Chez Panthere

Ma cellulite vous dit merde !

 

 

 

Après une semaine et demie de silence bien involontaire, je reviens avec un beau coup de gueule qui gronde en moi depuis une bonne semaine. Depuis quelques temps, avec le beau temps qui pointe le bout de son nez, et les températures qui laissent envisager le débardeur et la petite jupe avec les sandalettes pour compléter le tout, vous remarquerez un phénomène curieux à la télévision et dans les magasines féminins (bon je n'ai vu ça qu'à la télé parce moi les magasines féminins hein... un autre coup de gueule un peu différent ici, à lire absolument !).

Mais quel phénomène, me direz-vous ? Celui qui fait l'apologie du régime, et des produits anti-cellulites, anti-peau d'orange, et autres machins "miracles"... on ne voit plus que ça à la télévision, et personnellement, la moutarde commence sérieusement à me monter au nez ! Nan mais quoi franchement, quels kilos je peux perdre, faisant 1m75 pour environ 60 kilos (ça varie entre 58 et 60 d'où le "environ"), et je dois perdre quoi là ? Ma peau, mes os ? Et puis quoi ma cellulite, qu'est-ce qu'elle a ma peau d'orange (oui oui j'en ai... et j'assume !) ? Qu'est qu'ils font chier avec ça ? M'enfin merde c'est NORMAL d'en avoir, et ils sont en train de nous faire culpabiliser sur le moindre minuscule défaut de peau ou le moindre (soi-disant, au passage...) kilo de trop ! Il ne faut pas croire que les mecs n'aiment que les filles très (trop ?) minces ! Y'en a qui aiment les filles normales, et d'autres les rondes ! Et croyez-moi, à moins que ça ne soit de vrais connards, la peau d'orange, ils n'y font même pas attention ! Il n'y a qu'une autre fille pour remarquer ça, et quelle mentalité devrait-elle avoir pour vous faire la remarque...

Vous ne savez pas le pire ? C'est que même si physiquement je pense pouvoir être plutôt regardable (à mes ami(e)s de confirmer !), ils arrivent quand même à me faire culpabiliser avec leurs pubs de merde, mais pas encore assez pour me faire me trouver moche, heureusement. Mais je pense à toutes celles qui ne sont pas aussi bien dans leur peau et qui se précipitent sur ces objets miracles pour se sentir mieux, et ça m'énerve, vous ne pouvez pas imaginer... 

Et vous, qu'en pensez-vous ? (Pour le titre, je précise que j'emmerde les personnes qui font les pubs, pas mes lecteurs !)

 

Autre chose, quelques nouvelles après ce long silence. Merci d'abord pour tout vos commentaires sur la note précédente (ou autres), ça fait plaisir. Veuillez m'excuser pour mon absence, également, mais je n'ai vraiment pas eu le temps nécessaire pour aller chez vous, lire et commenter (je n'aime pas bâcler ça !), et pas plus pour écrire une note digne de ce nom.

Et sinon, vu le jour que nous sommes, j'ose espéré que vous avez TOUS et TOUTES été voté ! Même blanc, je m'en fous, mais voter. C'est trop important pour prendre ça par-dessus la jambe, comme bon nombre l'ont fait voici 5 ans... J'ai voté, bien entendu, et j'attends 20 heures avec impatience, et aussi inquiétude. Je ne veux pas d'un nouveau 21 avril 2002... mais bon à cette époque je n'avais pas pu voter, n'étant pas majeure. Aujourd'hui, oui, alors je prends ça encore plus à coeur.

Voilà, une note courte et un rien foutoir, mais je préférais tout regrouper ici plutôt que d'en faire plusieurs petites, plus pratique à lire, n'est-ce pas ! Maintenant, je vais faire un petit tour chez vous ! 

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Solitude, mon bonheur, ma plaie

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La solitude, dans notre société, c'est quelque chose de mal vu. Ou, dans le meilleur des cas, c'est parce qu'on est un artiste et qu'on s'isole pour créer. Être seul(e), ça sous-entend ne pas avoir d'amis, faire une dépression, ou être antisocial. Stop.
Musique pour accompagner cette note ici et les paroles sont (spéciale dédicace à Séraf qui s'était plaint de ne pas pouvoir stopper la musique !).

