Chez Panthere

Mon coeur sur un plateau

Un coeur sur un plateau par amitié, le mythe des chaudoudoux, le rire et l'âme d'enfant...
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Non, je ne vais pas parler ici d'amour, même si le titre pourrait vous le faire croire, mais d'amitié.
La première fois que j'ai offert mon coeur sur un plateau à un garçon (en amitié, je répète, cela dit sans réduire la grande valeur de ce mot.), il l'a accepté avec insouciance et légèreté, sans bien se rendre compte, je crois, du cadeau que je lui faisais...
J'aurais voulu qu'il comprenne la valeur de ce don, et qu'il me montre la fierté qu'il éprouvait face à la confiance que je lui accordais, et l'amour (amical) que je lui portais. J'avais à l'époque 17 ans...
Aujourd'hui, j'en ai 22. Et il y a peu, j'ai mis de nouveau mon coeur sur un plateau pour un ami (pas le même, vous vous en doutez) qui m'est devenu très cher. Je suis en plein apprentissage d'extériorisation de mes sentiments, j'ai donc essayé comme j'ai pu de lui montrer la force de mon attachement et l'importance qu'il revêtait à mes yeux. C'était difficile car, non seulement j'avais du mal à exprimer mon amour (amical), mais en plus s'y ajoutait la craint qu'il prenne ce sentiment si fort à la légère comme mon précédent ami l'avait fait. C'est donc pleine d'appréhension que j'ai envoyé ma lettre dactylographiée (pour le face à face, je ne suis pas encore assez forte !). J'ai reçu une réponse rapide en retour (parce qu'il était sur le point de partir), qui a soulagé une grande partie de mon inquiétude. Je pense qu'il a parfaitement compris la profondeur de mes sentiments et la valeur que j'attachais à sa réponse, c'est pourquoi il a pris le temps de répondre, même en étant pressé. Pour ça, je le remercie. Merci de n'avoir pas pris cela à la légère, merci d'avoir trouvé les mots pour m'apaiser, sans pour autant l'avoir fait consciemment. C'est là que j'ai pu voir se confirmer mon soupçon d'une grande sensibilité cachée derrière une bonne dose d'humour et d'esprit mal placé.
Je remercie également son âme d'enfant de m'avoir rappelé de ne pas trop me prendre au sérieux, de ne pas devenir complètement adulte/sérieuse/coincée (au choix, ou les trois à la fois !). Oui, la prochaine fois que tu monteras les escalators à l'envers, non seulement je te suivrais, mais ce sera au premier arrivé ! Promis, la prochaine fois je monte sur un plot et je crie "Kiwi !" en te voyant approcher, sans considération pour les gens aux yeux ronds autour. Juré, je la ferai cette livraison de bisous, quand bien même nous sommes tout deux des handicapés émotionnels amicalement parlant.
Je t'adore et tiens beaucoup à toi...
Ceci est une déclaration d'amitié. A ceux qui y verraient autre chose, je n'aurais qu'une chose à dire : je donne mes chaudoudoux à qui je veux, tant pis pour les jaloux ! Na...

 

 

