Chez Panthere

Ecriture et enfant




Le temps file à toute allure. Comme toujours. Chaque fois, cela me fait penser à ce sable dans les forêts de Fontainebleau. A vouloir en garder une poignée en main, il finit toujours par vous glisser entre les doigts.

Je vois tous ces gens autour de moi qui changent, grandissent, mûrissent, font des projets... moi-même, j'avance, bon gré ou mal gré. Parfois, j'aimerais pouvoir mettre la vidéo sur pause et profiter des bons moments, plutôt que de les voir filer sans pouvoir rien faire pour les retenir, à part les faire revivre dans ma mémoire.

Un peu nostalgique tout ça, pourtant, il s'en est passé de bonnes choses depuis toutes ces années qui défilent !


Ce qui m'amène ici aujourd'hui, c'est une conversation que j'ai eue avec une amie. Si je ne puis l'appeler amie, au moins puis-je dire d'elle que c'est la compagne d'un ami. Nous avons parlé de bien des choses, mais notamment d'écriture, et d'enfants...


J'ai toujours dans un coin de ma tête ce vieux rêve (quand ça fait plus de quatorze ans qu'il y traîne, on peut commencer à considérer qu'il prend un peu la poussière, pas vrai ?) d'un jour, réussir à écrire un livre. Plus jeune, je n'avais pas de doutes, ce serait forcément une fiction, fantastique ou fantasy, les domaines que je connais le mieux et qui m'intéressent le plus. Maintenant, avec tout ce que j'ai lu, tout ce que j'ai vécu (écoutez la vieille de soixante-dix ans !), j'ai paradoxalement l'impression de ne rien savoir, de ne plus savoir comment conter, enchanter les yeux et l'imagination d'autrui. J'ai su garder mes yeux d'enfant, mais j'ai grand mal à les communiquer à quelqu'un d'autre.

Plein d'histoires, de "si" continuent d'enchanter ma tête. Je ne sais plus leur donner corps, ou bien je suis devenue trop dure avec moi-même, et estime que ça ne vaut pas le coup d'en sortir. Enfin, je suppose que tant que le petit bout qui y habite continue de vivre, il gardera intact l'espoir d'arriver un jour à écrire quelque chose qui émerveillera d'autres que lui !


Ce qui m'amène au deuxième sujet : faut-il attendre le départ ou le décès de cet enfant intérieur pour avoir envie de perpétrer sa lignée ? Dans ma toute première révolte d'adolescente, je me suis jurée de ne jamais avoir d'enfant. Le double de mon âge à l'époque plus tard, c'est toujours d'actualité. Je ne dirais pas que c'est plus difficile. L'horloge biologique dont m'a parlé cette amie hier soir, je ne l'ai jamais entendue sonner. Je vois juste autour de moi une nouvelle génération fleurir peu à peu. Et je n'ai pas envie d'y contribuer, ni d'y apporter ma pierre. Je transmets avec joie ce que je sais, mais je n'ai pas envie de signer un temps plein, si vous me permettez cette métaphore.

Peu de gens comprennent cette absence de désir d'enfant. A vrai dire je me revois quelques années en arrière en discuter avec Gabi, une blogueuse plus âgée que moi, qui elle non plus ne voulait pas d'enfants. Elle avait 28 ans à l'époque, mon âge aujourd'hui. Je me demande si elle a continué à cheminer sur cette voie, ou bien si elle a changé d'avis. Je l'ai perdue de vue, mais dans ces jours où je m'interroge, j'aimerais qu'elle soit là pour me dire ce qu'elle devient, si elle est toujours celle que j'ai connue, et dans quelle mesure elle a changé.


Je ne cesse d'entendre cette vérité quasiment biblique "tu verras, quand ce sera ton enfant, ce sera différent, tu auras une patiente d'ange" et autres grandes phrases toutes faites. Peut-être vraies, allez savoir ? Mais je n'ai pas envie de vérifier. Un enfant, ce n'est pas un jeu vidéo, une fois que tu t'es engagé dans cette voie-là, difficile de revenir à la dernière sauvegarde !

Je ne suis que trop consciente de la réalité matérielle et affective qu'un enfant débarque avec lui. Je n'arrive pas à voir les paillettes devant, les émerveillements des parents. Je suis toujours heureuse de voir les enfants dont je suis proche grandir et progresser, voire de m'investir dans certains de ces changements. Mais avoir la charge, la responsabilité, d'un être plus petit que moi et dépendant de moi ? Ça me paraît trop compliqué, trop chronophage. Je n'ai pas le temps, l'envie, le courage, la santé !
Je ne me conçois pas autrement que comme "bonne maman". Si ça ne me paraît pas envisageable, si je considère que jamais je ne pourrai apporter à cet enfant l'attention, l'affection, la disponibilité et la protection dont il a besoin, je ne veux pas en faire. J'ai beaucoup de projets pour ma personne, et je ne compte pas faire quoi que ce soit avant qu'ils soient réalisés. Les réaliser au détriment d'un enfant ? Très peu pour moi.