La solitude... quelque chose que certains fuient, et que d'autres ne demandent qu'à accueillir. Quand je lis les pseudos MSN de certaines personnes de ma connaissance, où il n'est question que de sortir, faire la fête, je m'interroge. Auraient-elles peur d'être seules avec elles-mêmes ? Et les personnes renfermées sur elles-mêmes, qui craignent le contact humain, pourquoi ?

Je fais partie de ces extra-terrestres (à moins que ces spécimens soient plus nombreux que je ne le crois) qui aiment la compagnie et la solitude. J'aime être avec mes amis, je n'aime pas qu'on m'impose sa compagnie. J'aime la solitude quand je la recherche, pas quand elle s'impose. Quand je suis avec nombre de gens que je connais mal ou pas du tout, je sens le malaise qui monte doucement. Le pire, c'est lorsque je suis avec une personne que je connais bien à une soirée où je ne connais personne, mais qui est occupée. Peu à peu je sens le besoin irrépressible d'aller faire un tour, seule, et peu m'importe bien ce qu'on va en penser ! La dernière fois que ça m'est arrivé, c'était samedi soir, au concert. Je suis sortie dans les rues de la salle de concert, éclairées par des lampadaires, et je me suis baladée dans le calme et la fraîcheur de la nuit. J'ai pris quelques photos, j'ai respiré un grand coup, et ça allait beaucoup mieux après, j'ai pu retourner à la civilisation, et à un chéri inquiet qui me cherchait partout...
Ca m'arrive également quand je suis de mauvaise humeur (ça arrive quand j'ai mal dormi ou pas assez, ou que quelque chose de mauvais m'est arrivé dès le réveil, par exemple ma mère de mauvais poil dès le petit déj, ça passe mal !). A ce moment-là j'ai le regard noir, et les gens m'évitent. J'ai les écouteurs dans les oreilles et j'écoute de la musique sombre et violente. Et je peux dire qu'on devine qu'on a pas intérêt à me chercher...
J'aime mes excès de solitude désirée, car souvent ils me permettent une découverte des environs, et une remontée subite de mon inspiration, quand je pense à prendre avec moi mon carnet. Tous les mauvais sentiments d'expulsés et une sensation étonnante de liberté et de bonheur renaissant.


Mais quand je ne la recherche pas... Que je suis seule et que je désire douloureusement la présence d'un quelqu'un, précis ou pas... ça fait mal. Y'a comme un vide à l'intérieur, qui paraît impossible à combler sans la présence de ce quelqu'un, précis ou pas. Quand ça arrive je redeviens un tout petit bout de deux trois ans, qui ne demande qu'une chose, qu'on le prenne dans ses bras et qu'on le serre fort (eh oui, sous le masque de la Panthère tous crocs dehors se cache un chaton câlin...).
(Tiens d'ailleurs vous auriez dû me voir à cet âge-là, irrésistible, j'étais, avec mes grands yeux verts et mes grands cils que j'ai toujours, d'ailleurs, et mes bouclettes châtains...)
Un enfant tout petit, minuscule, qui ne connaît pas le monde, et ne comprend que la chaleur rassurante de bras autour de son petit corps. Aujourd'hui a fait partie de ces jours où je redeviens enfant pour ne désirer que chaleur et protection. Solitude indésirable et insupportable, aussi étouffante qu'une couette une chaude nuit d'été.

Solitude, mélange de lumière et de ténèbres, de liberté et de prison, de bonheur et de tristesse. Solitude, mon bonheur, ma plaie.


Et vous ?

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Rencontre du quatrième type - drôle de journée




Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour vivre des aventures sans pareilles... Mes aïeux, quelle journée ! Qui commença très bien, qui continua très bien, jusqu'à 16h46... Mais commençons par le commencement.

