
Cette sensation froide qui lui glisse doucement le long de la nuque pour aller se nicher au creux de ses reins la tétanise. Ces larmes invisibles qui gouttent sur son coeur, le glaçant peu à peu, la rendent froide. Cette impression de se sentir devenir peu à peu insensible, rageuse, violente, inhumaine la met dans tous ses états.
Si elle se regardait dans la glace, elle ne verrait qu'un visage aux traits tirés, durs, et sans compassion. Appuyée sur ses mains, une de chaque côté du miroir, elle s'observe, sans pitié pour ce qu'elle remarque. Des cernes violets, un blanc d'oeil qui vire au rouge à force de pleurer. Elle remarque sa bouche qui se crispe, sous son propre regard : le jugement personnel est le plus dur de tous.
D'un coup, d'un seul, elle balance son poing droit dans le miroir, en plein centre. Le verre vole, et son poing se met à pisser le sang. Qu'importe la douleur, la colère, elle, est enfin passée...
Un petit texte un peu sombre pour extirper la noirceur qui se tapit parfois en moi. Ca ne vous arrive jamais, de vous sentir plein de noirceur et de potentielle méchanceté ? Ca ne m'arrive pas souvent, sauf quand je suis fatiguée, ou que ma mère sort une remarque que je lui ferais bien ravaler... On a (encore) eu le droit à un coup de gueule ce soir à table. Elle en a marre de faire la bouffe sans personne pour l'aider... Ah bon ? Et qui est-ce qui l'a aidée toute cette semaine ? Ne me dites pas qu'elle a déjà oublié... Ah bien tiens, si, elle a oublié. Dommage, parce que pour une fois que je l'aidais de bon coeur, je ne sais pas si je vais recommencer, pour ce que ça l'a marquée (ça a du l'énerver que ce soir je regarde la télé, au lieu de l'aider pour les repas, mais dans cette maison, il n'y a pas que moi : mes deux frères, et mon père. Ah oui, j'oubliais, ce sont aux FEMMES de faire la bouffe, pas vrai ? ...) ! J'en ai assez de ses gueulantes à répétition, et toujours sur les mêmes sujets... c'est pénible, et elle ne se rend même pas compte qu'elle saoule tout le monde avec ça. Vous me trouvez peut-être dure mais je vais vous dire, elle n'a qu'à s'en prendre qu'à elle-même si la vie qu'elle mène ne lui plaît pas, et qu'elle a des regrets (car je suis quasiment sûre qu'elle en a !).
On (nous trois, les enfants) ne l'a pas obligée à s'arrêter de travailler pour nous élever (perso ça m'aurait bien arrangée qu'elle recommence à bosser à partir du lycée ^^), c'est elle qui l'a choisi et elle y a trouvé son bonheur, qu'elle nous dit, pourtant je sens qu'elle nous en veut quand même. On ne l'a pas non plus obligée à épouser notre père. Et pourtant, elle passe tout son temps (ou presque...) à le critiquer, que ça soit devant ou derrière son dos. Lui, la critiquer ? Je ne l'ai jamais vu le faire, à part lever de temps en temps les yeux au ciel d'un air exaspéré quand elle nous fait une crise. Pourquoi passe-t-elle son temps à le critiquer ? On sait bien que lorsqu'un couple va mal, la responsabilité va des deux côtés !
Je suis certaine que le fait d'avoir cinquante ans la remue bien plus qu'elle ne veut l'admettre, et qu'elle se rend compte de tout ce qu'elle n'a pas fait qu'elle aurait voulu faire. Elle a l'impression que sa vie est derrière elle et qu'elle est "finie". Alors elle s'en prend à nous pour se passer les nerfs.
Elle m'agace parce qu'elle ressemble de plus en plus à sa mère sur certains points (qui est une horrible mégère manipulatrice, mais qui à côté de ça, a un sacré caractère et a toujours mené à bien ses projets, avec un caractère qui fait qu'on ne peut pas lui marcher sur les pieds) : manipulatrice parfois (je ne suis même pas sûre qu'elle s'en rende toujours compte), avec une vision du monde étriquée au possible, etc... l'autre jour je parlais avec elle de ma future installation avec Chouchou (l), et je disais en riant qu'on allait avoir chacun notre PC pour pas nous battre pour savoir qui allait quand dessus.
Elle, tout ce qu'elle a trouvé à faire comme remarque, c'est un truc du genre "vous allez finir comme moi et ton père, chacun de votre côté"... Elle m'énerve parce qu'elle est persuadée que Chouchou ressemble comme deux gouttes d'eau à mon père (renfermé, timide, dans son monde, etc...).