Je ne veux pas ressembler à ma mère (sur certains points). Je ne veux pas marquer l'esprit, le cœur de mon potentiel enfant de blessures irréversibles avec lesquelles il aura à composer toute sa vie.


Bref. J'ai tout un tas de raisons, bonnes ou mauvaises, pour ne pas faire d'enfants. Je peux toujours changer d'avis. Je me fiche de la pression sociale qu'on me met sur le dos, ce que les gens peuvent bien en penser. C'est mon droit le plus strict, mon corps, ma décision. Malgré tout, je trouve encore beaucoup de personnes qui se permettent de juger alors que cela ne les concerne pas. Merci à ceux et à celles à qui j'en ai déjà parlé et qui ne m'ont pas regardée avec horreur, comme si j'étais un monstre. Concernant les personnes de la première catégorie, je vous rassure, ce n'est pas parce que je ne veux pas d'enfants que je ne suis pas capable de jouer ou de m'amuser avec vos enfants, ni qu'ils soient en danger.


Faire ce que la société attend de moi ? Et puis quoi encore ? :D

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Coeur en montagnes russes




Le temps passe. Les jours se ressemblent, trompeusement. Et un beau jour, tout s'enchaîne. Des cascades de bouleversements, dans votre vie, dans celle des autres. Vous vous dites, qu'est-ce qui prend la Vie, tout à coup, de balancer tout ça en si peu de temps ?

Que de bonnes nouvelles ! Tout revoir, des convictions qui s'ébranlent, beaucoup de joies, et beaucoup de questions. Comment s'adapter au changement, même positif ? Comment résister à cet instinct de conservation qui vous souffle à l'oreille : c'était mieux avant, pourquoi ne pas continuer tel que c'était ?

Oui mais ! Impossible de faire marche arrière, dans la plupart des cas...

Alors laisser les émotions tailler leur chemin dans toutes ces montagnes russes. Croiser les doigts pour que tout aille bien, comme ça avait commencé (c'est le cas jusqu'ici !). Ne pas chercher à retenir ce qui nous traverse, que ce soit beau ou honteux.

Et avancer, avancer coûte que coûte. Préparer et réaliser un projet, petit à petit. Danser, courir, se reposer, rire aux éclats et pleurer à chaudes larmes.
La Vie est ainsi faite. Prendre ce qui vient à bras le cœur, et ne jamais se renfermer même quand l'expérience est douloureuse. Se relever, et recommencer à marcher.


Et alors, dans de brefs moments, ça vous tombe dessus. Cette espèce de bonheur tranquille, béat diraient certains aigris, qui repousse toute question et ne laisse plus que le moment présent à savourer.



Ces dernières semaines, plusieurs projets se démènent dans ma tête. J'aime à les gérer de front, avec peu de moyens et peu de temps. Ça mobilise toute mon énergie, tous mes rêves, et demande un sacré mental. Le genre de défis qui me fait vibrer et me sentir plus vivante. J'aimerais avoir ce genre de projets plus souvent !

Ça me fait oublier la peur. De changer, d'oublier, de vieillir, de mourir, et tous ces petits ou gros parasites qui empêchent les brefs moments de vous tomber dessus.

So beautiful ! Même si elles ne viendront jamais là (ah, si, peut-être l'une des deux, connaissant l'histoire de ce blog), merci mille fois, maman et ma belle Nann. Pour cette merveilleuse journée, déjà presque une semaine, que le temps passe vite.

Cette note est un hommage à ces heures magiques. Je ne veux pas oublier, jamais, le moindre détail, la moindre seconde, et faire entrer ces beaux moments dans la légende. Ma légende.

Merci.

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Rêverie




Oh... Deuxième jour de beau temps en l'espace d'une semaine. Cette satanée grisaille commencerait-elle à passer, et n'être qu'un mauvais souvenir ?

Chaque année je me fais avoir ! Le matin, partir bien emmitouflée, et le soir revenir avec trois couches de moins car dix degrés ont pris le chemin de l'été ! Le printemps, ou ne jamais savoir comment s'habiller ! Soit on attrape froid, soit on meurt de chaud. Heureux l'équilibriste qui arrive à jongler avec les températures...

L'année dernière, l'été est passé comme un fantôme pour moi, et je compte bien en profiter cette fois-ci !