Il est 9 heures et des bananes, et mon père me tire du sommeil pour que j'aille déjeuner avec toute la famille. Qu'à cela ne tienne, de toutes façons j'avais prévu de me lever à 9h30 au plus tard ! Je petit déjeune. Ensuite, je prépare ma salade avec comme ingrédients : carotte, concombre, céleri, fenouil, pâtes, jambon, Leerdammer, avec une sauce au vinaigre de framboise, miam.
La salade faite, direction : la douche. Retard pris à cause du frollo qui traînait dans la salle de bain. Le temps de transbahuter les possibilités de tenues (eh non, je ne m'étais toujours pas décidée !), les produits de beauté etc, j'avais encore perdu quelques minutes. Finalement à la douche, j'en sors il est midi moins dix (je dois partir à midi quinze), je fais quelques essayages sans trop me décider, il est midi. Bon, il est temps de bouger un peu ! Je me décide pour une jupe noire à double jupon, un bustier noir, un petit pull marron et ma veste beige. Après ça, la valse des crèmes, le maquillage, le séchage de cheveux, et mon dieu il est déjà 16 vite vite vite...

Je me précipite, je prends mon déjeuner, je mets mes chaussures, je cours jusqu'à la voiture, on part il est 20. Pas grave, je sais que j'aurais mon train car on a toujours 5 à 7 minutes de marge en partant à 15... Et effectivement, j'ai mon train.

Je monte, la classe, c'est un des RER tout neuf tout beau, avec des sièges colorés, un plafond tip top, et un confort nec plus ultra. Je sors ma salade, je mange... et le noeud d'angoisse qui s'installe. "Est-ce que je vais leur plaire, comment ça va se passer, etc, etc..." Je n'y fais pas trop attention, j'y ai droit à chaque nouvelle rencontre, et ça se passe toujours bien...

Je finis par arriver à Gare de Lyon, j'appelle Lily pour lui dire que j'arrive chez elle... elle a la voix que je lui imaginais, ça s'augure déjà très bien. Je finis par arriver à destination. Je sors du métro, et j'attends. Un quart d'heure passe, je me dis merde, qu'est-ce qu'ils font ? Je rappelle, ils s'apprêtaient à sortir de l'appart. En attendant je regardais les passants, amusée, et je me disais : non, pas assez nombreux, non, pas assez en noir... c'était marrant comme passe-temps. Finalement, je me retourne, et je vois un groupe de quatre personnes en noir, donc une qui fait de grands gestes (j'en vois pas plus, par coquetterie je n'avais pas mis mes lunettes...). Je m'approche, ce sont eux... et c'est parti pour un peu moins de trois heures de bavardages, de rires, de balade et de complicité...

On est parti tous les cinq (eh oui les deux filles, Lily et Gabi, étaient avec leurs chiris respectifs) au Père Lachaise... croyez-le ou non, mais en deux ans d'habitat à Paris, je n'y avais jamais été... c'est génial. Plein de ruelles, de tombes célèbres ou anonymes plus ou moins rigolotes, j'ai retenu parmi elles : Chopin, La Fontaine, Molière, les Brûlés (espérons qu'ils ne soient pas morts dans un incendie), les MacDonald...

Conversations avec Gabi, Lily, et Jim (le chiri de Gabi), toutes intéressantes... j'aime beaucoup leurs caractères à tous les trois (le chiri de Lily, je n'ai pas parlé avec lui, il est timide !)... Ca s'est super bien passé, et comme d'hab, mon angoisse était inutile, m'enfin si on avait pouvoir sur ces choses-là, ça se saurait !

Je suis actuellement en train de récupérer les photos, j'en mettrais une ce soir si j'ai le temps, sinon ce sera pour demain soir ! Elles sont toutes réussies (sauf une où je commence à sourire, ça me fait une tête ! Enfin y'a eu pire comme photo de moi, je ne me plains pas !). Ah, j'ai récupéré celle que je voulais, je vais pouvoir la mettre alors... parfait ! Devinez qui est qui... si toutefois il y a besoin de deviner !