Le conte des chaudoudoux
Claude Steiner, psychologue américain, collègue et amie d'Eric Berne, le fondateur de l'analyse transactionnelle, est à l'origine du Conte cuad et doux des chaudoudoux, un best-seller aux Etats-Unis, un livre à succès de la prenne enfantine française qui plaît aussi aux adultes. Dans un pays lointain, les gens vivent heureux. Ils portent, accroché à leur ceinture, un sac de petites boules duveteuses appelées chaudoudoux, parce qu'elles font chaud et doux. Chaque fois qu'une personne a envie d'un chaudoudoux, elle le demande. L'autre plonge la main dans son sac et le lui offre.
Métaphore des marques d'attention que nous échangeons et qui nous remplissent de bien-être, les chaudoudoux sont inépuisables. Tout cela ne fait pas l'affaire de la vilaine sorcière qui ne vend ni ses philtres ni ses pilules ! Elle décide de créer la pénurie en soufflant à l'oreille d'un villageois l'idée que les chaudoudoux. "Si ta femme donne ses chaudoudoux à n'importe qui, il n'y en aura plus pour toi." Jalousie, doute, suspicion apparaissent... Le mari commence à surveiller sa femme, qui contrôle ses enfants... Très vite, tout le village est atteint. Les gens hésitent à s'échanger des chaudoudoux. En manque, ils sont de plus en plus tristes et hargneux, tombent malades, se flétrissent et meurent. La sorcière vend ses philtres à tour de bras, mais rien n'y fait. Comme elle ne désire pas perdre toute sa clientèle au profit du cimetière, elle invent un procédé. Elle offre aux villageois des sacs de froid-piquants. Ce sont de petites boules qui ressemblent vaugement aux chaudoudoux, mais quand on les reçoit, on se sent froit et on a mal. Les gens commencent à s'échanger les froid-piquants... Ils ne meurent plus, mais consomment abondamment les pilules et les philtres de la sorcière.
Dans l'histoire de Steiner, Julie Doudou survient. C'est une femme courageuse et belle qu isait parler aux enfants et qui n'a jamais entendu parler de la pénurie de chaudoudoux. Elle en donne librement à tous sous les yeux des villageois stupéfaits. Elle sourit beaucoup, on se ent bien avec elle, elle fait des câlins aux enfants. Ceux-ci l'adorent. Et recommencent à s'échanger des chaudoudoux gratuitement, facilement, pour le plaisir. Voyant cela, les adultes méfiants se mettent à produire des règles et des lois pour réglementer les échanges de chaudoudoux... Le conte s'arrête sur une question, quel sera l'avenir ?


J'adore ce conte... Je ne sais pas ce que vous, vous en tirez comme leçon, mais de mon côté ça me pousse à sourire davantage aux gens. Oui, j'ai peur que mes sourires soient mal interprétés, mais bon qui ne risque rien n'a rien... Oh, et au passage, ce conte me fait fortement penser à Chocolat, avec Johnny Depp et Juliette Binoche (l'air principal est de Satie d'ailleurs :p), que je vous recommande vivement ! Un de mes films fétiches...


Rire avec ou rire de...
"J'ai l'impression que je n'ai pas droit au bonheur, me confie Thérèse. Même quand tout va bien, dans les moments où tout le monde s'amuse, je suis mal à l'aise, je n'arrive pas à me sentir heureuse. Mon mari me reproche de ne pas savoir rire."
L'aptitude à ressentir et exprimer la joie est fonction de l'intensité et de la fréquence des câlins partagés. Un bébé rit quand on le chatouille, quand on joue à cache-cache. Son visage explose de joie dans le contact. Un bébé rit avec vous. La plupart des adultes aiment les bébés. On peut les embrasser, les caresser, les chatouiller, faire tout ce qu'on n'ose plus faire avec les daultes mais dont on a tant envie et besoin. Le rire d'un tout-petit n'est jamais moqueur. C'est un si beau rire, un rire pur, un rire de complicité, d'intimité. Les bébés ne rient pas des gens, ils rient avec les gens. Ce qui les fait éclater de rire, c'est la relation. Ils adorent le jeu de coucou, les papouilles, les regards qui se cherchent.
Un peu plus grands, les enfants rient de courir ensemble, de se fuir et de s'attraper, de se chamailler, de se chercher et se trouver. Ce sont des rires de partage, des rires avec. Adolescent, ils rient encore, de tout et de rien, ils partent dans de grands fous rires communicatifs. ils rient d'être en bande, ils rient d'être ensemble. Ils éclaboussent de leur complicité les grandes personnes qui ne savent plus s'amuser. Celles-là, pour se défendre, jugent "bête" le rire des jeunes. Les adultes souvent ne savent plus rire ensemble, de rien, juste de complicité, d'intimité. Il leur faut des blagues, ils rient des autres ou d'eux-mêmes.
On entendire que les enfants sont durs, méchants les uns avec les autres, qu'ils ne ratent pas celui qui est plus petit, plus roux, plus mal habillé, plus gros que les autres. Ils se moquent de la brebis différente. Mais est-ce là l'attitude naturelle d'un enfant heureux et à l'aise en lui-même ? Ce type de comportement n'apparaît pas dans des milieux acceptants. On se moque pour se défendre, pour protéger son identité. Si celle-ci est solide, on n'épourve pas le besoin de rabaisser les autres. Se moquer implique une distance à autrui, c'est une défense contre d'autres sentiments, la gêne devant la souffrance, la timidité devant la différence, la peur de l'intimité, le besoin de contrôler devant la perte des repères. S'amuser aux dépens d'autrui, c'est se palcer en situation de supériorité, donc se sentir plus fort, se rassurer sur soi. Beaucoup de boute-en-train, de comiques, de gens qui font rire les autres sont des personnes vraiment très insécurisées quant à leur identité et à leur capacité à être aimées.
Raconter des blagues dans une soirée est une façon d'éviter l'intimité. On "rigole bien". En fait, les histoires drôles permettent de ne pas parler de soi, de ne pas faire face au silence qui, peut-être, risquerait de s'installer, de ne pas se confronter au peu de sens de sa vie, au peu de choses intéressantes sur soi à échanger. Ce rire-là n'est pas un rire de joie. Si l'humour, les jeux de mots et les blagues non dévalorisantes sont des sources de plaisir et de connivence, leur utilisation abusive est un paravent. Et, s'il y a un humour sain, il y a un humour malsain. Les blagues dites cochonnes ou les blagues méchantes et dévalorisantes pour une partie de l'humanité (les femmes, les homosexuels, les juifs, les Arabes, les Noirs...), comme toute expression de mépris, sont une manifestation de la répression d'une partie de soi, d'une honte intérieure, de sentiments blessés. C'est le sentiment d'humanité en soi qui est coupé.