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Changement de tanière



Le titre est trompeur : mon blog va bien rester ici, c'est ma véritable tanière qui a bougé (enfin, devrais-je dire, plutôt moi qui ai bougé, mais passons...) !

Ça va bientôt faire un mois que je (nous !) suis passée d'un studio à problèmes, à un F2 lumineux, grand, et récent.
J'ai la place pour mettre toutes mes affaires, et même au-delà : j'ai récupéré le piano de mon arrière-grand-mère. Il est vieux, et a bien besoin d'un coup de jeune en plus d'un solide réaccordage, mais je suis très heureuse de l'avoir récupéré. Manque plus qu'un peu de patience avant de pouvoir jouer dessus...

Ma bécane se porte toujours bien, j'ai peu roulé avec elle l'année passée, j'espère pouvoir me rattraper maintenant que j'ai la possibilité de la garer dans un endroit sécurisé tout près de chez moi !


Concernant les nouvelles, je ne sais plus où j'en suis, ce que je vous avais dit... J'ai un nouveau boulot depuis fin septembre, toujours libraire. Ça se passe très bien, mon équipe et ma chef sont tops, j'y suis très heureuse, et mieux payée que chez les Rats, à l'époque.

Avec mon zhom, ça se passe toujours bien, on est ravi d'avoir déménagé et d'avoir plus d'espace qu'avant (une terrasse, rendez-vous compte !) !

Si vous passez par là, ça me ferait plaisir d'avoir de vos nouvelles, surtout si vos blogs ont changé d'hébergeur !

A bientôt !

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Petit bonheur du dimanche matin





Se lever le dimanche matin, la tête enfarinée. Chéri parti bosser, appartement vide et silencieux. Se mettre un peu de musique (la bande originale de Coraline, composée par le même homme qui a fait celle des Choristes. Si vous ne connaissez aucune des deux, à découvrir).
Grelotter, parce que frileuse, et aller piocher un pull à Chéri dans son armoire. Enfouir le nez dedans et s'imprégner des résidus de son parfum, avant de l'enfiler.

Se presser un jus avec des oranges bien mûres, se faire un bon petit thé, et petit déjeuner tranquillement en se disant que ce dimanche commence bien.

Il n'en faut pas plus pour me mettre de bonne humeur. Bon dimanche à tous et à toutes !


(Pour l'anecdote, lundi après-midi après le travail, j'ai essuyé une violente averse entre la sortie de mon boulot et l'arrêt de bus, soit environ deux cents mètres. Trempée, mais dans une totale indifférence pour toute cette eau, car dans le ciel pollué de ma banlieue parisienne, s'étalait un magnifique arc-en-ciel ! D'où cette belle photo, qui est plutôt ressemblante d'ailleurs.)

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Pour une conduite responsable et un partage de la route...




... rendez-vous tous, que vous soyez motard, cycliste, scooteriste, automobiliste, ou même chauffeur de poids-lourd, à Paris le samedi 18 juin pour manifester ! Stop à la tonte, nous ne sommes pas des moutons ! Non au gilet fluo, non au retrait des panneaux de signalisation des radars, pour ne citer qu'eux... Venez nombreux !

Voici comme demandé par Muriel ci-dessus une des photos du shoot que mon chéri m'a fait pour envoyer à Mehdiator pour son prochain spot moto ironique. Je ne lui ai pas envoyé celle-là mais presque. Bucolique n'est-ce pas ? ^^

J'espère que vous allez bien, de mon côté, tout roule !

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Avis aux motards et motardes !!!



Pas besoin d'en dire beaucoup plus. J'aime beaucoup ce que fait cet homme, et j'invite tout motard et toute motarde à lui envoyer sa photo. Le 18 juin, grosse manifestation de prévue pour tous les usagers (automobiliste, motard, piéton, cycliste) pour porter un gros coup de gueule sur les derniers coups de génie du gouvernement concernant la "Sécurité routière" (nous devrions plutôt parler ici de la sécurité des caisses de l'Etat).

A vos appareils photos !!!

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Choix de Vie


merenature


Dans deux mois jour pour jour, je serai sortie de mon chemin de croix. Plus je progresse sur celui-ci, plus le ciel semble s'éclaircir. J'en suis à la moitié de l'épreuve, et si au début je pensais avoir fait le plus facile, avec les jours qui passent je me dis que le plus dur est peut-être en réalité derrière moi.

Mon cerveau fait de fréquentes digressions quand je peux me permettre de le mettre en pilote automatique. Ces derniers temps, je songe à mes futures vacances. Vais-je pouvoir m'en payer ? Si oui, où ? J'aimerais pouvoir passer un peu de temps avec mon homme, mais aussi seule, en face à face avec moi-même. Me retrouver, me ressourcer quelque part, en tête à tête avec la nature, oublier la civilisation, internet, le téléphone, et m'immerger pendant quelques jours dans un lieu tranquille, où seuls les besoins les plus primaires seront assouvis : manger, boire, dormir, lire (comment ça, ce n'est pas un besoin primaire ? ^^).