Elle refuse de voir mon bonheur, quelque part ça l'énerve de voir que j'ai l'avenir devant moi. Ou encore, toujours avec Chouchou. Depuis peu j'ai changé d'avis concernant le fait d'avoir des enfants. On en discutait et elle me disait : tu verras, quand tu auras ton premier enfant (j'en veux deux, pas plus, elle est sûre que j'en voudrais trois), tu le trouveras tellement adorable que tu t'arrêteras de travailler pour l'élever. NON ! Je refuse de sacrifier mon futur travail (libraire, si tout va bien) pour élever mon enfant, quand bien même je l'aime à la folie !
Et je sais d'avance qu'elle va me juger pour ça, et pour tout un tas d'autres choses, car elle ne supporte pas qu'on puisse voir le monde d'une manière différente de la sienne => quand on est une femme, on doit avoir au moins deux enfants, s'arrêter de travailler pour les élever, et faire la bouffe et entretenir la maison sans protester. Voilà ce qu'est une femme dans sa tête, sans même qu'elle se l'avoue. Dommage pour elle, je ne vais pas entrer dans le carcan étroit qu'elle m'a préparé dans sa petite tête...
Voilà, c'était la petite diatribe anti-maternelle. C'est difficile d'aimer sa mère tout en la détestant pour certains traits de son caractère. J'espère pouvoir lui dire tout ce que j'ai sur le coeur une fois que je serais installée. Et j'espère aussi qu'elle me comprendra et acceptera que certaines choses soient des réalités (là je peux toujours rêver) et bien vouloir essayer de changer ça. Hein, comment ça, changer à 50 ans, c'est impossible ?
Par Panthère, Dimanche 8 Juillet 2007 à 21:12 GMT+2 dans Les griffes sont de sortie ! (article, RSS)
Vos commentaires
Le Dimanche 8 Juillet 2007 à 21:34 GMT+2, par gabi
oh la la. MAis par quel bout commencer.
Ta mere est une femme malheureuse et aigrie. Elle fait partie des gens faibles qui se sont sacrifiés pour les autres et le leur reprochent ensuite. On n'a qu'une vie. Et lorsqu'on ne vit pour pour nous, a notre facon, on le paye trés trés cher. Parce que les frustrations sont grandes et les mordages de doigts encore plus. J'ai enfin compris ces gens : lorsqu'elle s'en prend à toi, Panthère, c'est à elle meme qu'elle s'en prend. A celle qu'elle était a ton age, celle qui a choisit de se renier, et d'etre faible.
Je ne peux pas t'en dire plus. Je ne connais pas sa vie. Je te parle en etrangere selon ce que toi tu me dis. Mais j'ai assez connu ce genre de personne. Elle te reproche de ne pas etre elle parce que au fond ma Panthère, dis le toi : tu es celle qu'elle aurait aimé etre, si elle avait eu au moins ton caractere et bien, elle n'en serait pas là ou elle en est. Et non! Et tu la mets face à sa propre médiocrité. Tout simplement.
Et tu as raison a 200 %, on choisit sa vie, on choisit d'etre faible ou fort. C'est pas facile de se battre pour ses reves tous les jours. MAis c'est 100 fois mieux que se retrouver a etre une vielle personne aigrie qui s'en prend aux autres parce qu'au fond, elle ne se supporte elle meme...
A mon avis, c'est l'aide de ton pere qui lui manque pour la vaisselle tu sais. Enfin, c'est triste tout ca. Je hais les faibles qui essayent de s'en prendre aux forts, mais aguerrit toi ma puce, parce que tu en rencontreras toute ta vie, forte comme t'es.
Et puis tes enfants seront trés equilibrés avec une maman qui s'aime elle meme (c'est un meilleur debut pour aimer autrui ^___^). Et pour ce qui est qu'elle change ... qui sait? Deja, tu peux etre honnete. C'est ta partie. La sienne la regarde elle ... et c'est celà que tu dois lui faire comprendre : la limite entre sa vie et la tienne.
GRos bisous de Gabi qui t'adore. Courage ^^, ca va passer ...
Le Dimanche 8 Juillet 2007 à 22:14 GMT+2, par Kyilidia
C'est sûr que toi et elle êtes complètement différentes, ne serait-ce que dans votre manière de raisonner...
En même temps... comment était-elle à notre âge ? Quels étaient ses rêves ? Que s'est-il passé pour qu'elle en arrive là ?