Bref, c'était l'après-midi rêvée, avec le beau temps en prime et les arbres vert printemps, des conversations sérieuses ou non, des sourires en veux-tu en voilà... vraiment bien aimé. C'est passé super vite, c'est sûr, mais bon, y'en aura d'autres, j'espère bien ! Merci les filles, et merci messieurs pour ce moment passé en votre compagnie, c'était fort agréable, et j'espère renouveler bientôt !




Pour enchaîner sur le côté "drôle" ironique de la journée... j'ai appris après avoir raccompagné Gabi et Jim à leur train avec Lily et son Chiri qu'il n'y avait pas de train pour moi avant une heure. Les annonces m'ont baladée dans Gare de Lyon pendant une demi-heure, et finalement j'ai eu mon train sur le quai habituel. Que d'agitation pour si peu ! Vive la communication de la SNCF...
J'ai eu mon train, donc. Avant ça, je me suis aperçue que j'avais des chocolats qui avaient fondu dans mon sac... oh joie, j'ai donc récupéré ça comme je le pouvais... enfin, quand je suis rentrée chez moi, j'ai vu que mes ballerines avaient déteint sur mes pieds... Youpi ! Heureusement que demain, je porte mes Docs...

Et enfin, le comble de la soirée. Ce n'est pas comme si je n'étais pas au courant, mais j'espérais que ça n'allait pas se faire... Le dernier concert de Kaelys a eu lieu samedi soir. J'ai eu la chance d'y assister, heureusement. Je suis on ne peut plus malheureuse (ça m'a fait pleurer, cette séparation...), j'avais appris à apprécier la musique qu'ils faisaient, j'aimais l'ambiance de leurs concerts, où le public pas trop nombreux permettait d'être proche de la scène. C'est pire qu'un euphémisme de dire que je me fous complètement de cette séparation. Ca me déchire le coeur, à un point dont je ne me serais pas doutée. Peut-être parce qu'au travers d'eux, je me réalisais en tant qu'artiste. Je ne sais pas, je n'en sais rien, toujours est-il que j'ai le coeur en marmelade ce soir, et que je suis d'humeur mélancolique. C'est grâce à ce groupe que j'ai découvert mon Chiri sous un autre angle (je précise pour ceux qui n'étaient pas au courant, Chiri était leur batteur), un fameux soir fin février 2006. Avec sa fin, ce sont des souvenirs jusqu'ici uniquement positifs qui prennent un tour cruellement nostalgique.
Enfin bref, ce qui est fait est fait, je vous invite quand même une dernière fois à aller voir sur leurs sites, dans ma colonne. Et en leur hommage, voici une de leurs chansons, une de mes préférées, en live, de ce fameux concert auquel j'ai assisté, fin février 2006... C'est Take it and run, par Kaelys, et c'est ici que vous pourrez l'écouter.

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Tites news

TITRE_IMAGE Aller, c'est partie pour du 3615 MyLife, pour piquer une expression à la Mily ! Quoi de neuf depuis mardi ? Eh bien je suis en vacances, Pâques s'est passé, je fais partie d'un chouette site élitiste (merki Blue, encore une fois...), j'ai été à un concert, et demain je vois Gabi et Lily... j'ai un peu la pression, c'est la première fois qu'on se voit toutes les trois, c'est moi la plus jeune, j'espère ne pas les décevoir !

Le concert était celui de Kaelys, dans une chouette petite salle à 5 minutes de chez moi (pour le site du groupe, voir dans ma colonne dans la section "Allez voir ailleurs" !), l'ambiance était bonne, les gens chouettes, comme d'habitude. Et en plus j'ai profité du passage du second groupe (du punk, que j'aimais moyen) pour aller me balader dans la tite ville de la salle, de nuit. J'ai pris une ou deux photos qui rendent pas mal, je suis contente de moi.

Mon frollo a 18 ans aujourd'hui. Ca me fait bizarre, plus de mineur dans notre famille, maintenant. On a fêté ça dignement aujourd'hui, j'ai l'estomac encore blindé de ce midi ! On a super bien mangé, je crois que j'ai mon compte de calories pour toute la semaine là !