Ce n'est qu'une idée qui me trotte dans la tête, et qui a pris un peu d'étoffe aujourd'hui. Les paysages sauvages d'un film que j'ai vu aujourd'hui m'ont donné furieusement envie de me munir d'un sac à dos, de bonnes chaussures de marche, de quelques changes et affaires indispensables à la survie, et de me balader au petit bonheur la chance. Ma méfiance naturelle envers l'être humain est toujours présente, mais ma confiance en mes capacités pour l'affronter progresse. Je ne désespère pas un jour de pouvoir aller seule quelque part, où l'hostilité est possible, sans craindre de me faire manger toute crue.

J'ai parfois l'impression que mon chemin de croix est un chemin initiatique. Je me revois il y a quelques années, encore tellement ignorante et innocente. Qu'ai-je gagné, qu'ai-je perdu durant toutes ces années ? Des regrets ? En y réfléchissant, non. Des blessures et des cicatrices ? Certainement. Mais un enrichissement tellement fort qu'il en est presque étourdissant. Je ne perds pas de vue ce philosophe qui disait, peu ou prou : plus j'apprends, moins je sais. Si une chose dans ma personnalité n'a pas changé, c'est ma curiosité. Peut-être moins sélective avec l'âge qui passe, et un peu plus cynique dans ma façon de choisir ce que je souhaite apprendre... Il y a tellement à savoir, tellement à choisir ! Comment une vie humaine peut-elle suffire pour apprendre et comprendre la complexité de la vie ? Notre culture, notre façon de vivre et de voir le monde ?

Mais je m'égare. J'ai envie de me confronter à Mère Nature, savoir ce que je vaux dans mes tripes, ne plus vivre dans le confort de la civilisation pour (re)trouver mon essence, et encore plus de forces, peut-être insoupçonnées, pour avancer dans ma vie, prendre et donner à chacun tout ce que je peux sans faire de mal à qui que ce soit.

Je ne crois pas en Dieu, mais je crois en l'amour, la générosité, la bonté, tout comme la haine, l'égoïsme, et la rancœur. L'homme se fait à sa propre image, et il ne tient qu'à lui de se dessiner comme "dieu d'amour" ou dieu de guerre...

Vous qui passez ici, par hasard ou par choix, quel coin de France me conseillez-vous de découvrir et rencontrer, pour cet été ? (Mon "tourisme" sera plus sauvage que culturel, par choix, je tiens à le préciser, mais je ne suis fermée à aucune suggestion !)

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Panther's dreams...



Quand nous sommes petites, nos parents nous font rêver avec des histoires de princesses, qui tombent sur des princes charmants, avec qui elles sont très heureuses jusqu'à la fin des temps, et ont beaucoup d'enfants.

Quand on grandit, on se rend compte (ou pas), que tout ces merveilleux contes sont un joli morceau joué au pipeau, qui peut transpercer plus d'un cœur, et à multiples reprises.
Malgré tout, on s'accroche, et on tâche de le réaliser, ce rêve de trouver l' "homme-sœur" qui saura réjouir notre cœur, et affronter la tempête avec nous.
Cet homme, je l'ai trouvé.
Cet homme n'a pas cherché à m'entraver, toute sauvage que je sois, et m'aide même à réaliser mes rêves. Pour cet homme, je suis prête à renoncer à une part de ma liberté, pour lui rendre le bonheur qu'il me donne sans compter.

 

Grâce à cet homme, j'ai pu me relever de chutes dont je n'aurai pas dû me sortir indemne. Lui-même a affronté son lot de tempêtes, dont il porte aujourd'hui encore les cicatrices. Contrairement à d'autres, il en a fait une force, et apprécie la vie d'autant plus à travers ses épreuves.


Je ne sais pas si je vous ai parlé d'un de mes rêves les plus chers du moment… j'ai été acceptée dans une formation pour un métier dans l'édition. Il ne tient qu'à moi, pour la faire, de la financer. Pour celle-ci, j'endure, avec les encouragements de mes proches et aimés, un boulot peu gratifiant pour une durée de quatre mois. Si les choses se passent comme je l'espère, j'intégrerai cette école début septembre pour une durée d'une année scolaire lambda. La suite ? Elle n'appartient qu'à ma détermination à trouver employeur qui reconnaisse mes compétences et qualités.