A 22 ans, tu as tes rêves, tes envies, tes aspirations... Et tu commences à vivre en dehors du cocon familial.
Alors, soit les parents avalent ça et laissent partir, plus ou moins facilement (et avec de nombreuses discussions), soit ils essaient maladroitement de se raccrocher à leurs souvenirs et à essayer de nous guider avec ça parce que "je suis déjà passée par là et je sais comment ça se passe, moi" et donc, de continuer le lien de l'enfance.
Ici, le problème de ta mère, c'est que vous vivez sans elle maintenant. Toute sa vie - ou presque - a été tournée vers vous, et aujourd'hui, vous vous émancipez. Tout en restant sous son toit... Pas facile de faire face à cette "dualité".
Ce n'est jamais facile de voir ses enfants grandir et devenir adultes. Et de se ré-approprier ses envies de femme quand le rôle de mère active touche à sa fin.
Les reproches qu'elle te fait ne sont pas justifiés mais ils expriment son malaise, comme le disait Gabi, envers ton père.
Elle doit être morte de trouille Panthère, parce qu'elle ne peut pas forcément t'aider, vu que vous avez vécu deux vies différentes. Et le fait d'être mère au foyer n'aide pas à comprendre vu qu'il n'y a pas l'ouverture qu'apporte le travail (avec les expériences de vie commune avec les collègues, leurs histoires, leurs évolutions, etc...).
Pour le moment, tu es dans une phase charnière : tu deviens adulte (et le revendique vu que tu crées ton avenir activement) mais tu restes son enfant, sous son toit.
Alors, ce n'est pas facile de gérer ça, parce que tu as tes envies d'indépendance (logique !) qui se heurtent au fait que, pour elle, tu es son bébé.
Ne la blâme pas de tout ça, elle exprime juste son malaise - très maladroitement ! - et appelle à l'aide.
Pour l'instant, vous ne pouvez pas parler et évoluer vu que tu as cette dualité dans ton statut, mais dès que tu seras installée et que vous aurez eu une grande discussion - voir clash - là, vous pourrez avoir de nouveaux repères et pourrez enfin avoir une relation stable.
Et comme l'a dit Gabi, fais lui comprendre la limite qu'il y a entre toi et elle : vous êtes de générations différentes et avez envie de choses différentes... Et tiens, ça tombe bien : tu as ta vie à vivre de la manière dont tu l'entends.
Courage ma puce, tu verras que quand tu partiras, ça évoluera entre vous deux (expérience confirmée !) ! Bisous tout plein...
Le Dimanche 8 Juillet 2007 à 22:32 GMT+2, par Headbanging
En janvier, j'ai eu une prise de tête énorme avec ma mère ! J'avais craqué mes exams, j'étais démoralisée et du coup je disais que peut-être j'allais arrêter les études ! et elle me sort "ben super, tu vas finir caissière", comme si c'était une tare... et je lui ai dit "en même temps t'as fait des études et t'es assistante maternelle"... elle a pas aimé.... on n'en a jamais reparlé...
sinon, c normal que tu trouves à ta mère des points négatifs, on ne peut pas les trouver parfaites... Mais il faut aussi penser à tous les points positifs ! Ses changements d'humeur sont peut-être dûs à la ménopause ?
Le Dimanche 8 Juillet 2007 à 23:32 GMT+2, par gabi
Post scriptum : apres reflexions suite à cette note (oui je pense a mes amis^^), j'ajoute que
1_ je comprends que tu n'es pas dans une situation facile et que tu l'aime. C'est normal. Le tout etant que ce n'est pas pourtant une raison pour ne pas marquer tes limites lorsque c'est possible. L'amour n'est pas un pretexte pour se laisser heurter ou traité pas comme il se doit.
que 2_ je pense que tu la heurte parce que tu es la preuve aussi de ce qu'elle avait d'autres choix. Par ex, t'imposer de vouloir arreter de bosser pour des enfants, c'est admettre que elle meme a fait un choix, que ce n'est pas obligatoire et que tu peux reussir autrement. Et pire, j'ajouterai que ta reussite la dedans, ca l'enfonce elle. Enfin, c'est a elle de resoudre ca. Si elle ne se supporte pas elle meme, qu'elle s'en prenne qu'a elle meme ...