Sinon... ce soir, film en famille. Depuis quelques temps, toute ma haine "adolescente" s'évapore, mes rapports familiaux s'améliorent de mois en mois, c'est fou ce que c'est agréable. L'amour, c'est quand même plus épanouissant que la rancoeur ! C'est une des bonnes nouvelles de l'âge adulte, pour moi. Ca ne concerne pas tout le monde, mais mon cas précis, pour cet exemple-là, et je suis bien contente que ça soit dans ce sens et pas dans l'autre !

Bon, demain soir je passerai vous voir, promis, en attendant, vous pouvez toujours vous consoler avec Mansfield Tya, avec Et demain déjà, en bande-son.

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Rock'n roll attitude

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Zazie - Fou de toi

Etre amoureuse ou ne pas l'être.
Telle est la question.
Ne rien lui dire, laisser paraître.
Allons, allons.
Y'a pas de temps à perdre...
Après tout, les garçons n'ont pas le monopole.
De la déclaration.
Je porte aussi bien que lui l'alcool.
Et le pantalon.

Y'a pas de temps à perdre.
Y'a pas de temps à perdre.
Si j'ai ça dans le sang.
Je vais pas perdre mon temps...
Je le dirai comme un homme.
Avec des excès de vitesse.
Avec des mots déplacés comme.
Des mains aux fesses.

J'ai pas de temps à perdre
J'ai pas de temps à perdre.
Si c'est comme ça...

Je m'en vais le crier sur les toits.
Je t'aime.
Même si ce n'est pas sûr que toi.
Tu m'aimes.
Moi je suis fou de toi.
Moi je suis fou de toi.
Mais toi.
Toi tu te fous de moi...

Y'a pas de temps à perdre.
Si je veux te garder.
Il faut que je tisse la corde pour te pendre à mon cou.
Que je pousse le vice.
Jusqu'à ce qu'il tombe à tes genoux.
Y'a pas de temps à perdre.
A moins que.
Il ne te faille un peu de temps…
Ca tombe bien.

Moi j'ai du temps à perdre.
Moi j'ai du temps à perdre.
Si c'est comme ça...

Je m'en vais le crier sur les toits.
Je t'aime.
Même si ce n'est pas sûr que toi.
Tu m'aimes.
Moi je suis fou de toi.
Moi je suis fou de toi.
Pourquoi.
Tu te fous de moi.


Une chanson rock'n roll pour entrer en matière, y'a rien de tel, je trouve ! En plus elle illustre parfaitement un des points de mon propos ici... Ca risque d'être bordélique je vous préviens, ça fourmille sous le crâne, et si je prends du temps à tout organiser je vais oublier la moitié des remarques que je tiens à vous faire.


D'abord : pourquoi rock'n'roll attitude dans cette chanson de Zazie ? Parce que j'adore l'attitude de la femme dans cette chanson :droit au but, sans faire sa mijaurée, "Avec des mots déplacés comme.
Des mains aux fesses.". Je trouve que c'est une attitude très rock'n roll : pas de détours, tu sais ce que tu veux et tu le montres.


Seconde remarque : je suis en train de lire un livre fort intéressant actuellement : La loi du rock, de Claude Chastagner (dépôt légal 1998 et ISBN : 284158 105 5). Je l'ai emprunté à ma bibliothèque universitaire il y a deux semaines. Il parle des débuts du rock, originaire du blues à la base, musique noire d'origine à laquelle des trucs de blancs se sont rajoutés... Pourquoi je vous en parle, parce que ce livre est, à mes yeux, une petite merveille écrite par une personne qui a su parler objectivement du rock...

Un extrait pour le plaisir, mon préféré jusqu'ici, et qui devrait faire bisquer pas mal de fan de rock (et ses dérivés) mais quand on a lu tout ce qui précède, on voit bien que c'est la pure vérité :

"[...] Pour certains, le rock est une musique rebelle, sexuelle, violente, révolutionnaire même, clamant son opposition au statu quo, au conformisme, prônant la libération des corps et des esprits, affirmations qui, suivant les cas, étaient entendues comme une condamnation ou un éloge. Pour d'autres, c'est un produit de consommation de masse, fabriqué en série dans le seul but d'enrichir le capital et d'abêtir les foules. [...] C'est parce qu'il permet à chacun de vivre ses contradictions les plus profondes, les plus secrètes, souvent inconscientes, qu'il séduit. De la révolte à l'intégration, le rock offre un éventail complet de comportements. [...] Dès les années cinquante, le rock & roll est déjà très ambigu dans son rapport à l'ordre social établi et aux valeurs morales en vigueur. Il constitue à la fois une forme de rébellion et un facteur de cohésion, une soupape de sûreté permettant à la jeunesse de trouver sa place plus facilement dans la collectivité. [...]"