Je ne suis pas du tout d'accord pour les blagues cochonnes... Bon bien sûr après ça dépend lesquelles, il y en a des vraiment lourdingues et sexistes, mais moi dont c'est la spécialité, je ne me sens pas honteuse ni blessée dans mes sentiments quand je fais ces blagues-là... A classer dans l' "humour sain", alors...
Sinon ce qu'elle dit sur les boute-en-train est tellement juste ! D'ailleurs j'en connais qui correspondent mot pour mot à ce qu'elle raconte ! D'accord aussi sur "raconter des blagues dans une soirée est une façon d'éviter l'intimité". Ce qui est valable aussi pour une conversation tout court, sans soirée, avec un ami ou son amoureux. Je pourrais nommer l'ami à qui je fais ma déclaration ci-dessus, d'ailleurs ;) Je désespère pas un jour d'aller au-delà de cette carapace, d'ailleurs. Parce qu'un homme qui s'ouvre ce n'est pas un homme en état de vulnérabilité, je trouve ! En tout cas ce n'est pas moi qui frapperai en plein coeur. Etant donné que mon coeur est sur le plateau, comme je dis... je partage la crainte !


Jouer et faire la fête
"Je devais avoir quatre ans, raconte Nicolas. J'étais allongé par terre, je faisais rouler mes petites voitures. Je les revoir encore. Tout à coup, j'ai vu deux immenses chaussures près de mon nez. J'ai levé les yeux. Un homme me regardait, il a dit : "Tu as de la chance de savoir jouer comme ça !" J'étais interloqué : "Vous ne savez pas jouer ?" Il me regardait toujours du haut de sa taille : "J'ai su, mais j'ai oublié." J'ai eu beaucoup de tristesse pour lui, j'ai considéré mes voitures et je me suis fait la promesse de ne jamais oublier. J'ai trente-cinq ans et je n'ai pas oublié, je sais encore jouer en m'allongeant par terre avec des petites voitures, et toutes sortes de choses."
Combien d'entre nous savent encore jouer ? Nombre de parents lisent des histoires à leurs enfants, leur offrent des jouets électroniques qui s'animent et qui "jouent tout seul". Ils regardent le robot marcher ou écoutent la poupée dire maman, mais il s n'arrivent pas à s'asseoir par terre auprès de leurs enfants pour jouer "pour semblant" à la marchande, à l'école ou au garage. Certains disent "Je n'ai pas que ça à faire", d'autres avouent "Je m'ennuie". En fait, ils s'agit là encore d'une fiddiculté avec l'intimité. Ces parents ne savent plus jouer. Certains n'ont jamais su, d'autres ont oublié.
Les adultes ne savent plus courire et tournoyer autour des arbres en chantant, grimper sur un plot de stationnement et faire al circulation à leurs enfants, disputer une bataille de boules de neige, jouer à se prousuivre dans le métro ou faire du slalom en criant dans une foule. "Ca ne se fait pas" ou "Ce n'est plus de mon âge". S'ils sont invités à un bal costumé, ils portent leurs déguisements sous le bras et ne s'habillent qu'en arrivant sur place, de peur qu'on ne les regarde dans la rue. "Il faut donner une image de respectabilité." Quand on est tellement peu sûr d'être vraiment adulte à l'intérieur de soi, on tient aux apparences !