Bref, fuis tous les raisonnements et les personnes qui cherchent a t'imposer un truc. Celui qui voit le monde d'un seul coté, qui veut t'imposer une seule facon de vivre, de penser ou te juge, c'est quelqu'un qui a un soucis avec lui meme. Voila. Je te soutiendrai toujours pour ca. Gros bisous, m'en vais lire mon bouquin moi >__<
Le Lundi 9 Juillet 2007 à 00:12 GMT+2, par Muriel
La situation que tu décris est celle de pas mal de gens apparemment, chère Panthère. Je crois que parce que tu aimes ta maman tu voudrais qu'elle te comprenne et envisage une autre façon de voir la vie que celle dont elle a l'habitude : dis-toi bien que la seule façon de désamorcer les choses est que chacune de vous deux admette que l'autre pense différemment. Parce qu'il ne faut pas t'attendre à ce que ta maman se remette en question, du moins je ne crois pas mais je peux me tromper car je ne la connais pas du tout et je ne suis pas dans sa tête pour penser à sa place.
Dis-toi qu'il existe des mères bien pires qu'elle, tout à fait bornées, intolérantes et tyranniques. Je pense à cette jeune femme (appelons-la Bona puisque c'est un prénom asiatique qu'elle aime bien) qui m'a invitée à son anniversaire : sa mère veut tout régenter dans sa vie, y compris sa façon de s'habiller et de décorer son appartement.
Bona est femme de chambre dans des hôtels sur la côte. Elle a été mariée à un homme parfois violent et qui la frappait mais qui savait aussi se montrer gentil par moments et surtout lui a enseigné plein de choses car Bona n'est presque pas allée à l'école : elle devait rester à la maison pour s'occuper de sa soeur et de ses frères plus jeunes et n'a jamais pu faire d'études.
Bien que son mari soit caractériel, il avait aussi ses bons côtés. Je sais que personnellement je ne l'aurais pas supporté mais j'estime que maintenant qu'il est décédé d'un cancer Bona a le droit de penser qu'elle a eu des moments de bonheur avec lui, surtout sur la fin de sa vie où il a enfin réalisé ce qu'elle représentait pour lui. Je sais que ça peut paraître facile, mais toujours est-il que Bona chérit son souvenir, a des photos de lui et des tableaux qu'il peignait partout, ce que sa mère ne supporte absolument pas. " Comment peut-on pleurer un abruti pareil ? "
Pour elle, sa fille n'est pas une fille normale parce qu'elle s'habille dans le style hippie et qu'elle s'est découvert une passion pour Che Guevara dont elle collectionne tout ce qui se rapporte à lui : bouquins, disques, drapeaux, bibelots, etc. Hé bien sa mère est du genre : " J'espère que tu vas t'habiller mieux que ça pour ton anniversaire et que tu ne vas pas nous faire un discours sur ton mari, sinon je m'en vais au milieu du repas. " Je précise que Bona est totalement indépendante financièrement et que c'est elle seule qui paye son repas d'anniversaire au restaurant.
La mère de Bona est du genre totalement borné : une femme doit se marier, avoir des enfants, tenir son ménage et ne pas chercher midi à 14 heures. Jamais elle n'aurait voté Ségolène Royal parce qu'elle n'est pas pour les femmes au pouvoir. Quand elle m'a vue avec mon allure metal goth, j'ai cru qu'elle allait s'évanouir !... ^^ J'étais pourtant très polie et correcte et ai essayé d'engager la conversation mais au bout de cinq minutes de lieux communs, j'y ai renoncé avec le sourire. Depuis c'est "bonjour/bonsoir".
Bona vient de m'appeler pour me dire combien elle était contente que je vienne à son anniversaire pour jouer le rôle du diplomate (si, si, ça m'arrive malgré mon impulsivité ^^) entre sa mère et la sainte famille d'un côté, et ses ami(e)s de l'autre, qu'évidemment sa famille trouve bien trop originaux...
Bona ne peut pas prononcer le nom de son mari sans que sa mère explose : " Ah non ! Tu ne vas pas encore nous parler de ton abruti de bonhomme ! " J'essaie de calmer le jeu en restant de marbre, mais par moments j'ai bien du mal à ne pas sortir de mes gonds en voyant les yeux de mon amie se remplir de larmes qu'elle se dépêche de refouler. J'ai de plus en plus de mal à supporter sa mère qui est vraiment une bonne femme odieuse par moments. Heureusement je ne la vois pas souvent ^^
Tout ça pour te dire que la seule façon d'en sortir est le dialogue mais à condition que les deux y mettent du leur, et d'après ce que tu nous dis c'est pas gagné... Je sais que c'est difficile mais si ta maman ne veut rien entendre je crois que quand elle est de mauvaise humeur tu n'as qu'à laisser passer l'orage et ne pas prendre les choses trop à coeur car cela ne sert à rien... ça me va bien de dire ça, moi qui suis si sensible !... ^^
Le Lundi 9 Juillet 2007 à 00:20 GMT+2, par Muriel
J'oubliais : ton petit texte est superbement écrit et j'aime beaucoup l'illustration : une photo de toi retravaillée pour donner cet aspect moitié dessin, moitié photo ?