Je pourrais vous citer tout le chapitre Les années cinquante tellement il est intéressant... Si vous vous intéressez au rock (ou à ses dérivés) et que vous voulez lire un peu de son histoire, et une analyse sociologique, historique... je vous le recommande, il est parfait. Sans doute que pas mal de vos préjugés à son sujet seront pulvérisés une fois que vous aurez fini de le lire, mais c'est pour votre bien... bon en même temps il ne parle pas du rock d'aujourd'hui mais quand on voit ses racines, j'ai envie de dire à ceux qui parlent du rock "commercial", que ça fait partie du rock... ça fait partie de ses contradictions, de ses richesses, et que sans la commercialisation "première" faite par les blancs, il n'existerait peut-être même pas aujourd'hui. Aussi on peut dire merci la commercialisation pour le rock qu'on a aujourd'hui, après, libre à chacun d'aimer ou pas certains groupes... c'est une question de goût, et non de valeur, dans l'absolu !


Troisième remarque : j'ai lu - survolé devrais-je dire - Rock & Folk aujourd'hui, décidément cette revue est très très bien, je crois que je vais finir par m'y abonner (en m'abonnant aussi à Muze, ça sera parfait comme ça, j'aurais ma dose de culture tous les mois !). Bref, j'ai lu ce magazine formidable aujourd'hui, toujours dans ma bibliothèque universitaire (la bibliothèque est un lieu de savoir ET de culture, si si !), et j'ai lu quelques petites choses qui m'ont fait bondir, donc je vous en parle ici, dans mon cher blog Mabulle !
Est-ce que vous avez déjà entendu parler des Plasticines, des Naast ? Derniers groupes rock de jeunôts (ouais du sang neuf ! Sont plus jeunes que moi eh, je me sens vieille là -_-) qui percent en ce moment. Nota, les Plasticines ne sont que des filles, au nombre de quatre, et les Naast sont uniquement des garçons, au nombre de quatre eux aussi. Les deux groupes se connaissent. Mais là n'est pas mon propos. Bref, apparemment certaines critiques les traitent de bébés rockeurs à cause de leur âge et de l'âge de leur groupe. Et ces critiques se sont fait tailler un sacré costard par les lecteurs qui disaient : "ah bon il faut donc avoir un certain âge pour avoir le droit d'être un rockeur tout court ?". Et franchement... j'ai trouvé qu'ils avaient (les lecteurs) 100% raison. Sous prétexte qu'on a un groupe récent et qu'en plus on est jeune, on a pas le droit au respect mais juste à l'intérêt, et on devrait s'estimer heureux ? Je les trouve très prometteurs, ces deux groupes, même si ce n'est pas le style que j'écoute, je sais reconnaître je crois du "commercial" et del' "original" (j'utilise des guillemets à cause de ce que j'ai dit plus haut !!), et là c'est du bon... Aussi je voulais dire merde aux éventuels "vieux cons" comme certains des lecteurs l'ont si bien dit, le rock c'est aussi un éternel renouvellement, et c'est très bien qu'on puisse compter sur les jeunes générations pour produire du bon son !

