Vivre !
La vie est quelque chose de compliqué. Bel euphémisme. Ces derniers temps, j'ai la tête qui tourne de possibilités, d'embranchements possibles et impossibles, quand d'autres s'imaginent déjà être enfermés dans des obligations. Une sensation de liberté qui pèse sur mes épaules comme une plume, et me fait pousser des ailes. Ne me manque plus qu'un building pour un beau saut dans le vide, la sensation du vent sur mon visage, et l'ivresse de redresser au tout dernier moment.
Je me sens libre, farouchement indépendante, et bien décidée à défendre gueule et crocs mes idées, qu'elles plaisent ou pas... des concessions, j'en ai fait, trop à mon goût. Je me suis trop souvent écrasée ou tue par respect de l'avis de l'autre, sans prendre en compte le mien. Fini ce temps-là. Ca ne va pas plaire ? Tant pis, parfois, le bonheur des autres est incompatible avec le vôtre ! Il faut savoir choisir...
Si je le pouvais, je me trouverais sur une corniche, au bord d'une falaise vertigineuse, et je crierais tout ce que j'ai. Rien que pour me défouler, et apaiser ce tournis qui ne me laisse aucun répit. Dans quatre jours j'ai fini de bosser, dans quatre jours j'ai un mois de vacances à mes pieds pour : m'occuper du Festival en tant que libraire, m'inscrire dans un club de bad et en pratiquer, voir Candy, voir Anne, voir mes Kiwis (oh oui !), voir mon chéri, dessiner, lire, écrire, chanter, rire, manger, danser... Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi vivante.
Fermer les yeux, sentir la caresse du soleil, inspirer jusqu'à se faire éclater les poumons et sourire, simplement sourire. Se dépenser, transpirer, avoir le souffle court, et rire de jolies passes (oui je parle de badminton => rire de jolies passes, c'est véridique, et ça me coupe les jambes... alors qui veut gagner me fait rire !). Vivre, croquer la vie à belles dents, les montrer non pas pour grogner mais pour sourire, enlacer les arbres et leur communiquer mon bien-être, foncer dans le vent à cheval sur un vélo (ou un cheval, tiens), déguster des cookies entre amis, s'endormir dans les bras de mon chéri, lire jusqu'à tard dans la nuit, discuter jusqu'à ce que ça se barre en cacahuète, rire, encore et toujours...
Rêver à un monde meilleur, penser avec hâte à la prochaine rencontre, apprécier des courbatures comme autant de souvenirs plein de soleil, refuser la morosité et tous les types de chantage affectif.
Fermer les yeux, mettre la musique très fort... Se laisser bercer quelques instants avant de commencer à onduler... Déplacement des pieds, doux, tout d'abord. Puis ça monte : genoux, hanches, tête qui dodeline, bras qui se balancent sensuellement. Bris de musique, cheveux à volonté propre qui volent en tout sens. Les sens qui s'aiguisent et s'émoussent à la fois, souffle qui se fait court, frissons à fleur de peau, chaleur envahissante, particulièrement insistante aux joues. La dernière note s'égrenne, le corps s'immobilise, sous le choc du silence. Le souffle court, les joues en feu, la danseuse ouvre les yeux et reprend pied. L'instant de folie est passé, il faut reprendre le cours du temps là où il s'était arrêté... Un instant de grâce et de jouissance pure, sans bornes, sans foi ni loi, qui la font se sentir invincible. Inconsciemment, elle passe la main dans ses cheveux emmêlés, y remet de l'ordre. La raison a repris le dessus...
Audioslave : How To Live
Par Panthère, Lundi 27 Aout 2007 à 21:30 GMT+2 dans Et mes beaux yeux verts ? (article, RSS)

Non parce que les cookies, c'est bon, mais il faut quand même se défouler avant pour les mériter !