Bonne nuit, ne rêve pas trop ^^ et gros bisous 
Le Lundi 9 Juillet 2007 à 10:30 GMT+2, par Loup Solitaire
Que rajouter d'autre ? Tous les commentaires précédents reprennent entièrement ce que je pense. (A commencer par Gabi, comme d'habitude lol).
Je connais une personne comme ça qui est toute joyeuse et sympathique et tout d'un coup un jour, j'arrive le matin et je me prend des remarques désobligeantes et je suis quasiment un pestiféré alors que je ne sais même pas pourquoi. Et pourtant, elle n'a que 24 ans.
Tout ce que j'ajouterai c'est courage Panthère. Nous autres tes amis pensons fort à toi.
Grosse Bise.
Le Lundi 9 Juillet 2007 à 12:04 GMT+2, par Lily
En fait, j'ai rencontré le même genre de problèmes avec ma mère..
Des plaintes persistantes sur notre non-participation aux tâches ménagères et autres activités de la maison, nous aussi nous étions trois enfants, et bien sur celà demande beaucoup de travail.
Le problème était que lorsqu'on apportait notre aide, notamment au ménage, c'était toujours mal fait, et donc elle refaisait tout derrière..ce qui fait que, personnellement, j'ai fini par abandonné.
Je faisais le minimum syndicale, et je disparaissais..
Ma mère n'est pourtant pas femme au foyer, et on rencontrait les mêmes problèmes que toi.
Je crois que ce n'est pas la situation profesionnelle le problème, (mm si c'est un facteur), c'est un tout, parfois les "adultes" ont une espèce de lassitude et se focalisent sur des choses minimes car ils ne savent plus profiter de la vie, ils n'ont pas de hobbies, peu de choses les intéressent, qu'ils travaillent ou pas, leur routine les rongent et ils ont oublié tout simplement d'aimer la vie.
Quand mon beau-père est décédé, ma mère a changé, ses centres d'intérêts ont évolué, elle s'est mise à sortir ...
Je crois qu'il faut toujours faire attention à son moral, et a ne pas se laisser obséder par des choses sans importance, ces obsessions mènent à la perte des autres.. et à toujours s'intéresse au monde extérieur, si l'on ne peut pas vivre de ses passions, à essayer de les conserver tout de même.
Ne te focalise pas sur ta mère, elle n'est pas seule à vous élèver, quand le père est "fantomatique" et ne réagit pas, ça n'aide pas non plus,
être un couple c'est se soutenir aussi pour les choses chiantes.
Tu verras, quand tu partiras, ça ira déjà mieux..
Le Lundi 9 Juillet 2007 à 21:29 GMT+2, par Panthère
Gabi, ma mère est, je le pense, aigrie. Mais malheureuse... peut-être pas non plus 24h/24. Oui sans doute, quand elle s'en prend à moi elle s'en prend à elle au même âge.
Oui c'est pour ça que je me bats pour mes rêves, et que je ne laisserai personne (pas même mon chéri... tant que ça n'est pas dangereux pour lui ou notre couple bien sûr !) m'empêcher de les réaliser, car je ne veux rien regretter quand je serais âgée !
En tout cas, ne t'inquiète pas trop pour moi. Depuis mes 14 ans, je m'aguerris, et elle n'est plus de taille maintenant pour me rabaisser ou me manipuler (même involontairement) 
Merci pour ton commentaire très instrutif et juste. Cela dit je voudrais que tu lises celui de Kyilidia, si tu as deux minutes, car il représente aussi énormément ma mère et son caractère...
Merci encore ! Bisous tout plein ^^
Kyilidia, que te dire à part "merci ma puce" ? C'est vrai que je n'avais pas pensé à ça : le fait de nous avoir élevés, et nous voir nous éloigner puis partir, bientôt... En plus je suis sa "seule fille", et ça doit pas aider. Merci ma belle, profite bien de Las Vegas, et on se revoit bientôt j'espère !!!
Gros poutous !!!
