce matraquage (Heureusement que je ne regarde pas la télévision ou presque, que je ne lis jamais les magazines, n'écoute pas la radio... sinon j'aurais capitulé depuis longtemps !). Dans le livre, c'est une sœur qui fait cette réflexion à son frère, qui vient de quitter femme et enfants pour une autre. Et c'est tout simplement ça... Le bonheur, ça ne s'ACHETE pas, ça se CONSTRUIT. Ca se "gagne" à la sueur de son front. Moins on en fait pour l'avoir, moins on risque de l'atteindre et/ou de le mériter. Bien sûr il y a toujours une part de chance. Mais je suis persuadée, pour rester dans le domaine du couple, que c'est bien plus facile de traiter les couples qui durent de "plan-plan" plutôt que de se remettre en question en changeant d'amant(e) comme de chaussettes. Après ça peut être une période ou une mode de vie. En fait on en revient aussi à une histoire de tolérance... mais je m'égare.
Je n'en peux plus de cet état d'esprit où tout le monde veut être beau, jeune, riche, et se le prouver en mettant des "jolis lots" dans son lit. Quelle profondeur spirituelle pour un tel état d'esprit ? J'aurai toujours une faiblesse pour le shopping (encore merci ma Nann !!!), c'est sûr, mais... je sais pas. La vie, le bonheur ne s'achète pas. Pourquoi beaucoup de gens ne le comprennent que trop tard ? Pourquoi la vieillesse devrait être une maladie ?
Ah et que la vie, la vraie, ce n'est pas celle extraordinaire qu'on nous vend à tout bout de champ, mais le quotidien que l'on vit, seul, à deux, ou à plus. Arrêtez de détester votre quotidien. Trouvez-y plutôt un bonheur chaque jour (là je pense à Méli qui y arrive très bien !), et soyez-en heureux plutôt que de vous réjouir d'un futur achat qui vous rendra plus beau/belle ou plus apprécié(e) par vos prochains (on se pose des questions sur les prochains si l'affection se réduit à l'apparence et la possession d'objets ou de personnes...).
Gnnn... je ne veux pas m'égarer, mais ça fait un peu diatribe de "vieille" lassée de tout. Pourtant je n'ai pas encore 23 ans. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Et vous ?
Par Panthère, Jeudi 3 Avr 2008 à 20:48 GMT+2 dans De la culture féline (article, RSS)
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