Quatrième remarque : là, c'est plus un coup de gueule. Voilà le rock c'est ma musique, c'est mon état d'esprit, c'est mon sang et mon âme, quelque part (même si je n'écoute pas que ça, c'est le genre que je préfère, dirons-nous.), c'est mon bonheur, mon malheur, ma contradiction. Mais pour le look, je sais pas, je n'arrive pas à trouver. La résille, j'aime bien, mais plutôt sur les jambes, avec des bottes et une jupe (ou sinon mini noire et Docs (noires of course) pas lacées, mais je trouve ça pas assez féminin), que sur les mains ou en "tee-shirt". Le noir est ma couleur préférée mais plus je vieillis plus j'apprécie les couleurs (le marron et le vert en ce moment). Mes Docs, je les adore, mais j'aime bien aussi porter des bottes avec des talons aiguilles et pas forcément noires à look "rock", des ballerines... Enfin tout ça pour dire que ces quelques clichés rock (la résille, le noir, les Docs), je les adore, mais je ne retrouve pas tout mon moi dedans. J'ai d'autres tenues, certaines très féminines, qui ne font pas du tout rock. Et ça m'agace quelque part parce que j'aime bien faire savoir que j'écoute du rock (j'en suis fière, du côté un peu "rebelle" et "je m'en foutiste"), mais allez faire comprendre ça en ballerines, taille basse, et ptite veste, le tout de couleur, sans résille (c'était ma tenue d'aujourd'hui)... enfin sans objet qui montre l'appartenance à ce courant musical.
Alors voilà j'ai une double problématique : ça fait chier de devoir être en noir (je grossis le trait exprès, plus simple à expliquer !) pour pouvoir se sentir complice avec d'autres ou se sentir reconnue comme "rockeuse". Et ça fait chier que je ne trouve pas mon compte avec ces quelques éléments... mais en même temps c'est bien. Car j'ai une réputation de caméléon vestimentaire à tenir, et tant pis pour la reconnaissance. Et de toutes façons j'aurais trop peur en regardant un peu ce que la "mode" propose d'un peu rock, de finir comme ces midinettes qui s'habillent en look rock "mode" (en plus certains sont vraiment... euh... no comment !) alors qu'elles n'en écoutent même pas, et n'en saisissent même pas l'esprit.
Au fait : je précise, je parle du look ROCK, et non pas gothique, qui est très féminin, mais même si superbe je trouve, pas du tout mon style...


Alors c'est quoi, la rock'n roll attitude ? Moi je vois ça comme une liberté, sans tabous. Montrer aux autres qu'on peut respecter leur avis mais qu'on ne se laissera pas écraser par leurs critiques. Montrer qu'on peut parler de sexe sans tabou (mais avec pudeur quand même, même si je n'ai pas peur d'appeler une bite ou bite, pour piquer une phrase de l'interview d'Iggy Pop dans le magazine précédemment cité), qu'on a nos idées, notre vision du monde et de la vie, qui sort des sentiers battus .
La rock'n roll attitude pour une fille c'est d'être libérée, même si c'est malheureux d'utiliser ce terme encore aujourd'hui, je crois qu'il est toujours d'actualité, la libération de la femme c'est pas encore tout à fait ça. Donc, la fille rock c'est la nana libéré, une battante avec ses idées, bien dans son corps et dans sa tête (bon comme toujours je fais des généralités, mais c'est pas parce qu'on est pas bien dans son corps et/ou dans sa tête qu'on est pas rock'n roll, j'ai presque envie de dire, "au contraire"... lol), engagée, quelque soit le domaine (politique, vestimentaire, féministe, environnemental,alimentaire...), et énergique (mentalement et/ou physiquement) !
Ce que j'aimerais que la fille rock'n roll soit : 1/Respectueuse des autres... spa toujours gagné à mes yeux, car on (on = les gens qui écoutent du rock) a tellement l'habitude de considérer le rock comme "au-dessus" des autres musiques niveau originalité (là encore ça se discute) que du coup certaines (et certains, mais là je parle de nanas ;)) se croient sans doute au-dessus des autres et se permettent de mépriser. Heureusement, je n'en connais ni n'en fréquente. 2/Avant tout rock dans la tête... dans l'apparence c'est bien, mais c'est un plus, j'en suis convaincue, car je fais partie de ces cas-là. Et je me sens autant rock qu'une nana rock vestimentairement parlant constamment, et pas seulement occasionnellement.