Voilà l'extrait qui explique une partie de ma tirade sur le côté enfantin dans ma déclaration plus haut. "Il faut donner une image de respectabilité", c'est exactement ça que je ressentais récemment. Je me fais la promesse d'arrêter d'étouffer l'enfant en moi comme je le faisais jusqu'ici !


Pas le temps ce soir et puis dans cette note ça changerait totalement l'état d'esprit, je vous raconte mon week-end demain, il vaut le détour ! :p
NB : En bleu, des extraits de L'intelligence du coeur, encore... (rappel, d'Isabelle Fillozat)

Vos commentaires

1 Le Lundi 10 Septembre 2007 à 03:30 GMT+2, par Mélimélo

Encore une très chouette note ! Il est superbe, ce conte des chaudoudoux... N'oublions jamais d'en distribuer encore et encore autour de nous...

Tu dis que tu voudrais être moins sérieuse, coincée. C'est vrai, c'est si agréable de laisser éclater son bonheur et de danser sous la pluie (ou de crier kiwi à l'envers dans les escalators...) sans prendre garde au regard des gens. Certains le font naturellement. D'autres moins. Ne t'inquiète pas si ça te prend du temps. L'important, c'est qu'un jour tu suivras certainement un kiwi (par exemple ^^) dans son délire dans la rue. Et qu'un autre jour, en suivant une pensée heureuse ou un rayon de soleil, tu feras toute seule au milieu d'une foule un écart, quelques pas chassés, je sais pas... Sans te poser de questions. Y'a pas besoin de marcher à cloche pied tous les matins. Juste de temps en temps quand tu en as envie.
Et, je parle d'expérience, y'aura des gens qui te regarderont de travers, surement. Des qui ont oublié l'enfance et le "vrai" rire. Mais à coté, d'eux, y'en a d'autres que tu feras sourire. Des enfants qui se mettront à jouer avec toi, peut-être. Des adultes chez qui tu rallumeras des étincelles. On a tous ce pouvoir. Même si on l'oublie trop souvent...

Quelques lignes encore... Tes paragraphes sur rire avec, et jouer et faire la fête, qui me replongent dans un film que j'ai vu hier. I am Sam, ça s'appelle. Le combat d'un homme, dont l'âge mental est de 7 ans, pour garder près de lui sa fille, 7 ans aussi. Un père vraiment pas comme les autres, et capable à sa manière de tellement d'amour. Le seul qui joue avec sa fille au parc...
Et pourtant, c'est un tel bonheur de partager des jeux avec les enfants. Pour quelques instants, quelques heures, ne plus être "un grand" à leurs yeux, mais leur égal. Et rire, rire, et rêver...

2 Le Lundi 10 Septembre 2007 à 19:25 GMT+2, par Margo

J'ai 16ans, beaucoup disent qu'ils leur tardent d'être adulte, moi je suis bien comme je suis à vous voir vous plaindres de ces moments de glandage. J'aime lire des histoires à ma soeur malgrés que ce sois rare, j'aime me balader sous la pluie, sauter dans les flaques d'eau (en fesant croire que c'est mon chien qui m'a sauté dessus ^^), j'aime crier dans la rue en compagnie de mes amis.. Je suis bien avec ma mentalitée de gamine en etant toutefois "adulte" par moment. C'est bien bête de savoir qu'un jour je serais une coincée comme ces nanas qui sont choquées de m'entendre crier des conneries. Je profite voilà tout =). J'espére que tu arriveras à retrouver ton âme de gosse, sa fait du bien malgrés que j'ai 16ans ^^.

