Pensées affolées

Aujourd'hui était mon dernier jour de travail... j'ai fait mon circuit départ, dis au revoir à mes collègues. De mon chef de service, je n'ai eu que des compliments, apparemment il n'a eu des collègues que des retours positifs. Vous ne pouvez pas imaginer comme ça peut faire plaisir, de se savoir appréciée par des gens pour le travail qu'on fait (j'en avais pas beaucoup mais le peu que je savais faire, je l'ai bien fait, apparemment !). Curieusement ça m'a fait mal au ventre de quitter cette entreprise, cet étage où toute l'équipe s'entend si bien. C'est suffisamment rare de nos jours pour pouvoir être pleinement apprécié.
Ca m'a fait mal au ventre de les quitter tous, parce qu'on apprenait tout juste à se connaître, moi à me détendre et à blaguer avec eux (je dis eux car majorité masculine). Ils vont me manquer... curieusement, je me sens plus à l'aise (à l'exception de mes amis Kiwis et autres proches de mon âge qui me connaissent bien) avec des personnes de leur âge qu'avec des jeunes. Ce qui ne m'a pas empêchée, je pense, d'avoir bien sympathisé avec les autres jeunes qui bossaient dans la boîte ce mois-ci. On était une bande de cinq, trois filles, deux mecs. Je n'ai pas eu à réclamer le numéro de celle que j'appréciais le plus, elle me l'a donné d'elle-même. Tant mieux, parce que je n'aurais pas voulu réclamer. Quant aux autres, eh bien ils ont réclamé, l'autre fille et le gars de mon âge. Le jeune de 18 ans s'est abstenu. Tant mieux, tant pis, j'en sais rien, il était sympa mais comme vrai pote je ne pense pas, trop hypocrite, il l'a avoué lui-même (mes potes du bahut le dernier jour je les ai quittés à l'arrache j'en pouvais plus de leur gueule... sympa !). Ca se trouve il ne pouvait pas me supporter, mais ne me l'a jamais dit en face. Pas grave, me dérange pas pour un mois

Il est vingt-trois heures passées, mes yeux ne tiennent ouverts que grâce à des allumettes (inexistantes) qui les empêchent de se fermer, un peu comme dans Tom et Jerry, vous voyez ? Ce soir je ne suis pas chez mon chéri, mais chez moi. Et je peux vous dire un truc... il me MANQUE. C'est bien de casser les petites habitudes pour se rendre compte de choses comme ça. Mercredi soir j'étais chez lui justement parce qu'on allait pas se voir avant dimanche, et c'était plus qu'appréciable, quasiment magique. J'étais tellement bien, c'était tellement naturel, que le lendemain quand il a fallu repartir chacun de son côté, je me sentais vide et triste. Mais pas quelque chose de démoralisant, juste une flagrante incomplétitude, pardonnez le terme, cette sensation d'avoir une partie de soi qui manque et qu'on voudrait retrouver au plus vite. Il me manque, autant physiquement que mentalement : son odeur, ses bras qui m'entourent fermement mais sans m'étouffer, ses mains sur mes hanches ou mon visage, son sourire tendre qui m'est exclusivement réservé... oh oui, j'ai de la chance de l'avoir, cet homme-là, et je ne l'échangerais contre aucun autre ! Sa petite manie aussi de mimer la batterie de la chanson qu'il écoute à ce moment-là pendant qu'il conduit. Tout ces petits riens qui vous attachent à une personne sans que vous vous en rendiez forcément compte. Le tout est de ne pas les perdre de vue...
Il est vingt-trois heures passées, je dors debout, mes doigts sont en automatique et tapent parfois des mots à la place d'autres. Demain soir je vois mes Kiwis, pas tout à fait les mêmes que le week-end dernier, et je rencontre la chérie de mon ex pour la première fois. Je n'ai pas (plus) d'appréhension, j'espère que de son côté à elle ça ira aussi. Je souhaite que ça se passe le mieux possible... On sera entre sept et huit : Thieum Céline (pas sûr), Quentin Marie, Meuble, Stoff Aude, et moi. Les autres sont à Perpète les Oies (Tom à Lyon, Fred et Elsa en Bretagne, Mélimélo au Laos, Clem et Noë ailleurs...), ou alors ils ont déjà quelque chose de prévu (comme Harry par exemple). Du coup petit nombre, pas grave, qu'on soit peu ou nombreux y'a toujours assez de fous pour rire ! (Private joke : Non, on se passera de la réplique devenue mythique, merci !)
Il est vingt-trois heures passées, je fantasme sur une paire de bras qui m'enlacent tendrement. Je n'ai pas eu ma dose de sa belle voix grave au téléphone ce soir, j'étais devant The Hours... oui je parle encore de lui, pas ma faute si je suis en pleine période de manque, ça me pousse à parler de mon Ange encore et encore et encore... celui dont je vais partager la vie un sacré bout de temps. Parfois cette perspective m'effraie, mais la plupart du temps elle m'enthousiasme. Je me sens Bien avec lui, avec un B majuscule... je voudrais pouvoir exprimer avec des mots cette force si douce qui m'étreint le coeur quand je pense à lui.
Il est minuit moins vingt, et je pense à mes amis... tout particulièrement Fred qui vient de trouver son appart (vivement la pendaison !), Stoff qui est devenu prof, Jaded aussi, Meuble qui est trop patient avec moi (c'est bien ça compense la maladresse...), Quentin que je charrie et que ça fait un bien fou (sans rancune ?), Candy avec qui je dois faire une piscine (entre autres choses), bientôt j'espère, Anne que je vois bientôt (une bonne bouffe, une ma belle ! :p). Tiens d'ailleurs en parlant d'Anne, vous savez à combien de pages recto verso elle a fini, la lettre ? Dix. Oui oui, vous avez bien lu. En onze jours j'ai écrit dix pages (sachant qu'en plus je n'ai pas écrit tous les jours, donc en vrai, plutôt huit ou neuf jours !). J'en avais envie, et je savais que ça lui ferait plaisir. Ce matin au boulot je lui ai fait une belle enveloppe, avec plein de verdure, le soleil, des nuages, et un petit chat pris comme modèle dans le bureau (d'ailleurs j'étais plutôt fière du résultat pour un truc dessiné un peu à l'arrache !).
Il est presque minuit et je me laisse bercer par le flot de mes pensées... aujourd'hui j'ai été faire une petite folie à la Fnac : j'ai acheté le dernier Requiem (sachant que le prochain va sortir dans aller quoi ? maxi 5 mois), et un bouquin de Robin Hobb publié sous un autre pseudonyme. J'ai lu la BD, dessin toujours époustouflant, et là on est en plein suspens du début à la fin. Donc vivement le suivant ! Quant au bouquin, je l'ai commencé : écrit au présent et à la première personne du singulier, ça change, et pourtant, toujours un style plaisant à lire !
Sur ce, je vous laisse, le sommeil commence à gagner la bataille, depuis le temps que je l'accumule, je peux bien lui accorder une victoire ce soir... Bon week-end à toutes et à tous !
Par Panthère, Vendredi 31 Aout 2007 à 23:51 GMT+2 dans Et mes beaux yeux verts ? (article, RSS)