Sans cet homme, qui sait où je serais aujourd'hui ? Grâce à lui, à cause de lui, peu importe, j'ai pris certaines décisions. Très dures à vivre, sur le coup, mais qui vont me permettre de peut-être trouver tellement mieux par la suite. Il me force à donner le meilleur de moi-même, et si parfois la douleur de la remise en question est presque intolérable, elle permet de grandir et d'aller de l'avant.

Je voulais ici faire la fête à cet homme qui ne se rend pas toujours compte d'à quel point il compte pour moi, et à ces rêves qui nous tirent par le bout du nez, avec autant de force qu'on a d'espoir dans le cœur. Ne lâchez pas vos rêves, quels que soient les obstacles. Si vous croyez, au plus profond de vous, qu'ils vous sont dus, alors vous trouverez le moyen de décrocher vos étoiles.

Dixit un félin qui revient de loin…

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Le régime idéal - joke inside -




La recette en quelques ingrédients clefs. Prenez :
- Une jeune femme ex chômeuse
- Un CDD de quatre mois à un poste qui ne lui plaît pas du tout
- Du stress généré par ce poste

Et l'ingrédient essentiel :
- Un microbe, une bactérie, un virus, ou dieu sait quoi non identifié par les médecins à ce jour depuis plus de deux semaines


Et vous vous retrouvez avec trois kilos en moins. Magique !


J'avais imaginé cette perte de poids d'une autre façon... (enfin, plus exactement, un équilibre alimentaire, même pas une perte de poids). Je suis en arrêt pour la semaine, dans un "sale état". Comprendre : plus d'appétit ou rare, doublé de nausées me fichant rarement la paix, après une semaine de traitement pour une gastro, puis une autre semaine sous un antibio, me voilà avec un autre antibio de prescrit, et des analyses poussées en laboratoire. Va-t-on trouver ce que j'ai, ou vais-je devoir attendre de me transformer en squelette ambulant (Je vous rassure, y'a encore de la marge) ? Moyennement rassurée sur le fait qu'on ne sache pas ce que j'ai, mais je prends ce repos pour ce qu'il est : une chance d'aller peut-être un peu mieux la semaine prochaine.

En attendant, faute de mieux, je bouquine, et je mange ce que je peux pour essayer de m'en sortir. Menus du midi et du soir depuis deux semaines (à quelques exceptions près) : riz, yaourt, compote. Le matin ? Un petit bout de pain (Un sixième de baguette environ), de la confiture, et un thé, quand j'arrive à avaler tout ça.

A part ça, le moral va à peu près bien. Je dévore la saga de Goodkind et ne me lasse pas des aventures de Richard et Kahlan. Je vous la recommande vivement si vous ne connaissez pas, de la bonne fantasy, de l'humour juste ce qu'il faut, et une façon d'écrire qui vous emporte sans même comprendre comment ça vous est arrivé ! Mon chéri prend soin de moi, et peu à peu mon avenir s'éclaircit. Tout n'est pas gagné, et beaucoup de batailles doivent être menées, mais j'ose espérer que bientôt, je retrouverai la stabilité professionnelle que j'ai perdu voici plus de six mois.

J'espère que vous allez tous bien, que votre barque n'est pas trop difficile à mener, et que personne ne vous bloque la route avec de mauvaises intentions !

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Familly dream




Vient un temps où le vent du changement souffle… Pour certaines personnes, c'est progressif, pour d'autres, ça vient d'un coup, presque sans prévenir.

Ainsi, dans notre famille, en moins d'un an de temps, deux enfants sur une famille de trois sont partis voler de leurs propres ailes. Moi en premier, mon premier frère en second. On est parti dans l'ordre "chronologique" par rapport à nos âges, mais ce n'est pas si logique que ça.

Quant au petit dernier, ce ne sont que des raisons purement financières qui le retiennent encore au foyer parental. Je sais que je ne devrais peut-être pas, mais cette situation me trouble, voire même me bouleverse. Non pas que je sois incapable de m'adapter au changement, puisque j'ai déjà vécu trois déménagements, mais le fait de savoir que lorsque je reviendrai chez mes parents dans les prochains mois, et que mes frères n'y seront plus, cela va me faire comme un trou dans le cœur.

Nous sommes une famille très unis. "Comme les cinq doigts de la main" disait ma grand-mère maternelle à l'époque, à ma mère. Voir que trois des doigts sur cinq sont allés vivre ailleurs, cela me fait un petit (un gros, même, sans doute), quelque chose.

Comment conserver les liens fraternels avec la distance qui va s'installer ? Je me pose la question, même si je sais déjà que je ferai tout pour les garder, et les consolider, si possible. Et que va-t-il se passer quand l'un de nous (ou deux, ou les trois) aura des enfants ? Réussirons-nous à nous organiser pour nous voir régulièrement, ou le temps filant aura prise sur nos relations et nous nous éloignerons les uns des autres, presque sans nous en rendre compte ?