3 Le Lundi 10 Septembre 2007 à 23:00 GMT+2, par Muriel

Comme d'habitude, chère Panthère, j'ai lu ta note avec grand intérêt. Il existe des gens qui naissent vieux et d'autres qui sont éternellement jeunes... des vieux de 15 ans et des jeunes de 65 ans... Souvent hélas ! pour une personne qui te comprend, tu en trouves dix qui te rejettent quand tu es différent...

Bisous ;-)

4 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 09:20 GMT+2, par Lelf

Ne pas avoir peur de se laisser aller, de peur des réactions des autres, je connais bien...
Mais tu as raison, il ne faut pas s'étouffer, il faut être fidèle à soi même. On se rend service à soi et dans nos relations avec les autres aussi.
Sourire au moindre rayon de soleil, rire aux éclats et se mettre à danser en pleine rue, vivre chaque instant à fond et avec des yeux d'enfants, ça soulage, ça fait rêver, ça embellit la vie. Ceux qui jugeront seront ceux qui sont trop agris pour comprendre et leur opinion importe peu. C'est ta vie, si tu n'empiète pas sur celle des autres, si tu veux t'amuser avec tes amis, alors lâche toi :-)

5 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 11:33 GMT+2, par Lunatique

Très belle déclaration envers ton ami, je suis heureuse pour toi qu'il est conscience de la valeur de ton amitié.

J'ai beaucoup aimé le conte des chaudoudoux.
Mais c'est vrai que maintenant, tout est interprété, partout, et par tout le monde. Alors si un homme te croise en t'adressant un sourire, on n'aura moins tendance à penser que c'est un acte uniquement dicté par une sincère gentillesse, qu'à se dire "mais qu'est ce qu'il me veut celui là! Je suis pas intéressée"
A partir de là, comme le dit le conte, aucun geste ne peut être traduit comme bienveillant ou aimable, mais plutôt comme insidieux , voir carrément malsain. C’est dommage, mais étant donné le nombre d’horreur que l’on peut voir tout les jours dans le monde entier, je suis très pessimiste vis a vis de toute évolution positive sur ce point.
Voilà ça c’était pour apporter une bouffée d’optimiste sur la nature humaine !

(Sinon, j’ai tout simplement adoré le film Le Chocolat, je l’ai vu lors de sa dernière diffusion à la télé -donc assez « récemment »- et je l’ai trouvé superbe. Sous un sujet en apparence très simple (et bien sûr délicieux ^^ ), se trouvent une myriade d’autres thèmes sur le social, très intéressant, et toujours d’actualité. Bref, tout comme toi, je le recommande !)

6 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 11:50 GMT+2, par anne

Moi qui connais la valeur de ton amitié, je peux dire que cet ami (je crois que je vois bien de qui tu parles ;o) est un veinard!! oui mais moi d'abord j'en ai presque dans chaque lettre des déclarations d'amitié, et toc!
hi hi hi

7 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 15:53 GMT+2, par Panthère

Mélimélo, oui, c'est très important de distribuer des chaudoudoux... mais ce n'est pas simple, comme le dit si bien Lunatique, à cause de l'interprétation des autres... qu'on retrouve sur la fin du conte des chaudoudoux d'ailleurs !
Sinon, pour mon côté "coincé", je voulais plutôt dire que j'étais trop "adulte"... ça ne m'effraie absolument pas de faire l'imbécile, ou l'enfant, ou autre, dans la rue, mais avec des ami(e)s c'est beaucoup plus simple. C'est seule que j'ai encore du mal...
Et sinon je pense que j'ai pas encore étouffé l'enfant en moi car le jour où j'ai reçu mon permis par la Poste, j'ai crié devant ma boîte aux lettres... hi hi hi heureusement qu'il n'y avait personne dehors sinon je leur aurais fichu la trouille de leur vie.
Non en fait ce que j'essayais de dire, c'est que les émotions je les ressens, en moi, mais il faut juste que j'arrive à les extérioriser ^^ Tout n'est pas perdu !
Et sinon, c'est marrant que tu me parles de "I am Sam", parce que j'ai le DVD, et je compte le regarder dans les semaines qui viennent ! J'espère bien, le jour où j'aurais des enfants, que je saurais jouer avec eux, les émerveiller avec quelques gouttes de rosée et un érable pendant l'automne (des choses qui m'émerveillent déjà, mais à partager c'est encore mieux !)...
Par contre, jouer avec des enfants... je sais pas, ça fait longtemps. Mais j'aurais rien contre un 1 2 3 soleil, un cache cache (l'autre jour avec les kiwis on a fait une balle au prisonnier, j'adore ça). Me déguiser, j'aime toujours autant ça (pour ça que je me fais une fête du gala, quelque part, c'est se déguiser, non ?) !
Merci pour ta bonne humeur !