Head, ne t'inquiète pas, je n'oublie pas ses traits de caractère positifs ! J'essaie même d'y penser plus fort quand elle m'énerve
Sinon la ménopause, je veux bien, mais faut pas tout mettre sur le dos de ce pauvre truc... on peut "aussi" se contrôler un minimum... enfin c'est ce que je pense ! Merci en tout cas !
Gabi : 1/je suis entièrement d'accord avec toi. Et ne t'en fais pas, mes limites, je les marque dans la mesure du possible (elle est super susceptible aussi je peux pas trop mettre les points sur les "i" si je veux pas une ambiance invivable mais je fais ce que je peux :))
2/oh, elle ne peut pas m'imposer de m'arrêter de bosser... mais elle s'imagine que c'est ce que je ferais. Pour elle, il est inimaginable de faire un autre chose que s'arrêter de travailler pour ses gosses. Mais comme tu dis, c'est à elle de résoudre ça, et d'assumer ses choix...
Merci une seconde fois
(k)
Mu, merci. En ce qui concerne ton premier paragraphe du premier commentaire que tu m'as fait, sache juste que j'accepte qu'elle pense totalement différemment de moi. Au contraire, je respecte ses choix et ses valeurs. Mais j'aimerais bien que ça se fasse dans les deux sens, ce qui n'est pas vraiment le cas pour le moment !
Et je laisse passer l'orage quand elle est de mauvais poil, ça, je sais le faire depuis bientôt dix ans maintenant !
Merci pour ce témoignage de ton amie, ça me rassure, ma mère n'est pas comme la sienne, loin de là 
Pour la photo, non, elle n'est pas de moi, je l'ai trouvée sur Google images (mon ami !), et je la trouve superbe et illustrant bien mon texte ^^
Bisous plein !!!
Loup, cette personne de 24 ans est sans doute lunatique. Imagine ce que ça donnera quand elle en aura 50 et une partie de sa vie derrière elle ! Prend garde, les lunatiques, c'est usant pour la bonne humeur...
Et... merci. Gros bisous !
Lily, ah oui toi aussi t'as connu le "j'ai jamais d'aide" et qui repassait derrière parce que c'était, non pas "mal fait", mais "pas fait comme elle voulait". Et j'en ai une à ajouter c'est que parfois on propose notre aide spontanément mais étant de mauvaise humeur elle nous envoie chier. C'est drôle nan ?
Pour ce qui est de la lassitude, je crois qu'elle a totalement atteint mon père, et qu'elle commence à atteindre ma mère. Ca fait peur, de voir les ravages qu'elle fait...
Oui, tu as raison, le moral ça s'entretient ! Et j'ajouterai qu'il ne faut pas perdre son regard d'enfant, et ne pas renoncer à ses rêves (ou alors seulement les irréalisables, genre rencontrer une star ou un truc du genre)... ça aide à avoir un bon moral !
Merci de ton passage chez moi pour cette note difficile :$ Bisous plein !
Le Mardi 10 Juillet 2007 à 00:05 GMT+2, par gabi
okais, merci de m'avoir si gentillement lu et répondu. Ma démarche n'etait pas facile et puis je met beaucoup de fougue lorsque je parle... ta compréhension me touche: tu saisis toujours trés bien où je veux en venir. Je ne voulais en aucun cas dire du mal d'elle... je ne suis personne pour juger.
Je me suis laissée emporter en disant "malheureuse" je voulais dire qu'elle a l'attitude de quelqu'un de mal dans sa peau. Entre ce qu'on l'on a de bien autour de nous, et comment on se sent au fond de nous, y'a un gouffre.
Le commentaire de la demoiselle est juste. J'etais touchée qu'elle soutienne ma pensée tout en développant la sienne. J'imagine combien c'est dure pour une mère, si elle ne vit que pour ses enfants, comment les comprendre lorsqu'ils sont différents? Comment ne pas souffrir lorsqu'ils partent?
J'ai des défauts mais pas celui d'etre insensible. L'essentiel dans une situation délicate est de conserver le juste milieu lorsqu'on le peut ... j'espere qu'avec le temps, le dialogue se fera ^^
Le Mardi 10 Juillet 2007 à 21:37 GMT+2, par Lily
De rien, c'est un sujet qui me touche de près
et ça m'intéresse de voir comment les autres ont vécu le même genre de situations
rassure-toi tu n'as rien d'un monstre
moi aussi j'ai eu mes moments de colère noire, de haine presque
heureusement, maintenant, c'est fini
il y aura toujours des désaccords mais quand on est chacun chez soi, ça change la donne..
bisous