Certain(e)s s'étonneront peut-être d'entendre de ma bouche que la famille est sacrée, connaissant bien certaines de mes opinions personnelles sur le sujet. L'âge passant, je m'attache de plus en plus à mes proches, et leur souhaite le meilleur dans tous les aspects de leur vie.


Tout ça pour dire : bon vent petit frère, et ne m' (nous !) oublie pas. Je t'aime !

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A croquer



La vie est à croquer. Qui ne saisit pas ce fruit n'aura pas l'occasion d'en apprécier la saveur.
Pas vraiment un dicton, mais une phrase à laquelle j'ai pu réfléchir ces derniers mois avec assiduité. On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, malheur ou bonheur. Et selon la personne, le coup ou la joie sera plus ou moins bien encaissé ou accueillie.

Pendant quatre mois je me suis retrouvée sans but social. Je précise volontairement le terme "social" car pour moi le côté professionnel et/ou social a une part importante dans ma vie. Certaines femmes s'épanouissent en élevant des enfants, d'autres au travail. Je fais partie de la seconde catégorie, jusqu'à preuve du contraire, et j'avoue que depuis que j'ai recommencé à travailler, même si ce n'est pas dans le domaine que je souhaite, et que ça n'est qu'un CDD, je me sens beaucoup plus motivée le matin en me levant. J'apprends de nouvelles choses et je rencontre de nouvelles personnes. Un vrai bol d'air frais qui m'a fait retrouver une sacrée patate.

Ce boulot a pour but premier de financer une formation qui m'intéresse hautement. Si jamais je n'ai pas la formation, je sais qu'ils renouvellent le CDD et qu'il peut ensuite évoluer en CDI suite à une formation pour le poste au-dessus... pas que ça me botte des masses, mais ce que j'ai appris aujourd'hui m'a vraiment intéressée. Reste à savoir si le prochain poste est plus intéressant dans certains domaines...

Tout ça pour dire que je n'aime pas la recherche d'emploi. Bon, passons les évidences du type "manque de ressources financières", mais surtout pour le fait de n'avoir aucun but au jour le jour (professionnel, j'entends. J'aime m'investir dans mon métier). Mais surtout, ne pas savoir quelle piste va aboutir. Qui, des recruteurs vus en entretiens, va rappeler le premier et dire "je vous prends" ? Ce n'est pas toujours la personne que l'on espère...

Parfois même, on n'espérait plus cette personne. Quand ça va déjà jusqu'à l'entretien. Et quand on daigne vous répondre, quand la réponse est négative. Tout un tas de "si" qui usent et minent le moral, et qui, personnellement, sans le soutien de proches, vous tuent à petit feu.

Je tenais à remercier ici tous ceux et celles qui ont su me prêter une oreille attentive les quatre derniers mois, un soutien moral et/ou physique. Sans vous, je ne m'en serais pas sortie. Espérons que les mois qui viennent seront aussi fructueux que les semaines qui viennent de s'écouler.

J'espère que vous allez bien, et que la vie vous a réservé un lot de surprises agréables dans son ensemble ces derniers temps.

 

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Juste quelques mots

 



 

Je me réveille. Tu es là, à m'observer.       "Tu es craquante quand tu dors", me dis-tu.

Ton sourire me fait fondre, et, les yeux à peine ouverts, mon cœur reçoit son premier rayon de soleil.

C'était il y a plus d'un an, et encore aujourd'hui, il m'arrive de me réveiller sous ton regard attendri.

Un regard, un sourire, tes doigts frôlent ma peau et nos rires comblent le silence.


Tu es toujours là pour moi, pour le meilleur et pour le pire.


Parfois, je me dis que je ne te mérite pas...


Je t'aime !

<3

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White shakiness



Apocalyptica - Not Strong Enough

I’m not strong enough to stay away.
Can't run from you
I just run back to you.
Like a moth I'm drawn into your flame,
Say my name, but it's not the same.
You look in my eyes I’m stripped of my pride.
And my soul surrenders
And you bring my heart to its knees

And it's killin’ me when you're away,
I wanna leave and I wanna stay
I’m so confused, so hard to choose.
Between the pleasure and the pain
And I know it's wrong, and I know it's right.
Even if I try to win the fight,
My heart would overrule my mind
And I’m not strong enough to stay away

I'm not strong enough to stay away
What can I do
I would die without you
In your presence my heart knows no shame
I'm not to blame
Cause you bring my heart to its knees

And it's killin’ me when you're away,
I wanna leave and I wanna stay
I’m so confused,So hard to choose.
Between the pleasure and the pain
And I know it's wrong, and I know it's right.
Even if I try to win the fight,
My heart would overrule my mind
And I’m not strong enough to stay away

There's nothing I can do
My heart is chained to you
And I can't get free
Look what this love did to me

And it's killin’ me when you're away,
I wanna leave and i wanna stay
I’m so confused,So hard to choose.
Between the pleasure and the pain
And I know it's wrong, and I know it's right.
Even if I try to win the fight,
My heart would overrule my mind
And I’m not strong enough to stay away




Le poids des mots
Pèse sur ma langue.
Ils s'éteignent...