Margo, lire des histoires à quelqu'un d'autre... j'espère avoir le bonheur de faire ça avec mes futurs enfants :p Sauter des les flaques d'eau, avec de belles bottes en caoutchouc rouge !!! Crier dans la rue avec mes amis, j'aime aussi ;) Tu sais, il faut savoir être adulte (dans le sens savoir assumer ses responsabilités), sans oublier de garder les étoiles de notre enfance dans notre coeur... en ce sens, tu m'as parfaitement partie pour devenir une adulte responsable au coeur d'enfant, bravo donc ! Et pour mon âme de gosse, ne t'inquiète pas, je ne l'avais pas perdue, simplement un peu oubliée...

Mu, oui, des vieux dans des corps de jeunes, et vice versa. Cela dit, il y a des "vieux" qui veulent paraître jeunes, et qui n'ont pas pour autant des âmes d'enfants, ceux-là me mettent mal à l'aise. Pour une personne qui me comprend, 10 qui me jugent, ça ne tombe pas plus mal car je préfère avoir une amie chère que dix copines ! ;)
Bisous !!!

Lelf, "ceux qui jugeront seront ceux qui sont trop aigris pour comprendre et leur opinion importe peu.", tout est dit ! Les aigris sont ceux qui ont perdu leur âme d'enfant et qui ne supportent pas de voir les autres conserver les leurs... Ce sont ceux qui ont renoncé à leurs rêves pour autre chose, et qui regrettent. Ce sont les jaloux... des gens à fuir à tout prix ! Non, je ne crois pas empiéter sur celle des autres... si, un rire empiète sur la vie d'un aigri, ça lui rappelle qu'il a été heureux à une époque et il m'en voudra pour ça ;)
Bisous plein !!!

Lunatique, j'espère qu'il en a conscience... Je cache tellement mon coeur et ses penchants que lorsque je les dévoile, la personne en face n'a pas toujours conscience de ce qui se passe - rire -.
Pour ce que tu racontes sur les chaudoudoux et les interprétations des gens, je suis 100% d'accord avec toi. C'est bien d'ailleurs ce qui me retient => si je souris à un homme, il va penser qu'il a une touche. Argh...
Sinon, pour Chocolat, on est bien d'accord ! Un film superbe, plein de poésie et de tolérance, et de chaudoudoux, hi hi :)
J'ai vu que tu avais posté deux notes récemment, je vais me dépêcher de rattraper mon retard :$
Bisous :)

Anne, je pense que tu vois très bien de qui je parle ^^ Serait-ce de la jalousie que je lis dans tes mots ? ;) ;) Je plaisante, je sais que tu sais la valeur que tu as à mes yeux, preuve en est comme tu dis dans ma dernière lettre... t'es bien la seule à qui je fais des déclarations aussi régulières... normal, tu me diras (k)
Plein de bisous !

8 Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 10:00 GMT+2, par Kyilidia

(aaaargh, pardon, pardon, pardon !! Pas eu le temps de poster avant même si je lis !)

Très intéressante comme note, ça amène à se poser quelques questions sur soi même !

"Raconter des blagues dans une soirée est une façon d'éviter l'intimité. Ce qui est valable aussi pour une conversation tout court, sans soirée, avec un ami ou son amoureux."

Oh que oui ! Cela permet de parler à tous en évitant de parler de soi. Sans oublier que cette image de boute-en-train permet de masquer le malaise qui conduit à faire rire (manque de confiance en soi, gêne, intimité qui commençait à se créer, perte de repères...).
Après, il faut voir si cet humour ne dégénère pas en cynisme - ce qui là serait inquiétant.
J'aime utiliser l'humour (avec une - grosse - pointe d'auto-dérision), ça me protège et ma petite carapace ne s'en porte pas plus mal. Seuls ceux que j'aime peuvent me connaître à 90%. Et eux... pas besoin d'humour protecteur, juste d'un humour normal !

