Chez Panthere

L'enfant disparue (part 5)

 

 

 

Avant de lire cette suite tant attendue par certain(e)s d'entre vous, je tenais juste à remercier une certaine personne qui m'a limite harcelée (encore hier !) pour que je me mette à écrire cette suite que j'avais en tête depuis fin septembre ! En espérant que ladite personne se reconnaisse ! J'y tiens... On va dire que c'est une autre façon encore de te remercier pour hier soir ;)

 

Isis eut un miaulement digne d'un fauve affamé, ce qui fit rire encore plus fort Hya. Le jardin, où les herbes étaient plutôt hautes, regorgeait de souris, le met favori de la chatte. Hya ne doutait pas que d'ici un moment, celle-ci reviendrait avec une souris dans la gueule. Ces réflexions n'allaient pas l'aider à décider ce qu'elle allait dîner. Elle opta pour une salade de carottes accompagnée de grandes tartines de beurre frais et de fromage. En guise de dessert, elle se prépara une salade de fraises avec une cuillerée de miel. Une fois son repas prêt, elle installa le tout sur un plateau de bois qu'Arthur avait sculpté voici quelques années, et se dirigea à pas lents vers l'érable pour lequel elle chantait quelques heures auparavant. Elle s'installa et mangea, profitant de chaque bouchée.

 

Cet arbre l'apaisait énormément, elle ne savait pas pourquoi. Peut-être parce qu'il tenait à elle autant qu'elle tenait à lui. Chaque créature a son rythme de vie et elle, à ses yeux, ne devait être l'équivalent que d'un battement de cœur : c'est du moins ce que devait faire comme impression une vie humaine à la vie végétale de cet arbre. Le seul problème est qu'elle se devinait non-humaine, bien qu'en ayant les principaux traits : deux bras, deux jambes, une tête, deux yeux, deux oreilles, une bouche, pas de fourrure, des cheveux... mais elle était plus gracile que la moyenne, ses yeux avaient un éclat qu'elle n'avait jamais rencontré ailleurs, ses oreilles étaient pointues contrairement à celles de ceux qu'elle avait pu rencontrer. Et ses cheveux d'un roux éclatant n'avaient rencontré nul égal. Elle était "plus" qu'un être humain moyen. Et ce plus la gênait. Parce qu'elle sentait que le problème était précisément là. Si elle n'était pas humaine, qu'était-elle ? Pourquoi n'avait-elle jamais rencontré un autre comme elle ? Etait-elle la dernière de sa race ? Qui étaient ses parents biologiques, et pourquoi l'avaient-ils abandonnée sur le pas de la porte d'Elesbed et d'Arthur ?

Les questions se pressaient, toujours plus nombreuses, dans la tête d'Hya. Elle se boucha les oreilles, se balança lentement d'avant en arrière, et finit par s'adosser à l'érable. Une étrange mélodie se fit entendre. Elle se redressa d'un coup, alerte, cherchant d'où elle pouvait bien provenir. Le silence fit écho à sa question muette. Elle se radossa, et la mélodie reprit de plus belle. Elle ne sursauta pas, cette fois-ci. Elle comprit que c'était l'arbre qui cherchait à la calmer et à l'envelopper dans une atmosphère rassurante. Ce n'était pas la première fois qu'elle ressentait une réaction de l'arbre à sa présence, mais jamais encore il n'avait chanté pour elle. Elle se laissa bercer jusqu'à s'assoupir.

 

Elle se réveilla en sursaut. Il y avait quelque chose dans l'air, comme une menace, un danger qui se profilait et se rapprochait à chaque seconde qui passait. Elle se leva d'un bond, tournant sur elle-même pour essayer de comprendre pourquoi ce pressentiment l'étreignait si fort. Son cœur battait sourdement dans sa poitrine. La nuit était tombée entretemps, et les étoiles brillaient dans le ciel. La tête tournée dans la direction de la ville, cette sensation étrange l'étreignit un peu plus fort. Le danger viendrait de là-bas..., songea-t-elle. Elle pensa à Lisenn et à la conversation qu'elles avaient eue le matin-même et n'hésita pas plus longtemps : Arcancia avait peut-être décidé d'attaquer, finalement, contre tout bon sens !

Elle se mit à courir, à la recherche d'Azalée : il n'y avait pas une seconde à perdre ! Elle finit par la trouver, en train de se reposer un peu plus loin. Elle posa la main sur son encolure pour lui transmettre l'urgence de sa demande. La jument s'éveilla instantanément, et quelques secondes plus tard, elles partaient toutes deux ventres à terre, en direction de la ville.

 

A mesure qu'elles se rapprochaient, Hya vit le ciel se colorer de teintes rouges ondoyantes. L'urgence fit battre son cœur encore plus vite, et elle pressa davantage Azalée. Puis ce fut une odeur de brûlée qui lui agressa les narines. Elle enfonça ses talons dans les flans de son amie, qui accéléra encore un peu plus. Enfin, elle arriva en vue du village.

Tout n'était que flammes et cris. L'incendie dévorait les maisons avec un appétit vorace, et personne ne s'en préoccupait : Hya distingua dans l'éclat rougeoyant du feu l'éclat des armes qui s'entrechoquaient.

Vos commentaires

1 Le Mardi 20 Nov 2007 à 21:38, par Lelf

Aaaaaaaargh !! Trop peu, trop peu !!
Tu agites la carotte sous notre nez sans nous la donner !!
Comme c'est crueeeeeeeel !!
;)

Le rythme et la façon dont s'enchainent les événements m'ont fait bizarre, sans que je puisse t'expliquer pourquoi. Peut être le fait de ne pas avoir relu dans le détail les parties d'avant.

Mais c'est une torture cette fin sinon !! La suiiiiiiiiiiiiiiiiite (et oui, encore ^^) !! Je veux voir ce qu'elle voit, je veux savoir ce qu'elle va faire !! :-D

Cet extrait me donne l'impression que des choses bougent et vont se mettre en place, sans que je puisse savoir quoi ni quand.
Raaaaaaah, suspeeeeeeeense (oui je sais : c'est qui Pense ? xD)

2 Le Mardi 20 Nov 2007 à 21:50, par Kyilidia

Hum, hum.. Comment dire...

AAAAAAAAAAAH CETTE FRUSTRATION !
Tu m'as appâtée en me disant qu'il y avait la suite et... encore, encore, encore !

Toujours aussi fluide et plaisante à lire... :)

3 Le Mardi 20 Nov 2007 à 23:21, par Meuble

un chat, un cheval, elle parle aux arbres et les arbres lui répondent, elle caresse les chevaux pour leur parler, elle a les oreilles pointues... Ouais, c't'une elfe, ton Hya ! Aucune originalité ;) ! (ou alors, c'est la fille de M. Spock, et là, bravo ^^ !)

Sinon, c'est vrai que c'est court, hein ! Je sais pas qui te harcèle pour avoir la suite, mais je sens que c'est pas fini, ce harcèlement ;) !

4 Le Mercredi 21 Nov 2007 à 19:33, par anne

waouh, ya de l'action!! le suspens est à son comble...Effectivement ça peut avoir du bon de relire les parties d'avant. J'espère que tu continueras vite, ton histoire est toujours aussi géniale et bien écrite!
des bisous littéraires...

5 Le Vendredi 28 Déc 2007 à 00:49, par Muriel

Je parcours ce soir toutes les notes que je n'avais pas eu le temps de lire en détail et oui, moi aussi, j'attends la suite avec impatience... ;-)

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