En réalité je les imagine,
mais je les tais,
je les tue à petit feu
car un trop violent autodafé
m'assassinerait.

Tu es là, à me regarder
Me battre, me débattre
M'acharner à rester en vie
Cogner dans le vide
Dans ta direction.

Tu ris doucement
Démoniaque
Tu le sais,
Je ne peux te voir.

Je ne fais que te deviner
Je te sens qui m'observe
Me traque, me titille
Pour mieux m'épuiser
Et m'acculer.

Tu es un lent poison.
Tu as tout ton temps,
Il joue pour toi.

Et moi,
Pauvre de moi,
Je me débats.

Tu m'écoutes
Et me ronges
Hantes de mes songes
Les empoisonne de tes mensonges
Avec le temps je t'écoute
Et tu me mènes alors à la banqueroute

Méphistophélique Doute

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Le principe de Peter



Ceci est le petit bijou que j'ai croqué au petit déjeuner. Bon, je vous rassure, je ne l'ai pas mangé au sens propre, mais il a accompagné mes tartines et mon thé (et même au-delà).

Par où commencer ? Par l'idée de base : chaque personne, professionnellement parlant, progresse vers davantage d'incompétence. Comment est-ce possible ? Et est-ce applicable à tout le monde ?
Supposons que vous êtes dans une grande boîte, et que vous commencez tout en bas de l'échelle. Vous excellez à ce que vous faites alors vous prenez de l'échelon. Au bout d'un moment, vous allez aboutir à un poste pour lequel vous n'aurez pas les qualités requises. A ce poste, vous faites mal votre travail, quand vous le faites. Vous avez atteint votre degré d'incompétence.

En gros, dans notre société, il faut réussir à tout prix. Et peu importe les conséquences : il faut toujours gagner plus d'argent, avoir plus de pouvoir. Ce livre nous explique que chacun a ses qualités et ses défauts, et que tout le monde n'est pas doué pour manipuler les chiffres et les hommes, pour la faire simple !
Quelqu'un peut être excellent mécano et très mauvais chef d'entreprise. Quelqu'un peut très bien être bon meneur d'hommes mais mauvais pour gérer un budget. Et j'en passe...

Il y a juste quelque chose qui me gêne profondément dans ce que dit ce brave monsieur, c'est qu'il n'a pas l'air de prendre en compte ces gens qui ont le même poste toute leur vie : caissiers, vendeurs en grande surface, manutentionnaires, ouvriers, et j'en passe des meilleurs... Alors quoi, ces personnes ont atteint leur degré d'incompétence dès le départ, ou bien ce sont juste des circonstances économiques, sociales, autres, qui font qu'elles conserveront la même place toute leur vie ?

Je trouve ce principe effrayant, car il garantit que personne ne peut en réchapper, c'est un des basiques de notre société actuelle. Il développe plusieurs chapitres, dont un sur une technique pour échapper à ce "dernier poste", et un autre sur les différentes façons d'être à ce poste sans avoir à trop en souffrir.

Il consacre également tout un chapitre aux :
- symptômes physiques (diverses maladies comme ulcères, diarrhée, anorexie, boulimie et obésité, allergies, hypotension, fatigue chronique, migraines, nausées, vertiges, dermatite nerveuse, etc...)
- aux symptômes comportementaux (papyrophobie (intolérance totale pour les papiers et livres trainant à vue), papyromanie (papiers et livres trainant partout dans un foutoir incommensurable), appitoyement sur soi-même, rigor mortis (intérêt démesurés pour les organigrammes, cartes, tableaux, en vouloir tout suivre tel qu'écrit sur ceux-ci au détriment de l'humain ou de la logique), syndrôme du flottement (incapacité totale à prendre une décision et volonté de refiler le bébé à quelqu'un d'autre à n'importe quel prix), inertie rigolatoire (mon ex-chef en est l'exemple typique : blagues désastreuses auxquelles il est le seul à rire, toujours du temps de gagné pour ne pas faire son travail...), tics et manies bizarres (ex : les sifflotements insupportables de mon ex-chef quand il est dans les rayons. Ceux-ci ne se manifestent que lorsqu'il est de bonne et/ou se sent en force par rapport à ses ennemis)...)