Pour les chaudoudoux, j'ai trouvé cela impressionnant tellement ça réflète le monde réel. Comme tu le dis, si jamais on sourit à un homme (ne serait-ce que par politesse en tenant la porte ou en le remerciant), il peut y avoir des conséquences inattendues. C'est dommage.
Même à ses amis proches on n'est pas sûr de pouvoir donner les chaudoudoux; il faut que les gens soient prêts à les accepter et ça... ça c'est pas gagné de suite !

Je me suis rapprochée d'un ami ce week-end, alors que je pensais être pourtant proche de lui. Il faut croire que j'avais tort ! Je lui ai donné mon tit chaudoudou et wah... quel plaisir de voir ça être reçu avec un immense sourire !! :)

Gros bisous ma Panthère, toi t'as plein de chaudoudou en réserve pour ceux que tu aimes :)

9 Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 10:48 GMT+2, par gabi

"je donne mes chaudoudoux à qui je veux, tant pis pour les jaloux !" MDR, mais oui, tu vis comme tu veux et encore heureux ! Si on devait attendre la permission des autres pour vivre, on n'aurait pas fini ^^ Ton texte est plein d'émotion et de sincérité. J'ai déjà fait ce genre de déclaration, en face, pour l'émotion dégagée, c'est magique à voir *___*

"ça me pousse à sourire davantage aux gens" c'est bien ca! T'as raison. Ca peut agrémenter une journée. J'adore le faire aussi, voir plaisanter dans une file d'attente, toujours donner un sourire-un merci-une attention à la caissière qui te sers ... ca remplit la journée de positif et ca permet aussi de faire parfois de belles rencontres ^^

"On se moque pour se défendre, pour protéger son identité. Si celle-ci est solide, on n'éprouve pas le besoin de rabaisser les autres." *clap clap clap* si j'étais à côté de toi, je te sauterai au cou et te mettrai un gros baiser sur la joue. (je sais que c'est pas ton texte, mais c'est toi qui le publie). Oui! C'est tout à fait ca. Les gens qui sont mesquins, les gens qui racontent des ragots et tout ca, sont des gens mals dans leur peau. Par contre, je nuancerai ce texte, en disant que les enfants sont naturellement méchants envers celui qui est différent si c'est ce qu'on leur a inculqué depuis l'enfance (certains milieux bourgeois, certains ville de campagnes, des endroits où la différence est une tare et non une qualité). Rire au dépend des autres, c'est le réflexe des laches qui en dit long sur eux ^^

"C'est le sentiment d'humanité en soi qui est coupé." pour rire ensemble, il faut de la complicité et aussi une même vision des choses. Il faut trouver des gens qui ont la même façon de se marrer que toi sinon, tu te sens mal à l'aise ...

"Quand on est tellement peu sûr d'être vraiment adulte à l'intérieur de soi, on tient aux apparences !" exactement ! Ce que j'adore faire la con, délirer de pleins de façons que d'autres trouveront gamine, et celà ne m'empêche pas d'être profonde, je n'ai rien à prouver^^. Tu as raison : sois toi même, les autres (les bons) suivront, on s'en fout du reste. Pourquoi se gêner pour les autres? ^^ *GothicKisses* et bonne journée (pardon pour la tardivité de la réponse, j'ai pas pu avant)

10 Le Dimanche 23 Septembre 2007 à 23:34 GMT+2, par Meuble

Y a trop de trucs là-dedans pour pouvoir rebondir de façon cohérente ! Surtout en arrivant 3 ans après... Une réponse incohérente serait le juste reflet de l'anarchique ordonancement actuel de mes pensées, mais je crains que le rendu ne soit même pas compréhensible par moi-même, bien que je sois relativement souvent d'accord avec moi-même, donc bien placé pour comprendre ce que j'écris, et je vais donc reprendre plus tard et un à un les thèmes traités, ce sera certainement plus profitable pour tout le monde, y compris ma santé mentale, si tourmentée par temps de fatigue.

Au passage, un problème avec les escalators : pour les emprunter à l'envers, il faut que le passage soit dégagé, c'est hélas trop rare !

Et les plots devant la gare sont libres de toute présence kiwiesque ;) !

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