J'arrête là mon monologue, j'espère que certaines choses vous donneront envie de répondre. Tout ce que je demande, c'est que vos réponses soient posées, pas d'agressivité merci, ni coup de sang, mon but c'est de vous faire réagir, pas de provoquer des disputes, donc même si votre sang bout, soyez diplomates... J'ai balancé pas mal de généralités, c'est fait exprès, c'est pour faire simple, je ne connais que trop bien le domaine des exceptions (la langue française, rien qu'elle, en est un bel exemple). Bon aller, je vous laisse la parole, à vos claviers, soyez sincères, car c'est un sujet qui me tient vraiment beaucoup à coeur !

Edit le 8 avril 19h15 : Grâce au forum j'ai trouvé un moyen pour que vous puissiez stopper la musique. Cependant elle continue de démarrer seule, à vous de cliquer sur "pause" ;) ! Ici, c'est Zazie - Fou de toi.


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Vendredi, j'ai voyagé en Afrique


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C'était époustouflant... A treize heures quinze, un musicien est entré dans l'amphithéâtre audiovisuel, et s'est mis à jouer sur son instrument (l'homme au centre de la photo). Il a commencé doucement, simplement, et plus ça allait, plus il accélérait et compliquait les choses... il finit, on applaudit. Puis on entend des chants en dehors de l'amphi, avec des percus... il tend l'oreille, fait le clown avec des mimiques l'air de dire "c'est quoi ça ?"... puis trois hommes entrent (les trois autres sur la photos). Les voilà tous au complet, dans leurs costumes traditionnels.
Dehors, il fait gris, il fait froid. Et eux quatre, avec leurs voix, leurs sourires, leur complicité, leur musique... ils ont amené le soleil avec eux.

C'est magique. Je ne saurais expliquer autrement l'ambiance de ce concert. Un homme à la fois clown, souriant, et sérieux, qui nous explique d'où il vient (Côte d'Ivoire centrale), qu'il n'est pas de la même tribu que ses trois amis, mais qu'ils ont décidé de faire de la musique ensemble. Nous avions la chance d'avoir dans le public pas mal de gens de notre filière, du coup lorsqu'il nous demandait notre participation, nous entraînions assez facilement les autres.

Pendant presque 2 heures, un puissant soleil a rayonné dans un petit coin de notre fac, dans un amphi obscur, éclairé par seulement quelques spots... Quatre sourires étincelants et contagieux, qui vous emmènent en voyage très très loin, en Afrique. Nous avons frappé dans nos mains, le rythme dans la peau. Nous avons chanté, la paix entre frères... ça m'a fait mal car ça m'a fait du bien... ça m'a fait mal car beaucoup étaient envoûtés sur le coup mais qu'à côté ils ne font rien pour que cette paix existe. Ca m'a fait du bien car je vois dans ce genre de cas que je ne suis pas la seule à penser, espérer qu'une paix universelle soit possible...

J'ai voyagé en Afrique. Voilà qu'en l'espace d'une semaine, deux personnes m'ont donné une envie démangeante d'aller voir ailleurs, observer d'autres façons de vivre et d'aborder la vie... si j'avais le pouvoir de me rapetisser pour voyager dans la poche d'un être humain, je passerai ma vie à voyager. Malheureusement je suis un être humain, et moi les voyages, même très organisés, en pays étranger, ça m'inquiète toujours. Je ne ferai jamais de voyage en solitaire, avec pour seul compagnon de voyage un sac à dos...

En fond sonore, si seulement ça marche, Keziah Jones, So Much Troubles In The World... J'adore cette chanson, je la trouve totalement planante, et ça me donne envie de me déhancher langoureusement dessus... et vous ? (Et puis ça a un rapport avec ce que je disais ci-dessus : rêve de paix, mais "so much troubles in the world"...)

Edit 18h20 : on entend bien la musique mais on ne peut pas l'arrêter... ça tourne. Désolée si ça vous casse les oreilles au bout d'un moment ! Pourtant j'ai installé Quicktime sur mon PC, mais Firefox le voit pas... si quelqu'un peut m'aider ? :'( (edit du 3 avril, 18h50 : je l'ai supprimé jusqu'à ce que je trouve solution au problème...)

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