Il creuse le sujet en s'étendant sur le comportement humain en général, l'école, la vie privée...

Un petit extrait pour conclure :

"Un de mes amis voyageait dans un pays où la vente de l'alcool est un monopole du gouvernement. Avant de rentrer chez lui, il se rendit dans un magasin conventionné et demanda :
"Quelle quantité d'alcool ai-je le droit d'emporter ?
- Il faudra que vous le demandiez aux douaniers, à la frontière.
- Mais je veux le savoir maintenant, afin de pouvoir acheter la quantité d'alcool autorisée et éviter d'en avoir trop, ce qui me serait confisqué !
- C'est un règlement douanier, répliqua l'employé. Cela ne nous regarde pas.
- Mais vous devez bien connaître ce règlement !
- Oui, bien sûr, mais nous ne sommes pas la douane et je n'ai pas le droit de vous renseigner.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous entendre dire : "Nous ne pouvons vous donner ce renseignement ?" L'employé connaît la solution de votre problème, vous savez qu'il la connaît, mais, pour une raison inconnue, il refuse de vous la donner.
[...]
C'est généralement parmi les sous-fifres sans pouvoir discrétionnaire que l'on constate un souci obsessionnel du formulaire correct, que ces papiers soient utiles ou non. Il n'y a jamais de cas d'espèce, et aucune dérogation à la routine n'est permise.
J'ai nommé ce comportement automatisme professionnel. Pour cet automate, il est évident que les moyens sont plus importants que les fins ; la paperasserie est beaucoup plus importante que le dessein pour lequel elle a été instituée. Ce fonctionnaire ne considère pas qu'il est au service du public, mais au contraire que le public est une matière première servant à apporter son tribut à l'immuable fonctionnariat, à la routine, à la hiérarchie, aux paperasses !
L'automate professionnel paraît incompétent aux yeux de ses clients ou de ses victimes. La question se pose alors : "Pourquoi tant d'automates professionnels arrivent-ils à être promus ? Et l'automate professionnel échappe-t-il au principe de Peter ?"
A ces deux questions, je répondrai par une troisième : "Qui définit la compétence ?"
La compétence d'un employé est déterminée non par le public mais par son supérieur dans la hiérarchie. Si ledit supérieur se trouve encore à un niveau de compétence, il jugera ses subordonnés en termes de travail utile, par exemple la fourniture de produits médicaux, d'information, la production de saucisses ou de pieds de table, en un mot son rendement. Il se fonde donc sur la production. Mais si le supérieur a atteint un niveau d'incompétence, il se fiera sans doute à des valeurs abstraites pour juger ses employés, estimera compétent celui qui observe les règlements, les rites, les formes du statu quo. La ponctualité, la propreté, le respect des chefs et de la paperasse seront considérés.
"Rockman est honnête."
"Lubrik fait bien marcher son service."
"Rutter est méthodique."
"Miss Trudgen est travailleuse assidue."
"Mrs. Friendly s'entend bien avec ses collègues."
Dans ces cas-là, la bonne marche du service prime le service lui-même et sa production [...].
Si l'employé du magasin conventionné avait promptement expliqué le règlement douanier, le voyageur l'aurait trouvé courtois. Mais son supérieur l'aurait blâmé pour avoir enfreint le règlement.

[...] la compétence d'un employé est déterminée non par des obserateurs comme vous et moi, mais par l'employeur ou, de plus en plus souvent aujourd'hui, par d'autres employés d'un rang plus élevé. A leurs yeux, le potentiel de commandement équivaut à de l'insubordination, et l'insubordination est de l'incompétence.
Ceux qui savent obéir ne peuvent pas savoir commander. Il est évident que l'employé docile et obéissant sera promu, plus d'une fois, mais cela n'en fera pas un bon chef. La plupart des hiérarchies sont tellement accablées de règlements et de traditions, ligotées aussi par les lois, que les employés les plus importants eux-mêmes, les cadres supérieurs, n'ont pas à commander ni à diriger en ouvrant des voies. Ils se contentent de se plier aux précédents, obéissent aux règlements, et marchent en tête de la foule. Ces cadres-là ne "dirigent" que si l'on estime que la figure de proue "dirige" le navire."



Avec ça, on comprend mieux le côté exaspérant de toute administration, et pourquoi, souvent, on peste contre un chef (direct ou indirect) plus ou moins incompétent !

Je vous invite à le lire, il est n'est pas bien épais (174 pages), et plutôt instructif avec une certaine dose d'humour.


Bonne lecture !

 

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